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Destination France : H. Novelli fait des emplâtres sur une jambe de bois...

Assises nationales du Tourisme


Rédigé par Jean DA LUZ le Samedi 21 Juin 2008

Les Assises du tourisme qui viennent de se tenir à Paris ont été une sorte de show, une grand messe où la cosmétique et les effets de manche l'ont emporté sur la dure réalité des choses. A tel point que les professionnels se demandent si leur ministre ne se contente pas de faire des emplâtres sur une jambe de bois... Il est vrai que quand on a longtemps fait dans la prothèse, on en arrive forcément aux déformations professionnelles...



Destination France : H. Novelli fait des emplâtres sur une jambe de bois...
En politique, lorsqu'on veut enterrer un dossier, on nomme une commission.

Hervé Novelli n'a pas dérogé à la règle en enfilant les pantoufles de son prédécesseur Luc Chatel afin de diagnostiquer le mal touristique français. On a donc appelé au chevet de la "malade" le très Bcbg Boston Consulting Group (BCG).

Bien entendu, ça fait autrement plus sérieux que les avis, les études et les rapports tirant la sonnette d'alarme sur l'état du tourisme made in France et qui s'empilent depuis des années

Et cela même s'il faut débourser quelques dizaines de milliers d'euros pour s'entendre rabâcher ce que l'on sait déjà... Mais, forcément, quand c'est dit (écrit) par un Américain, ça vous pose un secrétaire d'Etat... même s'il ne fait qu'enfoncer les portes ouvertes (le rapport).

Passons. Mais qu'a retenu notre Ministre de tutelle pour remettre en selle le tourisme français, améliorer l'accueil des touristes internationaux, moderniser l'offre touristique et donner de l'ampleur à la promotion de la destination et ne pas se laisser distancer ?

Pas grand chose ou presque. Ou plutôt si. Un plan d'action, sorte d'amalgame de "mesurettes", de gadgets, d'effets bling-bling... des "projets d'intention", dira même un fin connaisseur du tourisme. Détaillons-les point par point.

Saviez-vous que france.com n'appartient pas à l'État français ?

Première mesure-phare retenue : la création d'une norme 5 étoiles, parce que certains pays du Moyen orient s'octroient jusqu'à 7 étoiles pour leurs établissements et que cela attire une clientèle haut de gamme.
L'argument tient-il vraiment la route ?

Sincèrement, on en doute. D'abord, la clientèle concernée est une petite niche. Une niche déjà très convoitée.

Ensuite, ce n'est pas parce qu'on colle des étoiles supplémentaires à des établissements que les clients afflueront comme par miracle. Il suffit de regarder l'état de délabrement de certains palaces de la Côte d'Azur pour se dire que ce n'est pas gagné...

Que propose encore Hervé Novelli pour gagner ce fameux point de croissance supplémentaire ?

Doter la France d'une marque unique, partagée par tous les acteurs pour harmoniser l'image de l'hexagone partout dans le monde avec la signature « Rendez-vous en France ». Pas vraiment original mais plutôt bien vu.

Ah oui, j'allais oublier, un site internet france.fr devrait également voir le jour. Il était temps, non ? Petite anecdote. Saviez-vous que le nom de domaine france.com n'appartient pas à l'État français mais à une entreprise américaine ? Cocasse, non ?

Les 80 millions de touristes sont de la poudre aux yeux

Mais que valent vraiment ces intentions et où le secrétaire d'Etat, malgré ses nombreux portefeuilles, ira-t-il puiser les moyens de ces ambitions ? Voilà où le bât blesse.

Les caisses sont vides, regrettait dernièrement le chef de l'Etat. Mais alors comment récolter sans semer ? Comment grappiller ce point de croissance supplémentaire qui fait cruellement défaut à l'économie ?

A l'impossible nul n'est tenu. Mais si on regardait de plus près les "vraies réformes" à mener ? Les professionnels, sur le terrain (et non sous les sun lights), les connaissent bien, eux.

Ils savent que les 80 millions de visiteurs dont se gargarise le Ministère du tourisme sont de la poudre aux yeux. Du tripatouillage et du triturage de statistique, car ces soi-disant "touristes" ne sont que de passage sur notre territoire.

La preuve ? La France est loin d'être sur la 1ère marche du podium au niveau des revenus touristique. On la disait sur la 3e après les USA et l'Espagne mais, selon nos informations, le BCG la classerait plutôt en... 6e position !

Multiplication de structures, gaspillage des moyens, accueil tiède, fiscalité galopante, abus de toutes sortes, investissement insuffisant, absence d'un grand salon de tourisme, politique internet défectueuse... le chantier est colossal. Mais l'urgence est là.

La France va devoir, sous peine de se faire définitivement dépasser par les pays émergents, revoir sérieusement et refondre sa politique et sa stratégie touristique. Làs, force est de constater que le chantier France est plutôt mal barré...

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1.Posté par Réceptif français le 23/06/2008 09:29 | Alerter
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La faculté de nos politiques à nous endormir à travers l'annonce de nouvelles mesures me surprend toujours!
Quid les structures déjà en place? Quelles sont leur utilité? Quelles sont leur "rentabilité"? Par exemple Maison de la France et sa filiale France Guide?

2.Posté par Cecile Rogue le 23/06/2008 09:39 | Alerter
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100% d'accord avec le journaliste... il n'y a de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir...

3.Posté par Guillaume Cromer le 23/06/2008 11:17 | Alerter
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Merci pour ce très bon article, tranchant comme il le faut... parfois cynique. Mais c'est très bien.
J'ai parfois le sentiment de voir une politique d'un pays qui reçoit très peu de touristes par an et qui empile les études de marché et d'image de la destination pour savoir comment les développer.
La politique française en matière touristique est incompétente. Le maquillage pour montrer que le secrétaire d'Etat "aura fait quelquechose de visible" durant son mandat est ridicule.
Il faut savoir écouter les professionnels, tous les professionnels et avancer dans une véritable refonte de l'industrie touristique (de la formation à la distribution, de l'accueil et la commercialisation de la destination France).

4.Posté par Yves Léglise le 23/06/2008 11:38 | Alerter
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C'est toujours sympa quand on arrive quelque part de faire un audit : on sait où on met les pieds... Les audits de tourisme ont en commun qu'ils pointent tous les mêmes insuffisances et les mêmes points forts. En gros, on n'investit pas, on accueille mal mais les résultats sont bons et risquent de se dégrader... C'est vrai que cette fois-ci c'est les US qui le disent, ça doit donc être vrai... Mais c'était vrai aussi il y a dix ans...
Et alors ? Et alors ?
On attend Zorro, mais on se lasse...

5.Posté par Théodore le 23/06/2008 13:08 | Alerter
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L'on peut être déçu par ces réformettes aux petits pieds. Les politiques n'ont aucun mal à annoncer ce qu'ils veulent puisque le temps que les nouvelles mesures se mettent en place, et que l'on se rende compte que rien n'a changé, eux seront partis vers d'autres occupations et accuseront leur successeur d'avoir fait n'importe quoi. On connaît la musique. Ils forment des commissions qui pondent des mesures inapplicables et se gardent tout le bénéficie médiatique de l'annonce.

En résumé, pour ceux qui pilotent (ou sont censés le faire) le changement du tourisme français, c'est "oui pour le changement à condition que tout reste pareil". Quant à l'étude du BCG, une fois de plus, il a fallu payer une très grosse facture (en non, ils ne sont pas donnés ces gens-là) pour qu'ils nous apprennent ce qu'on nous savions déjà... fâcheux.

6.Posté par Cyril D le 23/06/2008 13:20 | Alerter
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Quand le Mieux est l'ennemi du Bien...

Nous savons faire, mais on le fait de façon désordonné, anarchique, gagne petit et égocentrique.

Privé Vs Public, CDT Vs CDT, CRT Vs CRT, Clochers Vs Clochers.

La solidité d'une chaîne dépend directement de celle de son maillon le plus faible... Encore faudrai t il que les maillons soit liés les uns aux autres...

Alors quand l'orgueil de chacun nous fait fleurter avec le ridicule et la faillite, il faut savoir évoluer.

Darwin et Labori explique que c'est l'instinct de survie et de perpétuation de l'espece qui fait muter les êtres de notre planète.

Je souhaite que nous soyons un minimum suffisamment évolués afin de STOP la War Attitude pour START la efficace attitude.

Sans oublier que ce sont les plus fort qui survivrons et que les Looser seront oubliés.

Le receptif francais s'étouffera dans son Orgueil ou illuminera le Monde par sa créativité fédératrice.

Allez une piste (from my side):

Le maillon adaptable entre les sites géographiquement éloignés....

L'AUTOCAR...

Arguments écolo sécuritaire:

40 pax en 35 voitures = 850 Kg CO2 pour 100 Km
40 pax en car= 117 KG ...

Indice de sécurité selon le mode de transport
- Bateau .................................................... 1,19
- Avion .................................................... 1,35
- Autocar .................................................. 1,90
- Train ...................................................... 5,60
- Voiture ................................................ 20,00
- Cyclomoteur ...................................... 103,00
- Motocyclette ...................................... 178,00

Liaisons touristiques a créer des City Tours en version Country Tours ( interRégion obligera...).

Mais oui, moi aussi, je suis un donneur de leçon qui tire les draps...

Mais cela fera peut etre Tilt à un moment ou à un autre il suffit d'amorçer la pompe.

INTERNET + AUTOCAR + PROFESSIONALISME DES ACTEURS RECEPTIFS = WIN attitude.

AUTOCAR IS SEXY, AUTOCAR CAN SAVE YOUR SOUL.

Il suffit de s'y interresser et de vouloir évoluer.

7.Posté par Mathieu le 23/06/2008 18:12 | Alerter
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En tant qu'étudiant en BTS Tourisme j'essaye d'être particulièrement attentif à ce qui se joue en ce moment pour l'avenir du tourisme en France. Tout ce que rapporte le journaliste, les constats sur le retard du pays tant sur les infrastructures que dans l'aspect humain, tout paraît tellement évident même quand on est un simple étudiant ou même ne travaillant pas dans le milieu du tourisme !! Alors pourquoi celà paraît-il si dur à comprendre ou admettre pour le pouvoir en place ?

J'ai peut-être (sûrement même) un regard encore idéaliste (car jeune) sur ce problème mais j'y vois là un des principaux défauts de la mentalité française : on attend toujours le dernier moment, celui où on a très mal, pou réagir alors qu'il est beaucoup moins coûteux de prévenir que de guérir. La France s'est trop longtemps reposée sur ses lauriers il serait temps de se donner un bon coup de fouet pour se remettre au goût du jour, et surtout s'en donner les moyens : ça passe d'abord par une acceptation de la réalité mais au vu des discours de Mr Novelli et de ses méthodes, j'avoue rester perplexe ...

8.Posté par Cyril D le 23/06/2008 19:43 | Alerter
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Garde la Foi Mathieu...
Un jour tu passeras à l'action, tiens toi prêt, tel dans la Théorie du Chao "Un battement d'aile de Papillon peut déclencher un Typhon..."

9.Posté par denis R le 23/06/2008 20:03 | Alerter
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La France est un pays avec 60 millions de râleurs..et le tourisme en a son lot...Quoi que l'on fasse, ça ne va jamais et pourtant, beaucoup de choses ont déjà été faites (infrastructures, accueil, outils promotionnels, salons, etc...) mais ça, personne n'en parle....alors comment voulez-vous qu'un ministre qui ne reçoit que des doléances, fasse la part du vrai et du faux....laissons des gens extérieurs à la profession faire un diagnostic qui, espérons-le, ne sera pas trop partisan....et au vu de leur rapport, il sera toujours temps d'émettre les critiques et de demander des comptes au ministre...d'ici là, messieurs les journalistes et autres donneurs de leçon, s'il vous plait, gardez votre calme...

10.Posté par Puydebat le 24/06/2008 13:41 | Alerter
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en tant que président d'un important réseau de consultants tourisme et loisirs, je suis atterré par la méthode: des assises soit-disant participatives ...alors que la mess est déjà dite. Un bureau de consultants BCG international ..et pas vraiment spécialisé dans le tourisme cela se saurait...et des groupes de travail où l'on demande leur avis à tout le monde sauf aux professionnels du secteur (grandes entreprises françaises par exemple...).

Il vaut falloir changer la méthode vers plus d'opérationnalité si l'on ne veut pas définitivement décrocher

Jean-Michel Puydebat
Président du réseau de consultants tourisme loisirs CPIP

11.Posté par Yves Léglise le 24/06/2008 15:11 | Alerter
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L'appel fait au BCG est plutôt mauvais signe. Ce groupe de recherche a fait d'intéressantes propositions sur le comportement des consommateurs à la fin des années 90. Depuis, il passe son temps (comme pas mal d'autres) à ... confirmer ce qu'on sait déjà - ou ce qu'on veut qu'il se dise...
En gros, si vous voulez confirmer ce que vous savez déjà - ou ce que vous voulez qu'il se dise, faites appel au BCG...
Je ne crois pas que la mode soit de faire appel aux "professionnels techniques" mais plutôt aux "professionnels de l'image"... De ce côté là, c'est assez réussi...
Il y a un siècle, on utilisait la méthode "Coué"... On n'a pas beaucoup évolué, sauf qu'on en reste aux intentions.

12.Posté par alexis selinger le 27/06/2008 11:04 | Alerter
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Sans doute la France pourrait mieux faire en matière de tourisme mais son incapacité à transformer le trafic de passage en court, moyen ou long séjour ne peut être imputable aux seules causes diagnostiquées par Jean Da Luz.

Quelles que soient les bonnes intentions des Ministres ou Secrétaires d'Etat de gauche ou de droite qui se sont succédés et se succéderont, leur volontarisme se heurte au même constat : les 2 tiers du territoire français à un déficit d'ensoleillement par rapport à l'Espagne.

A moins d'un changement climatique, quel que soit l'accroissement des budgets communication, les mesures incitatives qui pourraient être prises, sa saison touristique est bien trop courte pour qu'elle puisse espérer amortir les investissements nécessaires rendre son offre séjour plus compétitive et plus attractive.

Même si le franquisme fut une période sombre de son histoire l'Espagne y a acquis une expérience du tourisme de masse qui fait défaut à la France. Après avoir fidélisé sa clientèle sur le balnéaire, l'Espagne a depuis une quinzaine d'années développé une stratégie sur 2 axes : diversification et montée en gamme.

Pour conquérir un nouveau public, elle a abandonné les clichés « sombréro et mantilles » et a mis l'accent avec succès sur des offres thématiques de séjours à vocation festifs ou culturels ainsi qu'a la promotion de régions qui jusqu'alors avaient peu ou pas bénéficié du flux touristique.

Pour avoir eu sur la période 1998 à 2001 la charge du marketing et de la communication d'un réceptif sur l'Espagne et ses îles, mon opinion est que l'on ne peut en équité comparer les 2 destinations. Voici ce que dès 2001 j'avais constaté :

« Soyons clairs l’Espagne a changé.... elle n’est plus programmable comme un simple balnéaire d’entrée de gamme.

Ce que les touristes viennent chercher en Espagne et qui motive le surcoût qu’ils acceptent de payer par rapport aux offres des pays émergents c’est à ensoleillement comparable, un style de vie, un environnement culturel, un climat de sécurité, une mixité avec la population locale et surtout une liberté de tons et de mœurs qui s’apparente plus aux démocraties nordiques qu’à ses voisines latines pour qui, sur certains faits de société l’Espagne est jugée trop permissive.

Dans ce contexte le balnéaire, tout en demeurant un atout dans l’offre touristique ibérique, n’est plus le moteur principal de sa croissance mais la cerise sur un gâteau constituée d’offres culturelles, ludiques ou thématiques parfaitement segmentées et ciblées pour satisfaire au plus près les demandes des différents types de tourisme : individuel, groupe, voyage d’affaire et incentive. »

Refondre la politique touristique de la France est non seulement nécessaire mais indispensable pour gagner les points de croissance qui nous font défaut toutefois il ne suffit pas de définir fusse en y associant les professionnels une nouvelle stratégie pour qu'ipso facto elle rencontre les faveurs du public.

Compte tenu de son déficit d'ensoleillement qui lui aliène une large partie des amateurs de bronzette ; de ces structures hôtelières inadaptées ou incapables d'accueillir à un prix concurrentiel les individuels et les groupes ; des offres réceptives qui se cantonnent basiquement aux visites des principaux monuments, des musées et du classique « Paris by night » je doute qu'une augmentation du budget communication génère des résultats supérieurs à ceux actuellement obtenus.

La seule manière à mon sens pour remédier à la situation consiste en l'élaboration d'offres novatrices, attractives et parfaitement ciblées malheureusement, force est de constater que globalement les professionnels ne savent pas vendre la France ou la vendent mal.

Qu'ils soient réseaux ou indépendants, les AGV sont plus à l'aise pour diffuser du séjour balnéaire packagé à du moyen ou long courrier que de construire des offres réceptives qui leur permettraient d'élargir et diversifier leur activité.

Faute d'imaginaire et de courroie de transmission sur le terrain c'est donc contrainte et forcée que la France mise dans sa communication sur le haut de gamme et le tourisme d'affaire.

13.Posté par Guillaume Cromer le 27/06/2008 11:24 | Alerter
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Stop aux comparaisons!

La destination France n'a aucun intérêt à parier uniquement sur son balnéaire ou son ensoleillement.
Comme tu le dis Alexis, il est nécessaire aujourd'hui que la France joue sur une offre novatrice et attractive mais surtout diversifiée. Jouons sur la qualité et la diversité des territoires français. C'est uniquement par cette voie là que la destination France gagnera les points de croissance qui lui manquent.
Mais ce travail ne pourra fonctionner que par des partenariats interprofessions et interprofessionnels. C'est de cette manière que les nouveaux produits touristiques seront attractifs et pourront également retrouver la clientèle française suite à la crise pétrolière (et donc du tourisme long courrier) qui se profile à l'horizon...


14.Posté par alexis selinger le 27/06/2008 13:02 | Alerter
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Guillaume tu as parfaitement résumé ma pensée sur le sujet.

15.Posté par Yves Léglise le 27/06/2008 14:20 | Alerter
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..." Qu'ils soient réseaux ou indépendants, les AGV sont plus à l'aise pour diffuser du séjour balnéaire packagé"...
..."Faute d'imaginaire et de courroie de transmission"...

On en revient à un problème de communication. Il est indéniable que la France n'est pas aussi facilement "vendable", actuellement, que l'Espagne sur du produit balnéaire pur.
Par contre, du fait de la diversité de ses atouts naturels et culturels, il est logique que notre pays soit l'un des plus visités.
Cela complique la communication sur l'attractivité touristique de notre pays : il est très difficile de communiquer sur une offre très diversifiée. Je ne crois pas que ce soit "l'imaginaire" qui fasse défaut ; il me semble que notre difficulté soit plutôt dans l'imagination de "courroies de transmission" différenciées, en fonction des marchés nationaux.
En gros, pour moi, c'est davantage l'organisation de l'offre que l'offre elle-même qui pose problème.
Quant aux enquêtes marketing... Je crois que depuis une bonne dizaine d'années elles ne nous apprennent rien de nouveau...

16.Posté par jp luquet le 03/07/2008 09:49 | Alerter
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a ce jour n'importe qui se propose de faire du réceptif. chacun dans son coin la préoccupation principale de chacun est de prendre le client de l'autre. toutes les organisations, les hôtels, office du tourismes, centre d'hébergements et autre comités du tourismes crées leurs pacs. si une agence propose de faire venir des touristes en autocars, la seule réponse est "nous savons le faire et nous n'avons pas besoin de vous". Les autocaristes demandent les programmes pour mieux passer en direct. A quand l'union des prestataires du tourisme français qui permettrais de parler d'une seule voix plutôt que de faire une guerre franco-française qui profite aux agences étrangère qui se frottent les mains en passant directement leurs programmes avec les autocars étrangers. si chacun fais convenablement son travail, sans chercher a faire celui du voisin l'accueil en sera amélioré et la qualité made in france retrouvée.


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