XL Leisure Group avait une caution de 42 millions de livres (53 millions d‘euros), ce qui ne devrait pas suffire à assurer les rapatriements. Le coût total du sauvetage est en effet estimé à 60 millions de livres (75 millions d‘euros). Le déficit de la CAA devrait donc doubler.
Mauvaise nouvelle, donc, pour le gouvernement britannique… Deuxième catastrophe attendue, la faillite en cascade d’agences de voyages détentrices d'une caution ATOL, qui auraient utilisé les vols secs de XL pour faire du package dynamique pour leurs clients.
Ces agences, d’après la législation britannique, sont responsables du rapatriement de leurs clients. Et, ils représentent les 25 000 derniers clients dans la nature. Autant dire que la trésorerie de certaines agences ne tiendra pas le choc…
Quant au sinistre proprement dit, il manquait 70 millions de livres (88 millions d’euros) de trésorerie à XLGB, aux dires du patron du groupe Phil Wyatt, pour terminer l’année. Une avance que les trois banques du groupe, Barclays, Straumur et Landsbanki n’ont pas voulu assurer.
Dans l’affaire, Barclays perdrait 10 millions de livres (12 millions d‘euros), Straumur 36 millions ( 45 millions d’euros) et Landsbanki 165 millions (207 millions d‘euros).
Le montant total des dettes s’élèverait à 350 millions de livres (440 millions d’euros) alors que l'entreprise XL avait été rachetée au groupe islandais Eimskip par un MBO (management buy out) pour 480 millions de livres (603 millions d’euros) en 2006.