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Asie : les média surfent sur la vague

un raz-de-marée très médiatique...


Rédigé par La Rédaction le Dimanche 2 Janvier 2005

J'aurais aimé vous souhaiter une bonne année, beaucoup de bonheur et de prospérité le cœur léger et l'âme primesautière. Las, l'actualité récente et les chiffres dont les médias font état jour après jour dans une sorte de macabre surenchère, imposent de la pudeur et de la retenue.



Le cataclysme de la semaine dernière, sans doute l'un des plus meurtriers de la période moderne, n'incline guère à l'optimisme en ce début d'année.

Et ce d'autant plus que les médias télévisuels, en mal de sensation et de contenu, n'ont pas hésité à jeter en pâture à la ménagère de "moins de 50 ans" des images où l'horreur le dispute au voyeurisme : monceaux de cadavres, récits spectaculaires, images d'amateurs... toute la panoplie y est !

Des images qui marqueront indélébilement les esprits et ruineront probablement pour très longtemps les efforts des destinations comme le Sri Lanka, qui avait énormément misé sur le tourisme.

Une information plus "neutre" pour épargner les "dégâts collatéraux"

Bien entendu, il ne s'agit pas de cacher la situation ni le drame que vivent actuellement la population et les familles des touristes disparus. Mais pourquoi "tant de haine", si ce n'est pour sacrifier au sacro-saint Audimat ?

Certes, on peut les créditer de la mobilisation et l'élan solidaire sans précédent auquel on assiste, porteurs d'espoir et de foi dans le genre humain. Mais une information plus "neutre", sans en rajouter, en aurait fait tout autant en épargnant les "dégâts collatéraux" prévisibles dans les mois à venir.

En effet, les régions concernées vont devoir se battre sur deux fronts à la fois : reconstruire, bâtir et remettre en état les infrastructures balayées par le ras de marée tout en essayant (dur,dur...) de convaincre les touristes qu'ils ne risquent plus rien en revenant fouler les rives du sud est asiatique.

La tâche ne sera pas aisée, tant la violence des images diffusées a instillé la peur et le traumatisme collectif et cela même si les expériences récentes (terrorisme et maladies diverses) ont mis en exergue un homo touristicus de plus en plus "blindé" face à ce type d'événements. 

Pourquoi un phénomène aussi connu n'était-il pas mieux surveillé ?

L'année 2004 qui avait commencé par le drame de Sharm el Cheikh, s'achève sur une des plus grandes catastrophes des 100 dernières années. Certes, on peut se dire, même si cela ne console pas, que le risque zéro n'existe pas. Mais le décès brutal de 125 000 personnes qui revient à rayer d'un trait de plume une ville comme Metz, mérite que l'on pose un certain nombre de questions. 

En effet, comment expliquer qu'un phénomène de blocage de plaques tectoniques aussi connu que celui existant au large de Sumatra n'ait pas donné lieu à une surveillance plus étroite ?

Les scientifiques n'ignoraient pourtant rien de l'effet qu'il pourrait produire. Au Japon, où l'on surveille les tsunami comme le lait sur le feu, un important dispositif d'alerte permet d'avertir la population en cas de risque avéré. Pourquoi n'en était-il pas de même dans cette région ?

Bien entendu, les interrogations ne rendront pas la vie aux victimes, mais elles permettront peut-être de se prémunir autant que faire se peut contre l'horreur, le chagrin et la désolation que représente la mort de plus de 125 000 (bilan encore provisoire, comme on dit à la télé...) de nos semblables, et des dizaines de milliers d'autres qui se battent aujourd'hui pour survivre dans le dénuement le plus total.


Jean DA LUZ - redaction@tourmag.com

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1.Posté par GILLES PORTIER le 03/01/2005 09:11 | Alerter
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Merci Jean pour cet éditorial enfin non tape à l'oeil et qui ne cherche pas l'audimat et oh combien difficile.
Je voudrais profiter de cette réponse pour saluer l'initiative d'AFAT VOYAGES qui a mis en place une aide pour les victimes du TSUNAMI, en proposant aux agences et agents du réseau de faire un don qu'AFAT abondera d'un montant équivalent. Je trouve cela très beau dans une période où les enfants de chez nous ont été gatés de cadeaux, où nous avons profité des foies gras, champagnes, saumons et autres cotillons.
Nous allons affronter notre raz de marée, d'échelle et de nature différente, avec la perte des commissions.
Que les malheurs de la planète nous ressoudent et nous renforcent pour affronter les seismes de notre profession en 2005.
Bonne année à toutes et tous.

Gilles PORTIER

2.Posté par Pouderoux le 03/01/2005 10:02 | Alerter
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Facile de critiquer les médias alors que vous n'avez pas daigné interrompre vos vacances pour nous apporter votre contribution en informations moins médiatiques et plus professionnelles.

Bien sûr images, témoignages, chiffres, et tant de malheurs étaient et sont toujours insoutenables mais ils ont contribué à faire prendre conscience au monde de sa dangerosité, et de la précarité de l'espèce humaine (et de la vie tout court) à sa surface.

Car le fait est là; il s'est produit un cataclysme majeur, avec d'innombrables victimes, et çà ce n'est pas du cinéma.
Il peut se reproduire demain à plus grande échelle encore, ailleurs, et dans un autre registre.

Le cacher, ou se le cacher c'est refuser de voir les dangers du monde tels qu'ils sont.

Facile aussi de critiquer l'absence de dispositif d'alerte.
Et pourquoi pas ceux qui contruisent des hôtels les pieds dans l'eau sur des lagunes ainsi ou des cases sur pilotis sur des bancs de sable?

Tout le monde un tant soit peu instruit, et c'est le cas de ceux qui font commerce du tourime, savent que les raz de marée çà existe et que çà peut arriver un jour à l'autre.

En en acceptant le risque il faut savoir aussi en accepter sa part de responsabilité.

Vous comdannez le battage médiatique qui selon vous va agir comme un frein à la reconstruction de ces malheureux pays alors que l'on n'y risquerait plus rien.

Comment pouvez vous affirmer que cela ne se reproduira pas? C'est proprement incroyable!
Ici comme dans n'importe quelle autre partie du globe d'ailleurs, Méditérrannée en tête.

Le soit disant battage médiatique n'a rien à voir là dedans.

J'apprécie d'habitude particulièrement votre travail mais il me semble que vous êtes là à côté de la plaque.

J'aurais préféré vous voir prendre des inititatives comme questionner les proffessionels du tourisme (dont je suis) sur quels soutients ils allaient quand à eux apporter à ces pays qui leur ont tant donné et qui représentent pour le moins leur fond de commerce.

Ou leur apporter de l'info utile au plus fort de la panique.

Ou coordonner des initiatives, ou servir de liaison, enfin tenter de faire quelque chose d'utile quoi!

Non de ce côté là, grand silence.

Je suis sûr que vous pouvez mieux faire, vous nous avez habitué à mieux.

Didier POuderoux
A titre personnel







3.Posté par LAMOURE Max le 03/01/2005 10:21 | Alerter
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Je suis un inconditionnel des jeux de mots et de l'humour, parfois avec excès. Cependant votre titre racoleur, ces jeux de mots faciles et indécents, à peine acceptables devant une machine à café, je ne croyais pas les lire dans Tourmag.
Je les aurais acceptés de feu "Hara-Kiri" ou de "Charlie Hebdo".
Vous écrivez pourtant dans votre deuxième phrase "L'actualité récente et les chiffres...imposent de la pudeur et de la retenue".
Vous n'en faites pas preuve dans votre titre qui dénature le fond de votre article.

Max Lamoure

Avis à titre personnel

4.Posté par Rédaction le 03/01/2005 10:51 | Alerter
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Bonjour !

Décidément, c'est vous qui étiez en vacances pendant que nous avons interrompu les notres pour relater l'actualité de la catastrophe ou bien alors vous étiez tellement persuadé que nous l'étions, que vous n'avez pas pris la peine de nous lire =;O))
En effet, notre journaliste Didier Ducruet a assuré la permanence dès le mardi et jusqu'à vendredi dernier en interrogeant les TO, vous pourrez lire quelques-uns de ses articles ici (regardez attentivement la date)
http://www.tourmag.com/index.php?action=article&id_article=105909
http://www.tourmag.com/index.php?action=article&id_article=105572
http://www.tourmag.com/index.php?action=article&id_article=105758

Dommage, vous nous connaissez mal. Quand nous parlons de dispositif de prévention, ce n'est pas une vue de l'esprit. Il existe et est opérationnel au Japon.
Ce n'est donc pas nous qui sommes à côté de la "plaque" (sans jeu de mots) mais vous, cher lecteur...
D'ailleurs, l''Indonésie vient d'annoncer ce matin même la mise en place d'un dispositif de ce genre. Un dispositif qui n'a donc rien d'extraordinaire si ce n'est les moyens à mettre en oeuvre.
N'oubliez pas qu'il s'est écoulé paraît-il 3 heures (qd même) entre le tremblement de terre et le tsunami. Cela laisse de la marge, non ?
Nous ne reprochons pas aux médias d'avoir fait leur boulot et comme nous l'écrivons, l'élan de solidarité en découle, nous leur reprochons de faire de l'information spectacle et d'exploiter le côte "sang à la une" qui peut avoir des effets pervers.

Jean da LUZ
Rédacteur en Chef

5.Posté par Francis LANEL le 03/01/2005 10:53 | Alerter
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Je rejoins les propos de Max LAMOURE concernant le mauvais jeu de mots de votre titre, j'ai failli ne pas lire la suite ayant peur de sombrer dans les bas niveaux de nos médias populaires.
A quand une réaction de nos syndicats voir une autorité responsable contre cette abus de médiatisation de l'horreur??

L'INFORMATION doit rester L'INFORMATION.

De plus quelles différences peuvent aujourd'hui faire nos enfants devant des drames aussi violents que ce séisme et les perpétuels films d'horreur et autre dessins animés violents que nous passe en boucle la sacro-sainte télé???

Mais ceci n'est que mon avis.

Francis Lanel

6.Posté par Rédaction le 03/01/2005 11:03 | Alerter
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Bonjour !

Notre titre ne vise que les médias et n'a rien à voir avec le fond. Cela s'appelle du 2e degré.
D'ailleurs, c'est peut-être à cause de lui que vous avez lu l'artticle alors que "vous avez failli ne pas lire la suite..."

Cordialement

La rédaction


7.Posté par Rédaction le 03/01/2005 11:04 | Alerter
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Bonjour !

Notre titre ne vise que les médias et n'a rien à voir avec le fond. Cela s'appelle du 2e degré.
D'ailleurs, c'est peut-être à cause de lui que vous avez lu l'artticle alors que "vous avez failli ne pas lire la suite..."

Cordialement

La rédaction


8.Posté par laurence devillers le 03/01/2005 11:51 | Alerter
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je compte beaucoup sur les T.O. pour nous aider à maintenir ces destinations : en effet, ils ont des correspondants locaux, leurs réceptifs : est ce si difficile que de faire un point clair et précis de ce qui a été "touché" et pas ? L'Indonésie ne compte pas que Sumatra, et si l'on veut éviter les amalgames, soyons précis : les médias ayant mis l'accent sur les destinations gravement atteintes,
il serait bon que nous puissions , nous apporter une information pointue : peu d'infos sur les Maldives , or nous avons des départs en Janvier, et pas de traitement, encore, par les T.O., dossier par dossier.
Nous savons qu'il est très difficile d'aller à contre- courant des médias notamment télévisuels, et combien l'impact des images est fort, mais une meilleure information , un "état des lieux" de ce qui n'a pas été touché pourrait aider ? non?

cordialement
laurence

9.Posté par laurence devillers le 03/01/2005 11:53 | Alerter
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je compte beaucoup sur les T.O. pour nous aider à maintenir ces destinations : en effet, ils ont des correspondants locaux, leurs réceptifs : est ce si difficile que de faire un point clair et précis de ce qui a été "touché" et pas ? L'Indonésie ne compte pas que Sumatra, et si l'on veut éviter les amalgames, soyons précis : les médias ayant mis l'accent sur les destinations gravement atteintes,
il serait bon que nous puissions , nous apporter une information pointue : peu d'infos sur les Maldives , or nous avons des départs en Janvier, et pas de traitement, encore, par les T.O., dossier par dossier.
Nous savons qu'il est très difficile d'aller à contre- courant des médias notamment télévisuels, et combien l'impact des images est fort, mais une meilleure information , un "état des lieux" de ce qui n'a pas été touché pourrait aider ? non?

cordialement
laurence

10.Posté par Rédaction le 03/01/2005 12:10 | Alerter
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Bonjour !

Vous touchez là un point capital. Il faut que la Distribution puisse savoir précisément ce qui est "vendable" (zones non touchées) et ce qui ne l'est pas.
Nous allons nous y atteler et pensons être en mesure de publier un article d'ici ce soir sur cette question fondamentale.

Cordialement

11.Posté par Franck PLAYE le 03/01/2005 17:06 | Alerter
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L'ampleur de la catastrophe n'aura jamais celle de l'incongruité des énormités dites à son sujet.
J'avais déjà entendu Pierre Veil sur France Inter reprocher au représentant de l'OT de Sri Lanka d'avoir construit des hôtels au bord de l'eau.
Et voilà que la faille qui a cédé (après 100 ans selons les sismologues et avec une ampleur inconnu aux temps historiques) était "bien connue".
Les japonais savent faire, eux qui ont vu il y a quelques années une ville majeure rasée.

Si la catastrophe était prévisible, les plaintes contre nous, agents de voyages, seront recevables au titre de la loi de '92. Pourquoi pas ?

Carton rouge aussi aux autorités françaises, M. Muselier toujours sur France Inter, en tête, incapable de donner des détails sur la Birmanie, trois jours après. Même si l'on ne parle "que" de 90 morts dans des villages côtiers, c'est un peu léger.

Bien à vous.

Franck

12.Posté par egizia le 05/01/2005 15:54 | Alerter
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Bonjour,

Ne polémiquons pas sur le titre, la vague ou le fond (sic)!
Laurence a bien raison: il faut être positif et dresser de toute urgence un état des lieux précis, cartographique s'il le faut, pour démontrer aux clients que le tourisme peut et doit continuer dans les pays touchés par le raz-de-marée du 26.
Il n'y a pas que les palmiers et le sable à vendre et toutes les plages ne sont pas recouvertes de "monceaux de cadavres" !

Pour ce qui est des "récidives" il est vrai que cela peut arriver à nouveau et qu'il serait souhaitable de mettre en place un système d'alerte. Au fait, il y a un risque important de séisme entre la Corse et la Côte d'Azur et il y a eu au cours des siècles passés des raz-de-marée: parle-t-on quelque part de mettre en place cette surveillance chez nous?

Enfin, quant à savoir combien de victimes le Myanmar a enregistré, il faut rappeler que le pays est une dictature et que dans les dictatures l'info n'est pas une vertu première - et rappeler que certains TO boycottent le Myanmar -.

Salut et bonne année quand même!

13.Posté par Veronique le 06/01/2005 08:41 | Alerter
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Pour répondre à Laurence et Egizia

C'est pas faute d'envoyer des info à Tour-mag.
Bulletin Officel du Kerala
Situation du Taj.... mais jamais suivi !!!

Et j'en passe , je suis réceptif en Inde et notamment Inde du Sud, nous avons fais cette information à nos agents et nous n'avons enregistré aucune désaffection immédiate sur l'INDE DU SUD.... 2 groupes sont arrivés cette semaine - le 3 - les indiv ce week-end et on continue - avant même le 16 ....

Notre mot d'ordre
"VOTRE PRESENCE FAIT LA DIFFERENCE MAINTENANT!!!"

Mais il a fallu passé beaucoup de temps à collecter les info et informer dossier par dossier

Veronique
BB Voyage
veroraghu@touchtelindia.net
Réceptif en Inde

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