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Amiens, la foi de la quintessence picarde

Une cathédrale deux fois plus vaste que Notre-Dame-de-Paris !


Rédigé par Jean-François Rust le Mercredi 11 Mars 2015

Baignée par la Somme, la capitale régionale dresse sa fantastique cathédrale gothique au-dessus de quartiers médiévaux et post-modernes. Les hortillonnages, vieille activité maraîchère aux portes de la ville, ajoutent au charme de la cité.



La tour Perret est le premier building en Europe de style américain ! Il est désormais coiffé d’un sablier de verre contemporain, illuminé le soir - DR : J-F.R.
La tour Perret est le premier building en Europe de style américain ! Il est désormais coiffé d’un sablier de verre contemporain, illuminé le soir - DR : J-F.R.
Chaque été, éclairée par des jeux de lumières polychromes d’une précision chirurgicale, la cathédrale d'Amiens s’embrase.

Les trois portails révèlent la finesse des centaines de personnages sculptés. Le public reste bouche-bée.

Cette cathédrale est un « miracle ». Édifiée en un temps record (de 1220 à 1269), elle s’érige au moment où l’art gothique religieux atteint sa quintessence.

Et dans une ville pourtant dévastée par les deux guerres du 20ème s., elle est miraculeusement épargnée.

C’est la cathédrale des superlatifs : 148 m de longueur de nef, 42,40 m de hauteur sous voûte, 24 chapelles, 7 725 m² de surface au sol, soit un volume intérieur de 200 000 m3, deux fois plus vaste que Notre-Dame-de-Paris !

On ne parle même pas du « livre ouvert » que constituent les scènes sculptées sur la façade.

Ni des 110 stalles des chanoines, dans le chœur, en chêne massif ouvragé. Cette dentelle de pierre ne pouvait mériter que son classement au patrimoine mondial de l’Unesco, obtenu en 1981.

Une cathédrale deux fois plus vaste que Notre-Dame-de-Paris

80% du chantier de la cathédrale a été financé par les marchands de waide.

La waide, ou guède, ou pastel, fut la grande fortune de la ville au Moyen Âge.

Travaillée dans les moulins du quartier Saint-Leu, la plante tinctoriale aux nuances de bleu fait le bonheur des drapiers et des teinturiers locaux. Et la prospérité de la ville.

La cathédrale donne ainsi le ton d’une pérégrination urbaine qui livre au visiteur un patrimoine hétéroclite mais riche.

Place au Fil, le beffroi, remanié, témoigne du pouvoir des bourgeois de la ville, après l’obtention d’une charte des libertés communales, en 1117.

Face au square Jules Bocquet, la maison du Sagittaire et sa façade Renaissance illustre l’aisance que pouvait afficher une famille de drapiers.

La rue de la République et son quartier évoquent d’autres générations. Aux 18ème et 19ème s., l’industrie drapière est toujours sur le devant de la scène. La cité s’urbanise avec faste.

Dans un périmètre rapproché, la Préfecture, le grand Musée de Picardie, la bibliothèque, l’Hôtel de Ville (aux deux ailes en retour de façade), l’hôtel des Postes, le Palais de Justice et… le cirque, inspiré par Jules Verne, sont construits.

Au 20ème siècle, de gros nuages se profilent dans le ciel amiénois.

Aux premières loges des conflits, la ville est deux fois dévastée et mettra plus de 40 ans à se reconstruire après 1945. Dans cet élan bâtisseur, l’Art Déco pointe son nez, comme on peut le voir rue Robert de Luzarches.

Quartier Saint-Leu, enfilades de maisons

Ainsi que l’Art Nouveau, illustré par le splendide hôtel Bouctot-Vagniez (aujourd’hui Chambre de Commerce), à donjon et lucarnes.

Mais le symbole de cette reconstruction est la tour Perret. Construite pour reloger les habitants après 1945, elle s’élève fièrement face à la gare, à 104 mètres de haut.

C’est le premier building en Europe de style américain ! Il est désormais coiffé d’un sablier de verre contemporain, illuminé le soir. Comme si ces nécessaires reconstructions avaient donné le goût de l’architecture à Amiens, la ville fait appel aujourd’hui à des « stars » pour accompagner ses projets.

Le Zénith (2008), salle de spectacles contemporaine en forme de soucoupe volante rouge, est signé de l’architecte italien Massimiliano Fuksas. La grande verrière semi-ouverte de la gare (2008) est l’œuvre de Claude Vasconi.

Et le célébrissime Renzo Piano travaille au projet de reconversion de la Citadelle en pôle universitaire.

Il est temps de voir à quoi ressemblait la ville médiévale laborieuse.

A l’arrière de la cathédrale, la rue de Metz-l’Evêque fait la jonction avec le quartier « bas ». Les maisons du petit peuple à pans de bois annoncent l’architecture déployée à Saint-Leu, le long des onze bras de la Somme.

Rue du Hocquet, Blanquetaque, Daveluy, des Granges, des Clairons (probablement la plus typique)…, les enfilades de maisons à deux niveaux, mi-briques, mi-bois, à ras de pavés, bordées de bras d’eau à passerelles, évoquent un petit Amsterdam populaire.

« Art, villes & paysages » dans les hortillonnages

Des îlots rénovés côtoient des anciens entrepôts, des moulins en ruine bordent des bâtiments universitaires.

Une vie de village et estudiantine originale se déploie, avec la Faculté de droit et d’économie et l’Institut supérieur de management.

La mixité sociale semble harmonieuse et l’animation des quais, le soir, rue Belu et place du Don, donne une touche festive à ce quartier attrayant.

Il reste à investiguer un autre « quartier » emblématique : les hortillonnages.

Territoire de 300 hectares entrecoupé de canaux, aux portes de la ville, cultivé du temps des Romains, ce marais façonné par l’homme a traversé les siècles et offre aujourd’hui un paysage unique de parcelles maraîchères accessibles par voie d’eau, à bord de longues barques à cornet.

Chaque année en juin, la fête des hortillonnages revisite le passé. Les hortillons (jardiniers du marais) viennent en barques vendre leurs produits sur les quais de la ville, en costume traditionnel. La découverte des hortillonnages est un classique d’Amiens.

A la promenade traditionnelle en groupe depuis la maison des hortillonnages, boulevard de Beauvillé, on préfère celle au départ du Port à Fumier, à Camon.

On peut y louer un bateau électrique pour circuler de façon autonome et l’itinéraire découvre une initiative artistique originale, « Art, villes & paysages ».

Depuis cinq ans, elle donne l’occasion à de jeunes créateurs, plasticiens, paysagistes, d’imaginer une œuvre, pérenne ou non.

Les artistes prennent en compte l’environnement spécifique des hortillonnages et les visiteurs regardent l’espace différemment.

Etre assis sur le ponton-banc géant du « Jardin des Rives » (une des œuvres), au bord de l’eau, le bruissement de la ville parvenant assourdi aux oreilles, est sans conteste un petit moment de grâce dont il ne faut pas se priver.

www.amiens-tourisme.com

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Tags : amiens, somme
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1.Posté par Arnaud le 13/03/2015 12:27 | Alerter
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Travaillant pour un groupiste depuis quelques années, je pense qu'il y a d'autres articles plus pertinents et plus intéressants à faire concernant notre milieu et les destinations à proposer aux ce/cosc/cassc/asso...

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