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COP21 : Il faut rapidement repenser le tourisme pour préserver l’environnement

1,5 milliard de touristes internationaux en 2030


Rédigé par Robert KASSOUS le Vendredi 27 Novembre 2015

La conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 21) démarre ce lundi 30 novembre 2015, au Bourget, près de Paris. La facture énergétique et son impact sur l’effet de serre concerne également le secteur du tourisme. Les touristes, comme les destinations, vont devoir apprendre à s'adapter pour accompagner les changements qui les menacent (diminution d’enneigement, risques, catastrophes naturelles, dépendance aux ressources lointaines, etc.). Etat des lieux sur TourMaG.com.



COP21 : Il faut rapidement repenser le tourisme pour préserver l’environnement
Rares sont les pays à ne pas s’être penché sur la question des enjeux du réchauffement climatique et la nécessité d’y apporter des réponses rapides.

Dès octobre 2007, l’organisation Mondiale du Tourisme faisait sa deuxième Conférence Internationale sur le changement climatique et le tourisme, en demandant dans ses conclusions "un engagement immédiat de l’ensemble du secteur touristique à prendre des mesures pour faire face au changement climatique, un des plus grands défis du XXIe siècle, menaçant le développement durable et les objectifs du Millénaire pour le développement".

Huit ans après et des centaines de rapports, colloques, conventions et déclarations d’intentions, le constat est plus que mitigé.

Entre développement du PIB et accord "universel et contraignant" prôné par la Cop 21, beaucoup semblent déjà avoir choisi, ce sera le compromis…

1,5 milliard de touristes franchiront leurs frontières en 2030

D’ici la fin de l’année 2015, les touristes seront plus d’un milliard à s’être rendus dans une destination internationale.

Les prévisions à 2030 sont, selon l’OMT de 1,5 milliard. L’augmentation des touristes viendra pour beaucoup des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud).

"Les émissions de gaz à effet de serre (GES) progressent presque autant que le trafic aérien, soit un doublement tous les 15 à 20 ans, explique Yves Crozet, membre du laboratoire d’économie des transports (CNRS, Université de Lyon).

Nous ne pouvons ignorer davantage les conséquences déjà largement visibles : moins de neige ici, montée des eaux là, démultiplication des ouragans et typhons etc.".

Pour transporter 1,5 milliard de touristes, le nombre de liaisons aériennes va inévitablement croître, tout comme les émissions de gaz à effet de serre, même si des efforts ont déjà été réalisés pour faire des avions plus propres en augmentant par là même leurs capacités passagers.

Les transports, le logement et autres activités touristiques comptent déjà pour 4 à 6% du total des gaz à effet de serre, selon le dernier rapport onusien qui prévoit une constante augmentation pour les prochaines années.

L’argent ne sent pas le kérosène !

L’argent généré par le secteur du tourisme représente à ce jour 10% du PIB mondial, et des centaines de millions d’emplois non délocalisables.

Rien qu’en 2014, la contribution directe des voyages et du tourisme au PIB mondial a été de 2 400 milliards de dollars et la création de 105 millions d'emplois.

Depuis plus de cinq ans, la croissance du secteur tourisme est plus importante que l'économie générale dans le monde.

Devant une manne financière aussi importante, tout le monde veut sa part du gâteau. Parmi la géopolitique de destinations, la sécurité joue un rôle prépondérant.

Certains pays du globe, touchés par des conflits, guerres ou attentats mesurent aujourd’hui les dégâts générés par l’arrêt ou l’absence de touristes qui finit par déstabiliser l’économie tout entière d’un pays.

Là aussi, force est de constater le grand écart fait par beaucoup de pays pour : d’un côté, augmenter son nombre de visiteurs étrangers et donc ses devises, et coller aux contraintes environnementales que la Cop21 ne manquera pas de signifier.

Le tourisme continuera inexorablement son expansion

On l’aura bien compris, l’équation entre développement touristique et réchauffement climatique paraît totalement antinomique.

Il existe de plus en plus de destinations à travers le monde qui investissent dans le tourisme, tout simplement parce que c’est un moteur essentiel de progrès socio-économique qui créé des emplois, des entreprises, des recettes d'exportation, et permet le développement des infrastructures comme des échanges culturels.

Le tourisme a connu une croissance quasi ininterrompue depuis son émergence, dans les années 50 et en dehors de zones à risques, il continuera inexorablement son expansion.

Les efforts sont donc à trouver dans des types de transports plus propres mais aussi dans les changements de comportements.

Des transports plus propres

D’énormes avancées technologiques sont attendues surtout dans l’aéronautique pour les prochaines années : matériaux plus légers, systèmes de propulsion hybrides, etc.

L’objectif est clair : réduire de moitié (par rapport à 2000) les émissions de CO2 et de bruit générées par l’aviation à l’horizon 2020.

Pour ce qui est des bus, voitures, bateaux etc., les efforts prodigués sont déjà visibles car plus faciles à mettre en œuvre que pour l’aérien.

"De toutes façons, nous n’avons plus le choix, a expliqué François Moisan, directeur exécutif de la stratégie et de la recherche de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

D'après notre consommation actuelle de pétrole, on estime que ce combustible fossile ne sera plus disponible dans 40 ans."

Nous sommes tous Cop21

Dans ce contexte d’inévitable croissance, le secteur du tourisme doit apprendre à s'adapter plus vite.

Les touristes, en adoptant des réflexes qui impactent moins les ressources de la planète et de la destination qu'ils visitent.

Les destinations, en se renouvelant pour accompagner les changements qui les menacent (diminution d’enneigement, risques, catastrophes naturelles, dépendance aux ressources lointaines, etc., précise Guillaume Demuth, sociologue, spécialiste de l’évolution du tourisme.

Dans ces conditions, la facture énergétique et son impact sur l’effet de serre ne peuvent être maîtrisés que par une action volontaire ambitieuse et contraignante, c’est tout l’enjeu de la Cop 21 pour le tourisme.

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Tags : cop 21
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1.Posté par Essipit le 30/11/2015 15:13 | Alerter
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