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Afat : «Pourquoi seules les AGV pourraient-elles vendre des voyages ?»

« de nombreuses contraintes anciennes méritent d'être modifiées »


Rédigé par Michèle SANI - redaction@tourmag.com le Mercredi 27 Février 2008

Le réseau AFAT organisait ce mardi soir à Lyon une soirée-débat sur le thème « Pourquoi seules les agences de voyages pourraient-elles vendre des voyages » ? Pour y répondre, à la tribune, Nicolas Faure, président aux affaires européennes et internationales du Snav et vice-président senior Council American Express – Global Travel Service.



Nicolas Faure : « La Commission Européenne a réglementé la vente des voyages à forfait et pas la profession d'agent d'agent de voyages. La Directive oblige essentiellement le remboursement des acomptes et le rapatriement des voyageurs »
Nicolas Faure : « La Commission Européenne a réglementé la vente des voyages à forfait et pas la profession d'agent d'agent de voyages. La Directive oblige essentiellement le remboursement des acomptes et le rapatriement des voyageurs »
Pour fêter les vingt ans d'AFAT, Jean-Pierre Mas va organiser tout au long de l'année, une série de réunions-débats. Les adhérents du réseau s'y retrouveront autour d'un thème de réflexion. Hier soir, ils étaient près de 70, à avoir fait le voyage à Lyon depuis toute la France.

Y a-t-il du sens à garder la réglementation des agences de voyages ? « Vouloir à tout prix protéger notre métier serait avoir une attitude de dinosaure ! ». C'était l'avis de Jean-Pierre Mas.

Pour alimenter le débat d'hier, le président d'AFAT souhaitait reprendre, après un temps de réflexion, la petite phrase relevée dans un récent discours de la Ministre de l'Economie et des Finances et de l'utiliser pour en faire, sinon un sujet polémique, du moins un sujet bien dans l'air du temps.

« Le but est d'échanger et de recevoir des informations dans un format nouveau de réunion sur des thèmes qui dépassent la seule vie de notre réseau qui, au demeurant, se porte bien » a précisé Jean-Pierre Mas.

Hier les meilleures agences du réseau s'étaient retrouvées, celles qui réalisent le meilleur chiffre d'affaires et créent de la richesse. Il y avait aussi quelques fournisseurs « majors » au rang desquels Air France, la SNCF, British Airways et les représentants des tour-opérateurs Premium.

La réglementation de la profession de voyages peut-elle être revue et corrigée ? Ce sujet ne semble plus tabou. A lire sur TourMaG.com les réactions (LIRE) qui avaient suivi les paroles de Madame Lagarde, les avis sont même très partagés.

« Les débats sont très contradictoires. Il n'y a pas unanimité, c'est le moins qu'on puisse dire. De nombreuses contraintes anciennes mériteraient d'être modifiées » reconnaît Nicolas Faure qui représente le SNAV au sein de la Fédération des agences de voyages européennes (ECTAA).

Licence ou pas licence ? On est loin d'une harmonisation européenne

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Il ajoute : « La Commission Européenne a réglementé la vente des voyages à forfait et pas la profession d'agent d'agent de voyages. La Directive oblige essentiellement le remboursement des acomptes et le rapatriement des voyageurs ».

Oui mais le désormais très sollicité « package dynamique » commercialisé en ligne échappe à toute réglementation européenne du forfait. Comprendre : le consommateur n'est pas du tout protégé. Le sait-il ?

Un autre sujet récurrent fut abordé : la responsabilité qui, en France, est sans limite. Ailleurs, en Europe, cela diffère en fonction des pays. Ainsi, en Espagne, le tour-opérateur et le distributeur se partagent la responsabilité. Au Royaume-Uni, en Allemagne, en Suède, c'est le seul TO qui est responsable du bon déroulement du voyage.

Licence ou pas licence ? Voilà bien une autre "tarte à la crème". L'Autriche, la Belgique, l'Espagne, la Finlande, la France, la Grèce, l'Irlande, l'Italie, le Portugal et l'Europe Centrale exercent la profession d'agent de voyages avec une licence.

En revanche les Pays Scandinaves, le Royaume-Uni, l'Allemagne n'en ont pas et ne s'en portent, apparemment pas plus mal. Une simple déclaration d'activité suffit. Dans tous les pays de l'UE, il faut une garantie financière pour la vente des forfaits.

On le voit, la réglementation de la profession et sa déréglementation ne sont pas une mince affaire. On est loin d'une harmonisation européenne. Les sujets sont multiples. Il paraît qu'on y travaille, à Bruxelles et au ministère. Ce sera long, dit-on... On s'en doutait !

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1.Posté par CB le 27/02/2008 09:57 | Alerter
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Arrêter toutes ces inepsies !!! M. FAURE devrait prendre la retraite .... nous n'avons pas besoin de ce genre de personnage bien assis sur ses profits , faisant partie d'un réseau ...... pire que la grande distribution..... Il faudrait mieux s'investir pour arrêter la délivrance de ces habilitations tourismes au niveau des associations, autocaristes ........ car en tant que responsable d'une agence de voyages .... je ne m'hasarderai pas à faire le travail d'un autocariste que celui-ci assume le transport des personnes comme il lui a été demandé dans la délivrance de son diplôme ..... !!!! à ce moment-là il n'y a plus de diplômes pour toutes les catégories de professeurs !!! Bonjour l'anarchie !!!!!

2.Posté par CB le 27/02/2008 09:58 | Alerter
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merci de lire dans mon commentaire professionnels et non professeurs .....

3.Posté par Gérard Lespinglet le 27/02/2008 10:52 | Alerter
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L'article souligne avec justesse que bon nombre de pays européens n'exigent pas de license et ne s'en portent pas plus mal (voir même s'en portent mieux). Je ne comprend pas qu'avec internet on en finisse pas avec ces archaïsmes ! Et surtout, il serait temps que ce ne soit plus les agences de voyages qui définissent les règles du jeu en verrouillant un maximum le métier... Je ne parle même pas des commissions préfectorales chargées d'étudier l'octroi des license 3 ou 4 fois par an !!!!!!! Comment dans un pays comme la France on puisse en être encore là ! Ce qui m'attriste le plus, mais c'est le lot de tous les professionnels qui tentent de verrouiller leur activité, c'est que les agences de voyages françaises sont les premières victimes de ce verrouillage qu'elles imposent elles-mêmes à leur activité ! Elles ne vendront bientôt plus un seul vol sec et il est probable que le nombre de leurs forfaits soit mangé petit à petit à petit par les sites des compagnies aériennes proposant finalement tout ce dont on a besoin : voiture, hôtel, etc.... Sans compter que dans les pays de destination, un nombre grandissant de sites internet permettent la résa en ligne de toutes les prestations terrestres... ET contrairement à ce que voudraient nous faire croire les agences françaises, il n'y a pas plus de mécontents avec ces nouveaux systèmes.

Mais tout n'est pas perdu pour les agences de voyages hexagonales. Les personnes du 3ème âge et du 4ème âge ainsi que les invalides de guerre n'ont pas forcément internet ! Mais quand le Deadly Boom va survenir ça va faire mal (les agences de voyages françaises ont dû perdre 50% de leur clientèle lors de la grosse canicule d'il y a 3 ou 4 ans....).

Allez, il serait temps, pour relancer la machine qu'on dise enfin que n'importe qui peut vendre des voyages sans license ni garantie financière mais avec un diplôme de tourisme et une assurance responsabilité civile. Ca créera de nouveaux produits, ça fera de l'émulation et ça sauvera le métier. Et si y'a des clients qui se font baiser, il choisiront mieux leur agence la prochaine fois ! C'est comme pour un hôtel ou un restau ! On demande conseil aux amis pour savoir où aller et les meilleures agences n'en auront que plus de succès.

4.Posté par Pierre le 27/02/2008 12:16 | Alerter
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Avant de vouloir réformer le statut des AGV, il y a d'autres choses nettement plus importantes à faire ... comme réformer le statut (et les salaires ...) des agents de voyages ... mais bon faut bien que ces grands patrons du tourisme servent à autre chose qu' à manger des petits fours en se tappant mutuellement dans le dos dans tous les salons de France et de Navarre ... les discours après tout n'engagent que ceux qui y croient ...

Ps : au fait, après de (trés) nombreuses années de service, je quitte la profession ... OUFFFFF !!!!! (un de plus ...)

5.Posté par David le 27/02/2008 15:11 | Alerter
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Mr Lespinglet à l'air de savoir de quoi il parle! Il a entièrement raison, et je dirais même plus, "il serait temps, pour relancer la "machine" qu'on dise enfin que n'importe qui peut vendre des voyages sans license ni garantie financière" et sans diplôme de tourisme et sans assurance responsabilité civile, ni d'assurance du tout, d'ailleurs sans unité commerciale virtuelle ou physique, sans catalogue de correspondance ou autre, juste un tél. perso et un compte bancaire dans un pays lointain, très lointain..! Vive la dérèglementation offensive, produit fantasmagorique de la droite ultra libérale ou ultra ...... L'actualité n'est-elle à ce point peu probante?? la grande distribution francaise vous dit-elle quelque chose? ....

L'Allemagne, le R-U et autres... parlons-en, vive les monopoles et autres oligopoles. 2-3 gros TO, 2-3 gros réseaux ah, mais c'est vrai, ca donne beaucoup plus de concurrence et plus d'empois. Agents et agences de voyages, fermer la boutique, vous êtes incompétents, internet est là pour tous nous sauver des méchants! mais où seront passés nos emplois, mal payés, certes, mais emplois qd même??? Peut-être avez-vous prévu un déversement dans un autre secteur? internet peut-être?

Petite question: pourquoi renforcons nous les digues et autres plages de l'archipel maldivien par des sacs de sable, ca finira de toute manière par disparaitre, non?

Ps: idée de sujet pour le réseau AFAT : pourquoi n'a t-on jamais pris d'ânes pour faire le travail des chevaux de trait?

6.Posté par Gérard Lespinglet le 27/02/2008 15:52 | Alerter
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David, ma foi quel noir tableau de la situation du tourisme dans ces pays ! Moi je pourrais faire de même ! L'Allemagne, le Royaume-Uni pays où les compagnies charter savent se gérer et travaillent en osmose avec les agences avec de nombreux co-affrètement ! La France : pays où les compagnies charter se sont toutes, une à une cassé la gueule à cause d'une incurie financière et manageriale d'une autre planète ! Il ne reste plus qu'Air Med qui tiennent plus au moins le coup dans notre pays et elle ne tient que grâce à un client : Go voyages... Pourquoi : parce que les agences de voyages françaises pétries de leurs certitudes n'inventent plus rien, ne créent plus rien à part des voyages à pépé !

Alors peut-être qu'en Allemagne ou au Rouyaume Uni y'a pas beaucoup de "gros TO", c'est vrai. Mais les agences indépendantes, créent et prennent des risques. Ceux qui prennent les risques en France on les connait : ce sont toujours les mêmes et ils finissent en prison parce que ce sont des gringos sans foi ni loi qui nous crée des compagnie en 15 jours, plantent les clients et se cassent.

Du coup, les français à la recherche d'un vrai voyage "personnalisé" se le fond de plus en plus eux-même car les agences ne leur propose que des trucs pour gros beauf ou retraités. Et ceux qui persistent alors aller dans l'agence du coin de la rue se retrouvent à passer leurs vacances avec le gagnant du dernier concours TF1/Télé Poche....

J'exagère évidemment, mais à peine. Quand les grandes surfaces ont voulu vendre du pain, les boulangers ont dit quon les assassinait ! Résultat aujourd'hui : 50% des boulangeries ne fabriquent plus leur pain mais se contente de le faire cuire, quelques bons boulanger continuent de vendre du bon bain aux plus exigeants et les grandes surfaces fournissent le reste... Personne n'est mort et je note que beaucoup de boulangers - qui crier au loup contre le pays préfait à cuire - utilisent désormais ce procédé ! Et cet exemple est valable pour toutes les professions règlementées qu'on a assoupli ! Les clients ne sont pas bêtes !!!! Si il veulent du "moins cher", ils vont là où c'est moins cher, avec les risques qualitatifs que ça comporte, ceux qui veulent du personnalisé et de la qualité vont là où on leur vendra ça. Les agences de qualité ne devraient donc pas avoir à s'en faire !

7.Posté par jean louis le 27/02/2008 16:22 | Alerter
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Meme si le débat est contradictoire, au moins a t il le mérite d exister et on voit bien dans vos réactions que les propos de me Lagarde font bouger les clivages et comme l 'exprime bien mr Mas : à force de vouloir se protéger,on s'enferme ...
En premier le snav doit sortir de son role de super flic hyper protectioniste, sinon il va a sa perte..
Puis les pro doivent se mettre d acord entre eux,hors des clivages syndicaux,pour proposer au ministre du tourisme une réforme de la loi de 92, sur ce point seule l 'union peut faire la force..il faut absolument reformuler la responsablité juridique de l agence de voyage par rapport au consomateur ..
Aprés, il faut ouvrir le marché à de nouveaux pros porteurs de renouveau et d' innovation,modifier l obligation legale de licence,et des garanties financieres,et aussi authoriser les ot, les assos de pro du tourisme a vendre du produit france en supprimant le systeme de l 'habilitation ...
Liberté, cest le premier mot de notre constitution,utilisons le en matiere de tourisme!
Tout a fait d accord avec l 'analyse de mr lespinglet,ci dessus,le consomateur est devenu adulte,depuis quelque années il s est éduqué aux pratiques d' achat sur le web,des fois il a eu de bonnes suprises mais aussi des déboires et souvent il reviens vers l 'agence auprés de celle ou il a trouvé bon conseil et satisfaction.
Il n y a pas que le prix du produit et sa marque to qui incitent le consomateur a acheter ,l 'acceuil, le professionalisme restent l 'atout maitre de l agence et le consomateur sait trés bien faire la différence sur ces points entre les agences et il se soucie peu de savoir si le point de vente est adhérent du snav,a bien une licence,ou des fonds de garanties suffisants !!!
Sur la disparitions des agv, je ne partage pas ce point de vue, car meme si il est vrai que 2 ou 3 gros to essayent depuis de nombreuses années d' etouffer le marché et la distrib ,ils n y arrivent pas! ceci est un signe car ces gros to n' arrivent plus a etre rentables en période de marasme et de recéssion économique, leurs charges sont trop lourdes et leurs marges trop faibles,donc il a toujours de la place sur le marché pour les petits to et les agences qualitatives et les nouveaux produits qui restent a inventer..
La profession ne se regenèrera pas sans apport exterieur, alors on retrousse les manches ????????
a suivre...

8.Posté par Sophie le 27/02/2008 18:16 | Alerter
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Licence or not licence. Le problème qui se pose actuellement me fait doucement sourire car jusqu'à présent, qui se souciait réellement de faire respecter la loi ? Quand on a mis toute son énergie et son argent dans une agence de tourisme d'affaires spécialisée dans l'organisation de séminaires et qu'on s'aperçoit que N'IMPORTE QUI (associations, agence d'événements, palais des congrès ou monsieur Toulemonde) propose également des prestations touristiques sans licence, alors, QUI jusqu'à présent s'est soucié de leur faire remarquer qu'ils exerçaient en toute illégalité ? Et QUI jusqu'à présent s'est occupé de protéger les agences licenciées ? C'est bien beau de crier au secours, de faire des conférences sur le sujet, de prévoir de grandes actions vers la presse et les clients (qui s'en foutent bien croyez moi, ça leur passe au dessus de la tête) pour leur parler du métier d'agent de voyage et de ses responsabilités.... Mais dans le cas où la licence reste obligatoire, est-ce que quelqu'un se chargera de mettre les points sur les i ou est-ce que la situation restera la même : n'importe qui pourra continuer à vendre du voyage sans aucun scrupule et sans peur d'être poursuivi ? (D'ailleurs, ils auraient bien tort puisque ça marche ! )
Ce débat qui arrive sur le tapis peut être une chance pour tous. Car que la licence reste obligatoire ou non, il faut en profiter pour recadrer les choses, et si une loi existe, il faut qu'elle soit appliquée. C'est le juste retour des choses pour les petites agences qui se sont endettées et crevées pour créer une entreprise tout simplement par soucis du respect de ses clients et de la loi.
De toutes façon, on a beau se vanter d'être la première destination touristique au monde, les plus beaux et les plus forts, il faudra bien aller au delà des réflexions sur la licence car en matière de tourisme en général, la France a encore bien des progrès à faire à tous niveaux...


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