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Cleveland la ville « Rock'n Roll »


Rédigé par Michèle SANI à Cleveland le Dimanche 8 Juin 2008

Le lancement voici deux semaines du vol quotidien Continental Airlines entre Paris et Cleveland donne une nouvelle porte d'entrée aux Etats-Unis. Les Autorités de la capitale de l'Ohio ont profité de cette ouverture pour faire valoir leur ville et leur région auprès du marché français. Une visite à son très fameux musée du Rock'n Roll, une journée chez les Amish – la plus importante concentration aux Etats-Unis se trouve dans l'Ohio - et une nuit chez l'habitant sur la très élégante île Kelleys à une quarantaine de minutes de la côte permettent d'en attester : oui, Cleveland et sa région valent le détour.



Un Amish fait ses courses, sa carriole au parking
Un Amish fait ses courses, sa carriole au parking
Sur le marché français Cleveland ne s'instaure pas, a priori, dans le programme d'un premier voyage aux Etats-Unis. Une évidence confortée au Pow Wow qui vient de fermer ses portes à Las Vegas : New York, Miami, l'ouest américain (Californie l'hiver, les parcs et Las Vegas au printemps et en été) et la Nouvelle Orléans raflent tous les suffrages.Un « stop over » à Cleveland mérite toutefois attention.

Construite en « front de mer »

Le lac Erié est l'un des cinq Grands Lacs d'Amérique du Nord. Vu des rives de Cleveland, il a tout d'une mer intérieure. Son horizon se confond avec le ciel et la capitale de l'Ohio a le charme de ces ville balnéaires qui se reflètent dans la mer. Oui, le charme. Effaçons les clichés.

Au nord, c'est le Canada et sur la rive sud, à l'embouchure de la rivière Cuyahogo, voici Cleveland. Fondée à la fin du 19e siècle, c'est une ville du Middle West américain au passé industriel. Sa position stratégique au carrefour des Grands Lacs et du canal Ohio-Erié fut la clé de sa croissance. Les aciéries et le transport massif des minerais font aujourd'hui partie du passé. Il en reste des docks et des entrepots promis à une reconversion touristique ainsi que d'innombrables ponts.

Près de 200 ponts enjambent la rivière qui serpente au coeur de la ville. Ponts levants, tournants, pivotants, hauts perchés soutenus par des cables, ils étaient conçus pour laisser la voie libre aux bateaux. Ils font aujourd'hui partie du patrimoine architectural de la ville.

Cléveland n'échappe pas à la crise des subprimes mais elle n'apparaît pas au visiteur comme une ville à la dérive. Au contraire. Elle s'est reconvertie dans les services financiers, les assurances. Dans le sillage de la Cleveland Clinic, l'une des plus fameuses aux Etats-Unis et premier employeur de la ville, ce sont les industries pharmaceutiques ou liées à la recherche biotechnologique, à l'aéronautique et à l'aérospatial avec la NASA qui se développent.

Cleveland vue du lac avec au centre, le bâtiment géométrique du Rock
Cleveland vue du lac avec au centre, le bâtiment géométrique du Rock
Le Panthéon du Rock'n Roll

Dans le centre ville, les rues piétonnes bordées de bars et de restaurants animés commencent à se développer. Quant aux quartiers périphériques tapissés de petites maisons coquettes aux jardins tirés au cordeau, ils semblent s'embourgeoiser. Des investissements récents et l'aide de riches mécènes permettent de développer des pôles touristiques de grande notoriété au rang desquels le Rock and Roll Hall of Fame Museum.

Construit en centre ville, sur la rive du lac, par l'architecte Pei - à qui l'on doit notamment notre Pyramide du Louvre -, ce véritable “Panthéon” du rock, du blues et du R&b est célèbre sur tout le continent américain. Il détrônerait même, dans sa catégorie, Seattle ou Memphis. On y découvre de façon interactive, la culture “rock” au sens large, ses origines, ses influences, ses évolutions avec de multiples enregistrements de concerts, de vidéos et films.

Inauguré en 1993, il s'enrichit tous les ans de nouveaux objets personnels, instruments de musique, costumes de scènes ou manuscrits ayant appartenu à des artistes aussi divers que Bruce Springsteen, Prince, Madonna, David Bowies, John Lennon, Jimi Hendrix, Jim Morrison. On s'étonne devant la Porsche psychédélique de Janice Joplin. On s'émeut devant les uniformes des Beatles sur l'album Sgt Pepper. Ouvert tous les jours de l'année sauf Thank Giving Day et Noël. Plus d'infos : www.rockhall.com

Une « Amish Experience »

Rendus célèbres par le film Witness (Peter Weir – 1985) ilvivent en rase campagne, hors du temps ou plutôt figés dans un temps vieux de trois siècles. Pour vivre librement leur religion dont les préceptes s'appuient au verbe près sur le Nouveau Testament et s'estimant persécutés, ils ont fui l'Europe au début du 18e siècle.

Le Comté de Geauga, à 45 minutes de voiture de Cleveland, abrite l'une des plus importantes communautés Amish des Etats-Unis. Leur vie est strictement rythmée par la nature, sans électricité, sans voiture ni tracteur. Ils conduisent des buggies tirés par des chevaux. Très conservateurs ils refusent tout changement et toute assistance. Ils n'ont pas de TV, n'écoutent pas la radio mais lisent les journaux. Les enfants – souvent pieds nus – vont jusqu'à 13 ans dans des écoles privées où tous les cours se réfèrent à Dieu. Ensuite, ce n'est plus obligatoire et il rare que les filles poursuivent des études.

Les Amish vivent pratiquement en autarcie. Agriculteurs, éleveurs, constructeurs, marchands aussi, ils vendent dans leurs propres magasins des produits faits « main » et « maison » : meubles en bois, vêtements (très austères), fromages, couvertures patxhwork etc. Ils parlent peu – un dialecte inspiré de l'allemand - et travaillent beaucoup.

Certaines familles, pas évidentes à trouver, acceptent de recevoir à leur table des hôtes étrangers. Les femmes préparent la cuisine et servent sans participer au repas. On paie un « juste prix » avec cette obligation : un moment de recueillement ou mieux, une prière debout avant de commencer un repas relativement roboratif. Savoir : on ne photographie jamais un Amish de face.
Un contact : Emilie Poua (une francaise installée depuis 10 ans à Cleveland) directrice du Tourisme (section art et culture) au Convention et Visitor Bureau de Claveland. Email : epoua@positivelycleveland.com

Un bed and breakfast, à Kelleys Island
Un bed and breakfast, à Kelleys Island
Le charme de Kelleys Island

A 40 minutes de ferry, cette petite île d'opérette verdoyante et très fleurie possède un charme fou. On y circule en petite voiture de golf. Elle compter près de 400 maisons toutes plus coquettes les unes que les autres, toutes entourées de jardins magnifiques au gazon impeccable. Ici la nature est reine.

Priorité aux oiseaux, aux lapins, aux écureuils; Une centaine de personnes y vivent en hiver, 2 000 en été en comptant les campeurs. Ici le sens de l'hospitalité n'est pas un vain mot. Certains habitants proposent un « bed & breakfast » dans la grande tradition « british ». Le premier hôtel de l'île, le Venture Resort d'une trentaine de chambres en est aux finitions. Il ouvrira cet été.

Toujours à proximité de Cleveland, à Sandusky en bordure du lac, de gros investissement ont été consacrés à développer des attractions touristiques. On est encore loin d'Orlando mais tout de même, certaines attractions se démarquent à l'exemple de Cedar Point. Considéré comme la capitale mondiale du Roller Coaster (montagnes russes) ce parc fut créé en 1892 ! Il possède aujourd'hui et 17 « roller coaster » qui battent tous les records de vitesse, de hauteur et de sophistication. (Fermé l'hiver).

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1.Posté par Damien Chapuis le 11/06/2008 17:03 | Alerter
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Juste que Cleveland n'est pas la capitale de l'Ohio... c'est Columbus.

2.Posté par Mike le 08/07/2008 05:21 | Alerter
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M.C.
Thought you might enjoy this. I am going to download an English version so I can glean the fine points of this article.


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