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Black list Indonésie : casse-tête chinois pour les professionnels français !

une situation inédite et de nombreux points d'interrogation


Rédigé par Jean DA LUZ le Mardi 10 Juillet 2007

Nous avions déjà souligné la brutalité de la décision de la Commission européenne concernant l’interdiction de la totalité des compagnies aériennes indonésiennes. Une décision qui aurait surpris ( ?) le ministre indonésien des Transports, lui-même. Aujourd’hui, cette mesure à priori bénéfique mais prise sans discernement, se retourne contre ceux-là même qu’elle est censée protéger. Vous avez dit casse-tête indonésien ?



La Commission européenne a-t-elle flingué à bout portant la saison touristique en Indonésie ?
La Commission européenne a-t-elle flingué à bout portant la saison touristique en Indonésie ?
Une passagère nous envoie ce mardi un mail, affolée : « Je pars ce soir pour l’Indonésie, j’ai acheté un vol dans une agence en ligne, mais je viens d’apprendre l’interdiction des compagnies aériennes indonésiennes (dont Garuda).

Or, je crois que la seule compagnie possible non "blacklistée" entre Singapour et Denpasar est la compagnie Singapore Airlines très fiable et très chère et sûrement quasi complète, quelle est la réelle solution ? »


Une question qui, en fait, en sous-tend beaucoup d’autres. C’est une chose de « blacklister » mais c’en est une autre de devoir gérer tous les passagers qui, inéluctablement, seront amenés à prendre des vols domestiques pour se déplacer à l’intérieur du pays. Et que dire des professionnels que l’inédit de la situation laisse complétement désemparés ?

Car si dans le cas d’un package, la solution semble « simple » pour le TO (se faire hara kiri en annulant ou reportant purement et simplement le voyage), il en va tout autrement dans le cas des clients ayant acheté en agence un vol sec vol intérieur en Indonésie.

1) Un client a acheté un vol sec AVANT la date d’interdiction européenne, que doit faire l’agence ?
2) Un client a acheté un vol sec APRES l’interdiction européenne parce qu’il n’était pas au courant… et l’agence non plus (*) !
3) Que faire ? Rembourser le client, refuser le remboursement en invoquant la force majeure, reprotéger sur une autre compagnie… (mais laquelle ?)


Mais les questions ne s’arrêtent pas là. Christian Coulaud (Runaworld), résume bien la situation : « Parlons de la vente d’une destination touristique comme Bali. Arriver à Jakarta au départ d’Europe s’arrange parfaitement. De Jakarta à Denpasar il existe 4 compagnies… indonésiennes !

Dois-je refuser de vendre la destination même contre décharge de responsabilité et riisquer une condamnation pour « refus de vente » ?
Le fait que les compagnies sur liste noire soient interdites de voler sur l’Europe n’interdit pas nécessairement la vente hors UE. Mais dans ce cas et même contre décharge, la RCP prendra-t-elle en charge ?

L’agence doit informer son client des risques qu’il encourt...

Est-ce que le devoir d’information prime sur la bonne exécution du voyage dans le cadre d’un forfait quand il n’y a aucun autre moyen de rejoindre une destination, qui plus est touristique (Bali par exemple) ?

Après réponse des assureurs sur le sujet, nous aurons peut être un éclairage suplémentaire… à condition qu’on en trouve un pour y répondre... »


Du côté du Snav ou du CETO, « On analyse la situation au cas par cas, déclare Valérie Bonned, responsable juridique du Syndicat. Il est clair que la première chose à dire c’est que l’agence doit éviter de vendre les compagnies indonésiennes. Si c’est fait, elle doit s’efforcer de trouver une solution de report ou d’annulation avec le TO dans le cas d’un forfait.

En revanche, dans le cas d’un vol sec, il est évident que l’agence doit informer son client des risques qu’il encourt et, s’il insiste tout de même pour partir, lui faire signer une « preuve d’info », improprement appelée « décharge » parce que justement elle ne décharge pas juridiquement l’agence.

Si le client avait déjà acquis son titre de transport, l’agence doit là encore, essayer de trouver avec la compagnie aérienne (dont elle n’est que le mandataire) la meilleure solution possible. Mais il est vrai que la situation est inédite et que les compagnies en question continuent à voler, donc il est dificile d’appliquer à la situation les schémas habituels… »


Vous l’aurez compris : c’est un joli croche-patte juridique que la Commission européenne vient de faire aux professionnels du tourisme. Au-delà de la problématique française, un commentaire résume bien la situation du pays dont on vient de flinguer à bout portant la saison touristique : « Que deviendra le tourisme en Indonésie, sachant que ce pays traverse une instabilité politique avérée, où la police est de mèche avec les trafiquants, où l'intégrisme tue toute émancipation qui se ressent pourtant dans la jeunesse indonésienne… », se demande un accompagnateur groupes familier de la destination.

LIRE AUSSI : Liste noire : que faire pour les voyagistes qui vendent l'Indonésie ?

(*) Si, si il y en a et… pourtant ce n’est pas l’abonnement à TourMaG.com qui plombe le budget des agences !

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1.Posté par vuillaume michael le 11/07/2007 10:25 | Alerter
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en pleine gestion des annulations et reports éventuelsje prends le temps de vous envoyer ce courriel.

"casse tête chinois ? non européen !!!"
quand on propose plusieurs circuits sur l'Indonésie tous avec des vols intérieurs vers des îles éloignées comme Sulawesi, Sumatra et l'Irian Jaya, ce casse-tête se transforme en casse tirelire avec quasi obligation d'annuler des dossiers entre 2200 et 3500 euros par personne.
Pour information, nous avons contacté la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC) qui n'a pas daigné nous donner d'explication sur le pourquoi du comment de cette liste noire à cette date sur TOUTES les compagnies indonésiennes. Je me demande si 2 accidents successifs d'une compagnie aérienne européenne conduirait la DGAC à agir de la même façon ???!!!
isoler encore plus l'Indonésie, est-ce une bonne mesure face aux "risques potentiels" ce certaines parties de l'archipel ?
imposer de telles mesures sans concertation avec les professionnels du tourisme, n'est pas encore plus fragiliser la profession ?
que fait notre ministre, euh.. notre secrétaire d'état ? c'est qui au fait ?

affaire à suivre peut-être

michaël Vuillaume
ADEO les confins du monde.

2.Posté par Gilles Gompertz // Avico le 11/07/2007 13:37 | Alerter
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Il y a une auvre vision de ce dossier : plutôt que de partir du principe que les agences de voyage doivent, à partir d'informations de deuxième main, choisir de référencer ou d'interdire à la vente des compagnies aériennes dans le monde entier, l'histoire qui s'écrit indique que les autorités européennes, en s'appuyant sur l'expertise des autorités des aviations civiles des 25 pays européens et des nombreux contrôles SAFA réalisés, prennent la responsabilité de publier une liste noire, et n'hésitent pas à y inscrire des compagnies nationales, malgré le risque d'implications délicates en termes diplomatiques.

Pas si mal, non ?

En tout cas plus intéressant que le brassage autour d'un label "bleu" franco-français ou que de différents sites web de notation, qui ne seront jamais du même avis...

3.Posté par Rédaction le 11/07/2007 14:12 | Alerter
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Bonjour
Rien à redire sur le fond. Mais le problème n'est pas nouveau. Aussi, sur la date et surtout sur la forme, on a du mal à comprendre une décision aussi brutale et dont le flou artistique au niveau juridique plonge les professionnels dans le doute à la veille des grands départs en vacances.
Cordialement

4.Posté par j2c le 30/07/2007 21:37 | Alerter
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Normal que les sites de notation , ne soient pas du même avis, ils n'ont pas les mêmes références.. l'un fait noter les compagnies par les passagers... (alors quelle est la compétence d'un passager sur le volet technique) et c'est un ancien de GO VOYAGE qui a fait le site... donc effectivement on peut se poser des questions sur le volet technique de la notation... et l'autre fait un classement justement "technique"... quant au label franco français il n'est pas bleu mais "horizon", et s'il a été sabordé, c'est bien par le fait des professionnels du tourisme (TO) et des Cies elles mêmes... (voir association BAR... ) il n'y a que 3 ou 4 Cies labelisées... grâce au copinage des membres trés actifs du CNTT...

5.Posté par TRAPEAU le 27/08/2007 15:42 | Alerter
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Le 5 juin nous achetons 3 billets Paris/ Bali en Indonésie pour un départ le 24 juillet.
Air France nous achemine à Singapour ei Guaruda de Singapour à Bali et ce aller et retour.
Le 5 juillet la Guaruda est blacklistée en France.
C'est à notre retour le 17 août que nous apprenons cet incident
L'agence qui nous a vendu les billets ne nous à pas informé ni proposé un vol sur une autre conpagnie
Y a t-il un recours auprès de l'agence ?
A vous lire
Meilleures salutations
G Trapeau


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