TourMaG.com, 1er journal des professionnels du tourisme francophone
TourMaG.com, 1e
Loading





CWT Belgique : Baudouin Gillis remet les pendules à l’heure


Rédigé par Michel Ghesquière - michel.ghesquiere@skynet.be le Jeudi 26 Janvier 2006

Assister à une conférence de presse de Baudouin Gillis, c’est la garantie d’informations décapantes. Trouvant sans doute que les journalistes ne posent pas les bonnes questions, il fournit lui-même et les questions et les réponses. Pratique pour les gratte-papier fatigués... On vous en fait profiter !



CWT Belgique : Baudouin Gillis remet les pendules à l’heure
Aussi, au lieu de reprendre les éternelles déclarations du type : « Oui nous avons augmenté notre chiffre d’affaires avec une croissance de 10,5 % », « Oui le marché avec la revente de TQ3 va redistribuer les cartes aussi bien au niveau mondial qu’européen, français ou belge », « Oui les compagnies aériennes font une concurrence directe aux AGV », nous avons préféré reprendre intégralement les questions et réponses.

Mais ce qu’il faut retenir dans ce questionnaire, c’est que Baudouin Gillis, rappelle certaines données de base avec des mots directs et sans emphase. Données qui sont souvent oubliées par les théoriciens. Ceux-ci diront peut-être que ces commentaires sont totalement dépassés, mais, ils oublient qu’ils ne voient plus les choses que derrière leurs bureaux et ne se remettent jamais en question.

Un consommateur obtient-il un meilleur tarif s'il va sur Internet ?

Internet est un accès à une information, tout comme le téléphone, le fax, l'e-mail, la visite en agence. A cette question, la réponse est simple: cela dépend du site interrogé.
Dans tous les cas, on doit constater qu’internet n’a pas pris de part de marché aux agences de voyages « grand public », que nous appelons chez CWT « agence de proximité ».

Notre expérience montre que +/- 30% des vacanciers sur le total des personnes qui partent en vacances en Belgique (NDLR : c'est-à-dire le tourisme individuel compris) réservent via une agence de voyage, ce chiffre est en constante augmentation depuis des années.

Le site Internet d'une compagnie est-il plus compétitif que celui d'une AGV ?


La grande différence c'est que sur le site de la compagnie, les clients ne trouvent que les produits de cette compagnie. Sur celui de l'agence, ils trouvent tous les produits. Ils peuvent donc comparer les différentes offres.

Passer par le site internet d’une compagnie ressemble à l'achat d'une TV, qui n'aurait qu'une seule chaîne. Celui qui choisit cette formule ne pourrait donc pas comparer avec d'autres chaînes concurrentes.

Obtient-on un meilleur tarif s'i on va directement chez le producteur ?

Pas nécessairement, car en principe l'agence de voyage obtient auprès de ces mêmes producteurs de très grandes quantités de sièges d'avion ou de chambres d'hôtel, ce qui lui permet d'avoir accès à un prix de gros.

Le différentiel entre le prix facturé par l'agence au consommateur et le prix de gros obtenu par l'agence auprès du producteur comprend le coût de l'agence et l'avantage client.

Si on prend le cas du business travel, je suis tout à fait convaincu que l’agence de voyages est moins chère. Il y a une forte tentation depuis qu’internet existe pour que le voyageur consacre une partie de son temps à trouver un meilleur tarif que celui proposé par son agence ou que celui-ci négocié par son collègue, le travel manager.

Mais personne ne se pose la question du temps consacré par ces personnes pour économiser, peut-être, quelques euros. Et comme le temps c’est de l’argent, la qualité de notre personnel et les moyens techniques dont ils disposent seront toujours plus rapides donc moins chers. Il faut donc faire confiance au professionnel du secteur qui a investit en technologie.

Passer par une agence de voyages apporte une plus value sur plusieurs points :

- contrôler les dépenses avec un reporting centralisé auprès de l'acheteur de la société.
- négocier, via l'agence, une travel policy avec des fournisseurs référencés qui fourniront des prix et des prestations spéciales en échange.
- via un seul point de contact, l'agence, avoir réponse à tous les besoins (hôtel, air, visa,...)
- utiliser un process de payement identique pour tous les voyageurs et obtenir certains délais de payement.

A éviter les fausses économies :

- payer un ingénieur pour qu'il surfe sur le net pendant ses heures de travail.
- payer un prix aérien moindre mais prenant plus de temps dans le voyage.
- acheter des billets aériens ayant des garanties ou restrictions parfois opaques qui peuvent avoir des impacts négatifs sur les voyageurs et donc la société.

Un consommateur est-il mieux protégé en passant commande auprès d'une agence ou d'un producteur tel qu'une compagnie aérienne?

Le consommateur ne reçoit aucune garantie de la part d'une compagnie aérienne qui ne rembourse rien au consommateur en cas de faillite. L'agence de voyage, via son adhésion au Fond de Garantie (NDLR : l’une des compagnies d’assurance insolvabilité opérant en Belgique) "garanti" la bonne fin de la prestation.

Le consommateur doit-il réserver tôt ou tard son voyage ?


Tout dépend de l'offre et de la demande. S'il reste des places vides dans les avions ou les hôtels la veille des vacances, malheureusement bon nombre de producteurs vont définir des offres de dernière minute. Celles-ci sont en fait des sortes de soldes non-réglementées!

Ceci pénalise les bons et fidèles clients et est contraire à la logique économique à long terme. N'a-t-on jamais vu une salle de cinéma solder ses places dans la salle, 5 minutes avant le début de la séance?.

Un phénomène nouveau, depuis deux trois ans, est l’apparition de brochure été qui sorte maintenant en décembre, soit un bon mois avant la date classique, et qui reprennent les meilleures offres de chaque T.O. Ces « best seller » sont les produits les plus demandés l’année précédente chez le T.O. et pour être certain d’avoir une place, de plus en plus de consommateurs sont près à réserver tôt, au juste prix.

Egalement, afin de freiner l'attente des consommateurs pour les "last minutes", les T.O lancent de plus en plus des Booking Bonus pour les réservations précoces.

Y a-t-il un prix de référence stable pour les produits voyages : Air-Hôtels-Séjour ?


Non, il n'y a plus de prix de référence. Le système appliqué est le "Yield Management". Celui-ci fixe les prix non plus en fonction des coûts de revient, mais uniquement en fonction de la demande du client. S’il y a de la demande: les prix montent. Lorsque la demande se ralentit : les prix descendent.

Le prix peut donc varier de client à client, d'un moment à l'autre et ceci pour la même prestation.

Quel est le prix affiché ?

Pour l'aérien, de nombreuses compagnies confondent volontairement le prix d'appel et le prix réellement facturé, et le prix d'une prestation et le prix global. De plus, pour beaucoup l'affichage du prix devient un moyen marketing.

Ainsi le prix aérien s'est vidé de coûts qui sont facturés en annexe du prix principal tel que le coût de maintenance aux aéroports, les coûts des assurances, les coûts liés à la sécurité. Avant, tous ces coûts étaient intégrés dans le prix du billet.

Ceci est contraire à une directive européenne qui impose que les prix affichés soient les prix facturés.

Acheter à l'étranger coûte-t-il moins cher ?


Cela se peut, mais les garanties sont généralement nulles pour le consommateur et les recours quasi inexistant.

Pourquoi une telle différence entre le prix de 2 billets d'avion pour la même destination ?

Comme toujours, il faut comparer le tout. Si le seul point de comparaison est le fait d'aller d'un endroit à un autre, il faut prendre le moins cher.

Mais, prenez une voiture : elle vous mène d'un point à un autre, mais de quelle façon? Dans quel contexte ? Pourquoi une Logan coûte-elle moins chère qu'une BMW?

De plus : moins vous avez de restrictions à l'utilisation d'un billet, plus il coûte cher ; ainsi la date d'achat, le jour et l'heure du départ, la possibilité de changer l'horaire, le nombre de kilos à emporter, le nombre d'escales techniques, la durée du vol,... sont des éléments à prendre en compte pour être certain que vous avez acheté un billet « au juste prix »

Faut-il acheter des "tout compris" ou des prestations une à une ?

Généralement, le "tout compris" est nettement moins cher et mieux organisé.
Mais si le consommateur cherche quelque chose de spécifique adapté à ses propres besoins, les agences aujourd'hui proposent le "dynamic packaging".

Comment choisir ses destinations ?

Il y a, dans l’absolu, plusieurs types de clients:

Le découvreur : Il est curieux, n'a pas d'horaire, s'adapte à toutes conditions et est surtout heureux et fier d'avoir été où personne d'autre (de son entourage professionnel, social et culturel) n’a été avant lui.

L'informé
: Grand voyageur. Il a été presque partout et il est à l’affût de nouveaux horizons. Ceux-ci sont généralement liés aux nouvelles lignes aériennes (régulières- charter). Tester de nouvelles destinations dont les infrastructures ne sont pas toujours terminées.

Le convivial : Part en petit groupe, surtout des voyages à thème, lui permettant de partager ses hobbies, sa façon de vivre, son éthique avec d'autres personnes de sa "tribu" (marche dans le désert, découverte de la sagesse au Tibet, sports extrêmes,...)

Le culturel : Effrayé de ne rien faire, court les musées, les temples, les églises, les sites archéologiques.

Le bon vivant : se laisser vivre, se laisser porter. Bon public, il suit toutes les animations du club. Très actif ou voulant le faire croire.

L’opportuniste
: celui qui part là où il y a eu une crise, car il est convaincu qu’il paiera moins cher puisque la destination est « sinistrée ». Parfois, ceux-ci sont précieux pour une destination car ils permettent de « réamorcer la pompe ».

Le benêt : celui qui achète un prix plutôt que des prestations ou une destination. Il gâche souvent, par manque de réflexion, ses 15 jours de vacances !

Lu 3685 fois
Notez


1.Posté par Didier OUAKNINE le 27/01/2006 13:50 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Le moins que l'on puisse dire est que notre ami n'a pas inventé l'eau chaude....
Je m'étonne qu'on lui consacre autant d'intérêt tant le propos est d'une mievrerie sans pareille

2.Posté par Bernard Personnaz le 27/01/2006 17:20 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Voici une excellente analyse!
Je me l'imprime en pensant qu'il n'ay aura pas de droit d'auteur !
Bernard Personnaz
Office du tourisme du Québec

3.Posté par xx le 30/01/2006 09:40 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
quand on connait Didier Ouaknine et et le résultat déplurable qu\'il a réalisé avec les agences de l\'est républicain, sa réponse est au niveau de sa gestion c\'est à dire déplorable, honte à lui !!


Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 9 Décembre 2016 - 15:43 Selectour : retrouvez l'album photos du Congrès...


PUBLICITÉ
Fabien DA LUZ
fabien@tourmag.com
+33 4 91 58 61 97
+33 6 43 65 15 92


Dernière heure
















Le groupe TourMaG.com publie également Brochuresenligne.com, 1er portail de brochures électroniques de voyages
et DMCmag.com, 1er portail Destination Management Companies.

TourMaG.com Légal Utiles
Emploi
I-tourisme
Groupes / CE
International
Travel in France
Brochuresenligne.com
DMCmag.com
Signaler un contenu illicite
Plan du site
Contact
Publicité
La presse en parle

cookieassistant.com