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Cityrama, ParisVision : "Le tourisme n'est pas reconnu à sa juste valeur, les touristes ne sont pas des électeurs"

Rencontre avec Richard Goblot, président de Cityrama, ParisVision


Rédigé par Michèle SANI le Mardi 4 Octobre 2011

Reprises en 2008 par la société de capital-investissement LBO France, Paris Vision et Cityrama font désormais route ensemble. Leaders historiques et concurrents durant des décennies en matière de tourisme dans et au départ de Paris, les deux opérateurs gardent leurs marques et se partagent les territoires de compétence. Avec l'activité « Open Tour », l'ensemble représente un trafic de l'ordre de 1 400 000 clients (dont 95 % d'étrangers), un volume d'affaires de 78 M€ et emploie 400 personnes auxquelles s'ajoutent les chauffeurs et les guides.



Richard Goblot : "Notre vocation est d'être présent  au moment où le touriste prend sa décision. Qu'il  soit au fin fond de l'Argentine pour un projet à long terme  ou dans l'urgence depuis son hôtel parisien il doit avoir accès à  nos produits. "
Richard Goblot : "Notre vocation est d'être présent au moment où le touriste prend sa décision. Qu'il soit au fin fond de l'Argentine pour un projet à long terme ou dans l'urgence depuis son hôtel parisien il doit avoir accès à nos produits. "
TourMaG.com - En quoi les activités de ParisVision et de Cityrama sont-elles différentes ?

Richard Goblot :
En réalité nous développons plusieurs métiers autour d'une vocation. Nous tenons à être la référence de l'accueil touristique en France. Cityrama créée en 1929 organise des excursions régulières à travers les grands sites touristiques.

Cette formule regroupe des clients individuels. Paris Vision qui a une soixantaine d'années va chercher les touristes dans leurs hôtels avec obligation de réservations sur les sites, les restaurants, les spectacles.

Ces deux marques représentent un trafic de 800 000 clients. Nous organisons aussi des programmes sur-mesure pour des groupes ou des individuels avec la marque PrivaTours .


TourMaG.com - Quel est le poids de l'« Open Tour » ?

R.G. :
Lancée en 1998, Open Tour s'apparente à une ligne touristique régulière. Elle dessert les sites les plus visités en donnant aux passagers la liberté de descendre et de monter à leur guise. Nous avons 4 circuits et une cinquantaines d'arrêts pour desservir Paris dans des bus à impériale découverts.

La formule s'est développée à Nice, Marseille et Lyon. Open Tour accueille environ 600 000 touristes. Nous avons aussi une compagnie de croisières fluviales « Marina de Paris ». Trois bateaux-restaurants naviguent sur la Seine. Ils sont souvent privatisés par des entreprises.


TourMaG.com - 2011 a-t-elle été une bonne année pour le tourisme parisien ?

R.G. :
La fréquentation touristique de Paris s'est bien redressée depuis 2009 qui fut une année difficile. La croissance de la fréquentation touristique est parfois ralentie. Elle n'est jamais arrêtée. De nouvelles nationalités se substituent à de plus anciennes. Paris fait rêver le monde entier.

Une fonctionnalité B2B avec résa on line et déduction immédiate de la commission

TourMaG.com - Observez-vous des modifications de comportements des clientèles ?

R.G. :
Selon leurs pays d'origine, les clients ont des attentes différentes. Notre métier est de faire en sorte que, dans une même unité de lieu, des clients aussi différents qu'un Australien, un Japonais, un Scandinave passent un moment agréable ensemble.

Les Indiens veulent Disney, les Brésiliens sont très attachés à l'histoire de Paris. Les premiers sont très ponctuels, les seconds ne le sont pas du tout. A nous de composer et de nous adapter.


TourMaG.com - On parle beaucoup des Russes, des Chinois ?...

R.G. :
Les Russes sont en effet un marché qui se développe. A notre niveau nous pourrions mieux faire. Quant aux Chinois, ils sont encore très encadrés, ils voyagent beaucoup en groupe et restent peu de temps en France.

Avec le temps ils deviendront plus autonomes et plus individuels. Notre premier marché reste les Etats-Unis. Ils sont moins nombreux qu'il y a dix ans mais nous savons qu'ils reviendront. Ils reviennent toujours. Ils aiment Paris.


TourMaG.com - Comment organisez-vous votre commercialisation ?

R.G. :
Notre vocation est d'être présent au moment où le touriste prend sa décision. Qu'il soit au fin fond de l'Argentine pour un projet à long terme ou dans l'urgence depuis son hôtel parisien il doit avoir accès à nos produits.

Nous démarchons le plus possible en amont. Nos équipes commerciales parcourent le monde. Nous travaillons en partenariat avec les agences de voyages étrangères, les agences réceptives françaises, les concierges des hôtels, l'Office de Tourisme de Paris.

Nous travaillons par le biais de notre site internet et de nos propres agences. Nous avons des fonctionnalités B2B disponibles sur nos sites internet avec réservation on-line et déduction immédiate de la commission pour les agences de voyages IATA. Elles ont la possibilité de télécharger des supports commerciaux et des supports de ventes.

Les touristes ne sont pas des électeurs

TourMaG.com - L'entreprise a dû faire face à des mouvements sociaux en juillet dernier. Les grévistes protestaient contre la politique de LBO, propriétaire du groupe depuis 2008...

R.G. :
La fusion est intervenue quatre ans après le rapprochement des deux entreprises. Cette fusion était un non événement mais seulement une simplification juridique.

Nous n'avons jamais autant investi que depuis que notre groupe a été repris par le fonds d'investissement ! Nos agences ont bénéficié de gros travaux d'aménagements et croyez-moi, elles en avaient besoin.


TourMaG.com - Vos relations avec les pouvoirs publics ? La mairie de Paris ? L'Office de Tourisme ?

R.G. :
Avec l'Office de Tourisme et la région Ile-de-France, nous participons à de nombreuses opérations communes et nous avons d'excellentes relations. Avec les élus les relations sont parfois tendues. Beaucoup ne reconnaissent pas le tourisme à sa juste valeur. Les touristes ne sont pas des électeurs.

A Paris les pouvoirs publics ont tendance à mettre en avant les nuisances du tourisme...

Pour les observer, je trouve que les Parisiens vivent bien le tourisme et qu'ils accueillent avec sympathie les visiteurs étrangers. Ils sont eux mêmes tournés vers l'international. Ils savent voyager.

Les touristes ne se plaignent pas. En matière d'accueil nous avons fait beaucoup de progrès. Il nous reste à être meilleurs en langues étrangères. L'anglais ne suffit plus. Dans nos circuits nous avons 17 langues enregistrées. Nos visites guidées se font en 8 langues.


TourMaG.com - Aurez-vous des nouveautés en 2012 ?

R.G. :
Nous aurons des tours à pied dans certains quartiers, comme le Marais. Ce seront des groupes de 20 personnes accompagnées d'un guide.

Nous préparons aussi des circuits sur les Champs de Bataille de la Première Guerre Mondiale dont le centenaire sera commémoré en 2014. Les Australiens font partie des étrangers très concernés par ce tourisme de mémoire.

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