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Airbnb pourrait-il travailler demain avec les agences de voyages ?

La startup multiplie les contacts avec les professionnels


le Mardi 14 Octobre 2014

Au mois d'août, Airbnb lançait un service dédié aux voyageurs d'affaires. Au mois de septembre, la plateforme qui a fait voyagé deux millions de Français depuis sa création en 2008, signait un partenariat commercial avec un comité d'entreprise. Le spécialiste de la location d'hébergements chez l'habitant multiplierait-il les points de contacts avec les professionnels du tourisme ?



Airbnb, acteur majeur du CtoC, multiplie les partenariats en BtoB.
Airbnb, acteur majeur du CtoC, multiplie les partenariats en BtoB.
En septembre dernier, Airbnb faisait ses premiers pas dans le monde des comités d’entreprises (CE) en signant un partenariat commercial avec ProwebCE.

Le site qui a fait voyager 1 million de Français en 2014 se rapprocherait-il du secteur BtoB ?

« C’est la première fois que nous faisons un tel contrat. Airbnb se démocratise. Il y a une vraie diversification des usages.

Via ce partenariat, nous souhaitons mieux connaître cette cible, les familles, qui réservent de plus en plus sur notre site.

Nous accompagnons les évolutions. Si ce partenariat, qui a valeur d’essai, est concluant, nous pourrons le répliquer »
, commente Nicolas Ferrary, directeur France de la plateforme, qui affiche environ 100 000 références dans l'Hexagone.

Les voyageurs d'affaires : "10 à 20% de notre clientèle"

En août dernier, le spécialiste de la location d'hébergements chez l'habitant avait déjà fait une incursion dans le secteur du voyage d'affaires, avec la création d' une page dédiée.

Via ce service, les réponses prennent en compte les besoins des professionnels : l'accès au Wifi ou la possibilité de réserver immédiatement.

« Les voyageurs d'affaires représentent 10 à 20% de notre clientèle. C’est un axe qui se développe, des grandes entreprises aux professions libérales, poursuit le directeur France. Pour vous donner un exemple, lors du salon de cardiologie à Lyon, nous avons enregistré un pic de réservations. »

C’est pour cela qu’Airbnb a développer un système favorisant la traçabilité des réservations sur le site.

La compagnie a également conclu un partenariat avec le spécialiste américain des logiciels de gestion de notes de frais et d'organisation de voyages d'affaires Concur.

« L’offre d’Airbnb n’a pas été intégrée à Concur mais ils ont créé une API pour la comptabilité. C’est un accord tripartites entre Airbnb, Concur et l’entreprise qui passe par nos services », explique Nicolas Ferrary.

Autre point de contact possible, les GDS ? Quand on lui demande, le jeune directeur France d’Airbnb ne répond pas par la négative. Quant aux GDS, aucun n’a répondu clairement à la question.

« Il y a des rencontres, des discussions avec les GDS mais aussi de nombreux freins à une collaboration.

Nous en avons levé un avec le service de réservation instantanée. Les GDS aiment travailler avec des disponibilités immédiates.

Notre site le permet aujourd’hui : avec l’accord du propriétaire, il est possible de réserver un logement sans attendre de confirmation de sa part.

Notre but est que tout le monde puisse utiliser Airbnb donc il y a un intérêt. Mais pour l’instant, aucun partenariat n’est envisagé. »

Un rapprochement avec les offices de tourisme

Nicolas Ferrary, directeur France d'Airbnb
Nicolas Ferrary, directeur France d'Airbnb
En parallèle de la commercialisation vient la promotion d’un territoire.

Certains offices de tourisme (OT), comme Bordeaux et Chamonix, réfléchissent activement à des pistes de collaboration avec Airbnb, en témoigne d'ailleurs la présence de Nicolas Ferrary aux Rencontres nationales du e-tourisme les 8 et 9 octobre derniers à Pau.

« L’OT ne connaît pas toute l’offre d’hébergements sur son territoire, il y a un manque à gagner par cette méconnaissance du parc. Par exemple sur Abritel, 95% des destinations françaises n’existent pas. Il faut replacer les OT dans ces dispositifs », affirme Nicolas Jabaudon, directeur de Médoc Océan, lors d'un atelier.

En effet, les OT pourraient avoir un vrai rôle à jouer pour informer les prestataires/loueurs, notamment sur les formalités liées à la taxe de séjour. Imaginons aussi un logement Airbnb certifié par l’OT.

Aujourd'hui, cette plateforme a amené à repenser la valorisation d'un espace et à prendre en compte de nouveaux interlocuteurs.

Car les hôtes sont devenus de nouveaux relais.

C'est ce qu'explique Romain Giacalone, consacré meilleur hôte Airbnb : « Le premier contact d’un touriste que j’accueille, c’est moi. Je suis le meilleur vendeur de la destination. D'autant plus que ce type de logement à bas coûts génère souvent plus de dépenses sur le territoire. Les OT auraient tout intérêt à nous faire parvenir les actualités de la destination, des documents d'informations... »

Nicolas Ferrary semble également aller dans ce sens. « Nous pourrions mettre en ligne l’agenda d’un OT et organiser des soirées entre les hôtes Airbnb et les OT » , lance-t-il lors des Rencontres nationales du e-tourisme.

Le but de ces multiples rapprochements ? Satisfaire la demande des clients et ne pas faire comme si ce type d’hébergement, de plus en plus prisé, n’existaient pas.

Une mouvance favorisée par le fait qu’Airbnb sort peu à peu d’un flou juridique. Le site qui propose des offres dans 34 000 villes dans le monde jouit en France d’une législation moins stricte que dans sa ville natale, San Francisco.

En test : la vente d'"expériences locales"

La suite logique serait qu'Airbnb devienne une place de marché pour monétiser son audience.

La compagnie fait actuellement de nombreux tests pour enrichir son offre en vendant de nouvelles activités appelées "expériences locales". On en recenserait déjà 80.

A Paris, par exemple, les hôtes peuvent faire découvrir la destination à travers la visite de boulangeries, des dégustations de vin sur une péniche ou des apéros pétanque-pastis. Ou à San Francisco ( exemple de prestation vendue).

Rien n’empêcherait qu’un jour, elle puisse intégrer : tant un billet d’avion,tant une assurance, tant une location de voiture… comme Blablacar, société créée dans la même veine qu'Airbnb.

Ce n’est qu’une supposition, mais elle suivrait la logique de tous les majors de la vente en ligne.

Airbnb s’attaque à la montagne

Le site qui a fait séjournée 11 millions de personnes dans le monde, travaille de plus en plus sur la saisonnalité de son offre.

« Nous avons un focus sur les Alpes car nous avons de plus en plus de demandes sur des séjours en zones de vacances.

Si à l'origine la demande était concentrée sur les grandes villes, nous observons depuis quelques temps que cela change et nous cherchons à accompagner ce mouvement naturel des voyageurs qui pensent désormais aussi à Airbnb pour leurs séjours à la montagne », nous explique un porte-parole d’Airbnb.

La plateforme prépare au mieux la saison hivernale en proposant une offre d'hébergements « de qualité toujours plus étendue pour accueillir les skieurs ».

Plusieurs axes ont été développés :

- Ils seront le top sponsor des finales de la coupe du monde de ski alpin (fin mars) avec la station de Méribel « ce qui nous permet d'envisager une relation à long terme avec cette station ».

- Ils sponsoriseront une équipe de skieurs professionnels français (le Freeski Project). « Ce partenariat est particulièrement pertinent que ces athlètes se tournent d'eux-mêmes vers Airbnb pour se loger lors de leurs nombreux déplacements », relate la porte parole.

- Ils deviennent partenaires d'un festival de cinéma lié à la montagne (Montagne en Scène).

- Et enfin, des partenariats avec des stations ou leur société de remontées mécaniques seront mis ne place.

« L'objectif étant de parler aux propriétaires de "lits diffus" pour qu'ils louent un maximum et ainsi éviter les "lits froids".

Une stratégie complète qui s’accompagne de la nomination d’un responsable montagne, Alexis Dussillol.
"Nous avons un focus sur les Alpes car nous avons de plus en plus de demandes sur des séjours en zones de vacances."
"Nous avons un focus sur les Alpes car nous avons de plus en plus de demandes sur des séjours en zones de vacances."

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