OMAN DESTINATION

Caresser les montagnes




Pourquoi ?

Le Sultanat d'Oman est un des pays les plus chauds et aride du monde, ce qui ne l'empêche pas d'offrir des paysages de montagnes hors du commun, atypiques, véritables havre de fraîcheur. Epine dorsale du nord du Sultanat, l'imposante chaîne des monts Hajar - dont la "montagne du Soleil" culmine à 3010m d'altitude - s'étend de la péninsule du Moussandam, à l'extrême nord du pays, à la pointe orientale du pays, au niveau de Sour. L'extrême sud du territoire omanais, accueille quant à lui, la seconde chaîne montagneuse du pays à découvrir au départ de Salalah. Incontournable lors d'un voyage à Oman, la montagne offre de multiples secrets.

Où ?

Les Monts Hajar dans le nord du pays
Au nord du pays, dans le Jabal Akhdar (la Montagne Verte), le Jabal Shams (la Montagne du Soleil), avec ses 3010m d'altitude, est le point culminant des monts Hajar. Cette longue épine dorsale sépare Oman en deux avec, à l'Est, la plaine côtière fertile et peuplée appelée Bâtinah, "le ventre" et à l'ouest, les hauts plateaux de l'intérieur aux villages accrochés au bord de profonds canyons surnommés Dhahirah "le dos". Ville principale de l’arrière-pays et ancienne capitale, Nizwa est l’étape incontournable qui mène à la rencontre des pistes des caravaniers du nord et du sud. Les voyageurs traverseront alors d'authentiques villages d'altitude blottis au cœur de cultures de roses et de vignes en terrasses. On trouve également sur le plateau de Saiq d’étonnants vergers : grenadiers, citronniers, pêchers, pommiers ou cerisiers.

La route des oasis de montagne
Dans la Dhahira : en partant du nord d’Ibri, on peut atteindre la vallée du wadi Hawasina et visiter les villages des collines comme Dariz, Fidah, Dhahir et Yanqul.
Dans la Dhakhliya : au nord de Bahla (ville connue pour son fort), il faut gagner le village d’Al-Hamra, célèbre pour son architecture traditionnelle, le village de Misfah, le wadi Al-Ain, le Jabal Misht (la montagne du Peigne) et le wadi Ghul.
Pour une pause « fraîcheur » entre mer et désert, le wadi Bani Khalid (à proximité des dunes de Wahiba) et wadi Shab (sur la route entre Sur et Mascate), sont le cadre idéal de promenades, pique-nique et baignades dans des bassins d’eau verte et transparente.

Dans le Musandam : fjords et montagnes sauvages
Souvent présentées comme les "fjords d'Arabie", les montagnes du Moussandam culminent à 2000 mètres d'altitude. Elles tombent à pic dans la mer pour dévoiler parmi les plus scéniques paysages du pays : des criques accessibles uniquement par la mer, des îlots et des fonds marins préservés qui sont autant de lieux privilégiés pour la découverte en bateau ou en kayak des mers. Le Moussamdam se découvre également par la terre à bord d'un 4x4 avec un chauffeur guide qui connait parfaitement la route.

Le Dhofar : verdoyante après la mousson
Dans le Dhofar, la seconde chaîne montagneuse du pays culmine à 1800 mètres. Unique région de la péninsule arabique à être arrosés par les pluies de la mousson (de juillet à septembre), le Dhofar offre des paysages verdoyants l'été. Ainsi à cette époque, les habitants de toute la région du Golfe viennent se retirer dans le Dhofar pour échapper à la canicule. A cette saison, des rivières et des cascades se forment. Les cours d’eau se remplissent comme à Wadi Darbat (à 65km à l’est de Salalah). Les oiseaux reviennent et l’on assiste à un spectacle hors du commun. Non loin de Tawi Attaïr, principal village du djebel Samhan, on découvre un gouffre de 100m de profondeur et 200m de diamètre, dont les falaises, couvertes de verdure durant la mousson, accueillent des milliers d’oiseaux. Pendant six semaines, de mi-juillet à fin août, Salalah fête alors le Festival du Khareef (le festival de la mousson) qui offre une multitude de manifestations traditionnelles propres à la région.

Sur les traces des bédouins des montagnes
La montagne omanaise abrite des populations semi-nomades. Les conditions de confort y sont souvent rudimentaires. L’économie bédouine de montagne repose sur l’élevage semi-sédentaire des ovins qui fournissent du lait, de la viande et le cuir. Les femmes ont souvent la charge du troupeau qu’elles mènent paître dans les rares arbustes. Les montagnards restent toujours très concernés par tout ce qui se rattache à la tradition courtoise de la chevalerie arabe.

Quand ?

La meilleure période s'étend d'octobre à avril. A cette période, les journées sont généralement ensoleillées, les températures diurnes varient entre 25°C et 30°C et le ciel limpide est idéal pour prendre des photos. De juin à septembre, la région du Dhofar reçoit les pluies de la mousson et connaît par conséquent des températures fraîches (20-25°C environ). Ce qui attire les touristes des pays du Golfe qui fuient la canicule. Les occidentaux préfèrent en général s’y rendre juste après la mousson pour allier soleil et paysages verdoyants.

Comment découvrir les montagnes ?

A bord d’un 4x4
Les montagnes omanaises se découvrent de préférence en 4x4 avec un chauffeur guide qui connaît parfaitement les routes. Pour découvrir les montagnes de l'Hajjar au départ de Mascate, par exemple, on bifurque un peu avant Nizwa pour s'immiscer au cœur du massif montagneux en direction des vergers en terrasses, à travers les gorges du Djebel Akhdar "la montagne verte". A se procurer : le guide "Off-Road Oman" pour accéder aux wadis et aux montagnes. A noter : il est interdit de circuler à Mascate avec un véhicule maculé de boue ou de sable, sous peine d'amende. Après un circuit, l'arrêt à une station service s'impose

En randonnée
Les randonnées à pied dans les montagnes et canyons peuvent être combinées à une exploration en 4X4 ou (plus original) accompagnées d’une équipe muletière qui se charge de transporter l’ensemble du matériel. Incontournables : les « wadi », cours d'eau verdoyants. On en dénombre près d'une cinquantaine dans les montagnes omanaises. Le Wadi Shab promet une belle balade à pied au milieu des dattiers, tandis que le Wadi Tiwi dévoile de très beaux villages accrochés à flanc de montagne le long de ses 36km de pistes. A Wadi Bani Khalid encore, les visiteurs pourront pique-niquer et se baigner dans ses piscines naturelles même l'été, où les températures sont plus élevées. Indispensable : le guide Trekking in Oman (Editions Explorer) qui propose de nombreuses idées de randonnées – de tous les niveaux – illustrées par des cartes et de nombreuses informations pratiques.

Par la mer
La découverte de l’impressionnant promontoire rocheux de la région du Musandam s’associe souvent aux balades en mer, en boutre ou en kayak : ancienne région glaciaire, la côte y est très découpée et l’exploration des fjords y est un must. De nombreuses criques et villages de pêcheurs n’y sont d’ailleurs accessibles qu’en bateau ! L’un des fjords les plus spectaculaires est celui de Khor al Sham dans la région du Musandam, que l’on remonte au départ de Khasab.

En bivouac
Au cours des randonnées de plusieurs jours, le couchage s’effectue en bivouac ou dans des campements aménagés. L’occasion de s’imprégner des mœurs locales car le camping sauvage est une des activités préférées des omanais ! Ils profitent en général du week-end pour pique-niquer et camper dans les montagnes environnantes.

Par l'escalade et en via Ferrata
Avec plus de 160 sites répertoriés, Oman est une destination réputée des amateurs d'escalade. L'itinéraire balisé le plus réputé étant celui du Djebel Misht à Nizwa, pour les plus expérimentés. Plus accessibles, les gorges du Serpent font l'objet d'excursions guidées en via ferrata.

Grottes et spéléologie
Le sous-sol des montagnes omanaises recèle de nombreuses grottes. La grotte d’Al Hotta, longue de 5 km et traversée par une rivière souterraine, est située au pied du Jabel Shams (« le pic du soleil »), dans la région d’Al Hamra. Elle ressemble à une gorge souterraine avec deux entrées, à 1040 m et 810 m d’altitude respectivement. Cette grotte, récemment ouverte aux visiteurs, est pionnière dans les pays du Golfe. Stalactites, stalagmites, roches calcaires et cristaux karstiques tapissent le plafond et le sol, tandis que quelques espèces rares d’insectes et des crustacés vivent autour de l’eau générée par les pluies. La grotte est accessible à tous, et se visite à pied ou à bord d’un petit train.
Pour les plus avertis, des descentes en rappel sont organisées dans la grotte de Majlis al Jinn, la deuxième plus vaste du monde, située sur les contreforts du Djebel Shams, à proximité de Tiwi et du Wadi Bani Khalid.

Par l'observation de la faune et de la flore
Parmi les animaux protégés figurent l’outarde houbara, le varan, le dharb (gros lézard épineux) et le thar (chèvre sauvage). Les diverses espèces d’antilopes (le fameux oryx arabe et les petites gazelles) vivent à proximité des oasis et des zones irriguées et cultivées. On y observe aussi plusieurs centaines d’espèces d’oiseaux, la plupart en zone côtière. Quelques espèces de léopards d’Arabie (en voie d’extinction) ont été observées ces dernières années au Musandam.

Mercredi 17 Juin 2009

Dans ce dossier :

Sommaire - 17/06/2009

Les tour-opérateurs - 17/06/2009

Comment y aller ? - 17/06/2009

Embrasser les mers - 17/06/2009

Tutoyer les déserts - 17/06/2009