OMAN DESTINATION

Dialoguer avec l’histoire




Pourquoi ?

Située à la croisée des routes commerciales de l'encens, de la soie, du cuivre et sur la route des épices, Oman possède une culture d'échange de plus de 5000 ans et un riche passé historique dont les nombreux forts et châteaux s'en font les témoins. Le Sultanat possède également une multitude de sites classés au patrimoine mondial de l'Unesco dont plusieurs sites archéologiques où les visiteurs pourront s'aventurer accompagnés d'un guide spécialisé. Pour les amateurs de culture, Oman non plus n'est pas en reste, puisqu'il offre une large palette de musées retraçant l'histoire omanaise. Enfin, n'oublions pas, entrer à Oman, c'est aussi mettre un pied aux pays des légendes et épopées dont les héros s'appellent Job et la reine de Saba, Sindbad le Marin ou encore Marco Polo.

L'histoire en bref

Les premiers échanges
Connu dans l’Antiquité sous le nom de royaume de Magan ou Makkan, Oman est une contrée en forme de corne s’étirant en direction de l’Iran en une poignée d’îles. Les premières implantations humaines arrivèrent de Mésopotamie via le détroit d’Ormuz pour s’implanter sur les côtes. Cyrus le Grand, fondateur de la dynastie perse achéménide s’empare du pays en 536 avant JC jusqu’en 640 après JC. Les Perses y vécurent jusqu’à l’avènement de l’Islam et apportèrent leur savoir faire en matière d’irrigation. La seconde grande migration arabe a lieu vers 751, sous le contrôle de Julanda-Bin-Massud, le premier imam du pays, chef religieux et temporel. L’économie connut alors un essor sans précédent : encens, cuivre, chevaux, dattes et épices circulaient par les ports de la région de la Batinah et du Dhofar. C'est alors qu'entre le 7e et le 11e siècle, les marins arabes établirent une chaîne de comptoirs s’étirant de l’actuelle Afrique du Sud jusqu’à l’Erythrée.

L'invasion portugaise
Au 16e siècle, les Portugais sont les premiers Européens à occuper les ports et les points stratégiques du pays. En 1514, Alfonso de Alburquerque prit le détroit d’Ormuz et en fit une base portugaise sur la route des Indes. Les Turcs, les Perses et les autres Européens se disputèrent la très convoitée Mascate où les Portugais se maintinrent jusqu’en 1650 lorsqu’un membre de la dynastie des Yaroubides reprit la ville et les côtes. Mais c'est la prise de Mombasa en 1665 qui marqua le départ définitif des Portugais. Les Omanais attaquèrent les possessions portugaises en Afrique, passant ainsi du statut de dominés à celui de colonisateurs.

Le protectorat Anglais
En 1763, par le Traité de Paris, le Royaume-Uni s’impose aux Indes. Le Golfe représentait pour Londres une voie de communication de premier ordre pour les possessions indiennes de la Compagnie anglaise des Indes orientales. La compagnie installa rapidement un agent à Mascate afin de contrer les Perses qui tentaient de récupérer la capitale omanaise. Ils lancèrent alors des campagnes contre les pirates des côtes et proposèrent également un discret soutien au sultan contre les avances de la toute proche Arabie Saoudite. Au 19e siècle, la Grande-Bretagne conclut avec le sultan Saïd des traités qui en firent un protectorat de fait.

Oman aujourd’hui
L’intérieur du pays centré sur Nizwa, la ville sainte des Ibadites, fut le siège d’un imamat indépendant entre 1913 et 1955 lorsque le sultan Saïd bin Timour (père de l’actuel Sultan) profita de luttes successorales pour affirmer son contrôle et obtenir l’abdication de l’imam. En 1957, le sultan assisté par les forces britanniques mit fin à une nouvelle tentative de restauration de l’imamat et la révolte de Nizwa s’éteignit en 1959. Mais en 1961, une nouvelle révolte éclata dans le pays, cette fois-ci dans le Dhofar à l’aide d’un Front Populaire de Libération appuyé par le Yémen. La guérilla fut réduite à l’aide des militaires anglais. Depuis, la politique d’amnistie appliquée par le sultan Qabous a contribué à l’unification du pays et au développement local.

La Renaissance Omanaise
L’arrivée du Sultan Qabous en 1970 inaugure une période de prospérité et d’émergence de l’identité nationale connue sous le nom de "Renaissance Omanaise". Ce dernier a su affermir le pouvoir étatique et ses institutions ainsi que pacifier et moderniser son pays, bénéficiant de l’exploitation tardive du pétrole. Parmi ses premières mesures on compte le changement de nom du pays, devenu désormais le Sultanat d’Oman, la création d’un drapeau national et son ouverture modérée au monde moderne. L’une des particularités du sultanat est le fait de professer un courant minoritaire de l’Islam venu de Mésopotamie et appelé l’ibadisme. L'actuel sultan suit les préceptes de la "vraie croyance" en prônant la tolérance envers les autres religions, le bon traitement des animaux et s’efforce également de renouer avec le passé.

Les routes maritimes
Des routes de l’encens à celles de l’or noir, l’histoire d’Oman est jalonnée d’échanges maritimes et terrestres. Selon la légende, Sindbad le Marin aurait vécu vers le 10e siècle à Sohar, un port du nord omanais. Pendant des siècles, les « dhows », ces boutres en teck qui sillonnaient les océans assurèrent le transport des épices et de l’encens entre l’est et l’ouest, l’Asie et l’Afrique. Les « dhows » descendent du « mhele », un navire dont la proue était sculptée en forme de tête de chameau. Pourtant, un détail moins connu de l’histoire d’Oman est le fait qu’il ait été le seul empire colonial du Moyen Orient, possédant des comptoirs sur la côte Est africaine notamment à Zanzibar et à Mombassa.

Oman et Zanzibar
Le port de Sour et ses boutres ont toujours lorgné du côté de l’Afrique de l’est, d’abord vers le Mozambique pour le commerce des épices, de l’or et de l’ivoire, puis, au 19ème siècle, vers Mombassa, Pemba et Zanzibar pour celui du clou de girofle. La prospérité de ces comptoirs fut telle que le sultan d’alors installa sa capitale et sa cour à Zanzibar en 1831 et y resta jusqu’en 1856. A sa mort, les Allemands, Anglais et Français rivalisèrent pour imposer leur protectorat. Aujourd’hui encore, les Omanais de Zanzibar rentrés au pays conservent leurs traits africains, et parlent le swahili.
Les lourdes portes sculptées sont un autre témoin de ce passé commun. Importées à grands frais d’Oman vers Zanzibar, les ancien Arabes considéraient la porte comme l’élément primordial de la maison. Une entrée typique se compose d’un double battant fait en bois de teck importé d’Inde. Fermée à l’intérieur par un verrou et à l’extérieur par un gros cadenas sur chaîne, la porte est toujours décorée avec soin. Chaque motif a une symbolique propre : les poissons incarnent la fertilité, les fleurs de lotus représentent la reproduction et la sagesse, les palmes représentent la santé, les chaînes évoquent la sécurité et le dattier, l’abondance. Sur le linteau, le nom du maître des lieux apparaît gravé à côté d’un verset du Coran.

Où ?

A Mascate, plus petite capitale du monde !
La plus petite capitale du monde, Mascate, est bâtie au milieu d'une plaine fertile entourée de rochers escarpés. Elle pourra être le point de départ idéal pour les excursions dans les vallées et les forts de l’intérieur, le long de la côte jusqu’à Sohar au nord ou bien Sour et les sables de Wahiba plus su sud. Cette ville offre un spectacle imposant, avec ses murailles crénelées et le palais bleu et or du Sultan, considéré par les Omanais comme un symbole de la renaissance du pays. Avec ses 600 000 habitants (avec le port de Matrah), elle s’étend au pied du djebel Hajar, sur le Golfe d´Oman. Pas de hauts immeubles, pas de toits inclinés, rues propres, couleur sable ou blanche des constructions, l’urbanisme est conforme aux traditions de l’architecture arabe. Parmi les attractions phare de la capitale historique : le musée d’histoire de Mascate, le musée d’Oman, le musée Bait Al Zubair et le musée Franco-Omanais.

Sur la route des forts
La route des forts s’articule autour de Nizwa, ancienne capitale d’Oman située à 1h30 de Mascate. Le Sultan Qabous a fait appel à des ouvriers marocains pour redonner vie aux forts et châteaux qui la ponctuent, en employant les matériaux traditionnels comme la brique de terre séchée, le bois de palme et le calcaire. L’architecture militaire omanaise, simple mais puissante, a subi l’influence des Portugais et des Perses ; toutefois son caractère arabe est indéniable. Parmi les forts les plus impressionnants citons ceux de Jalali et Mirani à Mascate ; le fort de Nizwa et le château de Jabrin, près de Nizwa (un véritable et somptueux palais à l’intérieur) ; le château fort de Birkat el-Mauz (qui abritait l’imam et son administration) ; le fort de Nakhl, majestueux sur un piton rocheux qui surplombe une immense plaine de palmiers dattiers ; les forts de Baït Naman et d’Al-Hobe (lieux de villégiature des sultans). D’autres constructions valent le détour tels les forts de Bahla (à 20 km de Nizwa) et d’Al-Roustaq (près de la côte de la Batinah), ainsi que les tours de guet qui ponctuent les cols de montagne. Il existe également un château fort au Moussandam et trois forteresses sur les côtes du Dhofar.

Sur la route du passé
Elle se situe entre Izki et Bahla et recèle plusieurs agglomérations riches en patrimoine historique. Deux villages méritent un arrêt : Birkat-al-Mawz et Tawf qui possèdent chacun un fort du XVIIème siècle. En chemin, il faut visiter le « falaj » (canal d’irrigation ancestral) de Tanuf, aux vertus curatives, et le fort de Jabrin. Sour, au sud de Mascate, a conservé l’allure des anciennes cités omanaises. On continue à fabriquer de manière ancestrale les « ghanja » ou « dhows », ces grands boutres utilisés pour la pêche et le commerce.

Les sites classés patrimoine mondial de l'Unesco
L'Unesco a intégré quatre sites et ouvrages architecturaux du Sultanat sur sa liste du Patrimoine Mondial :
- Le Fort de Bahla (depuis 1987), domine la cité du même nom (à 40km à l'ouest de Nizwa). Il fut construit sur les fondations d'un fort préislamique par les Nabahinas, qui régnèrent sur Oman du 12e au 17e siècle. Avec ses 15 portails, ses 132 tours de guet et son mur d'enceinte en terre séchée de 12km de long qui entoure le village, elle est tout simplement la plus grande du pays. La poterie de Bahla est également très réputée.

- Les sites archéologiques de Bat, Al-Khutm et Al-Ayn (depuis 1988) représentent l'ensemble le plus complet de zones d'habitat et de nécropoles du 3e siècle avant. J.-C. Les tombes de Bat sont des monticules de pierres plates empilées qui forment de petits dômes.

- Les sites archéologiques et naturels du "Pays de l'encens" (depuis 2000) de Shishr et de Sumhuram, dans la région de Salalah, datent de la même période que les sites de Bat. On y retrouve les arbres à encens du Wadi Dawkah (plus de 1200 arbres adultes et 5000 nouveaux plants), les vestiges de l'oasis caravanière de Shisr (Ubar) et des ports de Khor Rori (l'antique Samharam) et d'Al-Balid. Encore en cours de fouilles et de restauration, ces 3 derniers sites archéologiques sont des exemples remarquables d'habitats fortifiés.

- Les aflaj (depuis 2006), astucieux systèmes de canalisation et d’irrigation constituent une partie vitale du patrimoine omanais. Chaque village possède son falaj (aflaj au pluriel) et on recense environ 10 000 réseaux disséminés dans tout le territoire. Les aflaj du Djebel Akhdar qui ont permis l’essor de l’agriculture et servent aujourd’hui à la culture en terrasse sont sans conteste les plus intéressants du pays. L’eau qui circule dans ces canaux à flanc de coteaux provient soit des wadis (lits de rivière remplis par la pluie), soit des sources ou des puits de montagnes. Plusieurs puits successifs sont creusés le long d’une pente sous laquelle se trouve une nappe phréatique et l’eau est amenée à l’air libre par des galeries souterraines. Il n’est pas rare de trouver des poissons qui nagent dans les eaux claires.

Dans les musées et galeries
Plusieurs musées existants ont été améliorés et modernisés ces dernières années et de nouveaux ont été ouverts. On trouve principalement des musées - et galeries - à Mascate et à Salalah.
A Mascate :
- Le Musée Bait Al Zubair, dans le vieux Mascate, est un musée privé qui présente la plus importante collection consacrée à l'artisanat et aux traditions du pays. Y sont notamment exposés des costumes traditionnels de toutes les régions, des khanjar et des armes cérémonielles. Dans le jardin, on peut également voir des reconstitutions d'une maison omanaise il y a 100 ans et d'un falaj (système d'irrigation).
- La galerie d'art Bait Muzna Gallery (en face du musée Al Zubair) est un lieu incontournable pour découvrir le travail des artistes omanais les plus réputés.
- Le Musée Bait Al Baranda à Muttrah, ouvert depuis 2007 dans une demeure du début du 19e siècle, retrace l'histoire de Mascate depuis la formation géologique du Golfe d'Oman à nos jours via un parcours interactif, des photographies et des objets trouvés sur les sites archéologiques de la capitale.
- Le Musée du Patrimoine Omanais, dans le quartier de Qurm, a été modernisé en 2006. Il présente une palette complète de 5000 ans d'histoire. On y retrouve notamment exposés des objets usuels anciens, des poteries retrouvées sur les sites archéologiques, des bijoux, du mobilier etc.
- Le Musée Bait Faransa est un musée franco-omanais qui retrace l'histoire des relations diplomatiques, commerciales et culturelles entre les deux pays.
- Le Musée National du Sultanat d'Oman, expose, quant à lui, des objets ayant appartenu aux souverains de la dynastie des Al Said et se focalise particulièrement sur les relations entre le Sultanat et Zanzibar.
- Le Musée d'Histoire naturelle met en avant la vie animale et végétale, actuelle et passée. C'est une étape incontournable avant de quitter la capitale pour explorer le reste du pays.

A Salalah :
- Le Musée Terre d'Encens réunit dans un même ensemble une section d'histoire générale et une section maritime. Il met en relation l'épopée maritime à l'histoire du pays, de la préhistoire à aujourd'hui. Tel un voyage dans le temps, on y découvre les hauts lieux de la production de l'encens dans l'Antiquité, les premiers échanges commerciaux avec la Mésopotamie et l'Indus, ou encore l'avènement de l'Islam et la société omanaise d'aujourd'hui.

Comment ?

A travers la gastronomie
Venir à Oman c'est aussi découvrir une cuisine influencée autant par la gastronomie indienne que par les traditions culinaires du Moyen-Orient. Les restaurants traditionnels servent très souvent des spécialités indiennes. On aura ainsi le choix entre le biryani (au poulet, agneau, poisson ou végétarien), les currys, le dahl (lentilles en sauce) et des viandes cuites au tandoor. Mais il y a également quantité de restaurants qui servent de la cuisine du Moyen-Orient comme les brochettes de viande accompagnées avec du foul (purée de fèves) ou des boulettes de falafel (fèves et pois chiches). Dans les souks, on ne manquera pas de goûter au "halwa", une sucrerie omanaise traditionnellement servie avant le café. A base de sucre roux, d'eau, de farine, d'oeufs, de lait et d'eau de rose, le halwa pourra être parfumé à la cardamone, au safran, aux amandes ou aux noix. Enfin, incontournables, les dattes dont le Sultanat d'Oman est un important producteur. Sur les marchés on en trouve des fraîches entre mai et octobre et toute l'année, séchées ou sous la forme de confiserie appelée faghur.

A travers l'artisanat et les souks
Nombreux sont les villages à perpétuer le travail de la poterie, des bijoux, de l'armurerie (avec les « khanjars », poignards sculptés en argent et en corne portés par les hommes lors des cérémonies et fêtes officielles), de la confection des tissus, ou encore l'utilisation des palmes de dattier pour recouvrir les toits des maisons. Les souks sont les endroits incontournables pour découvrir la richesse du travail artisanal. Le souk de Muttrah à Mascate (le matin et après 17h) est parmi les plus variés. Celui de Nizwa est réputé pour son choix de poteries et de khanjar. Le souk de l'encens de Salalah offre une variété innombrable d'encens et de parfums. A découvrir également : le souk d’Ibri dans le Dhahira, Mudaybi à Al Ashkharak, Al Wasil et Al Mintirib près de Wahiba, et Bahla près de Nizwa.

A travers les parfums
Le Sultanat d’Oman est le pays de fragrances. De la culture de la rose en passant par celle de l’encens, tout au long de son séjour, le voyageur se sentira embaumé par les différents parfums du pays. Dès l’Antiquité, les arbres à encens – « boswellia sacra » - ont en effet permis de faire la fortune de la région du Dhofar. Récolté sur place, l'encens était alors acheminé le long de la mer Rouge puis par caravanes vers Alexandrie, Rome ou encore Damas. L'encens était alors utilisé dans les cérémonies religieuses, pour préparer des parfums et des remèdes. Aujourd’hui encore, l’encens continue de fumer dans les brûleurs en terre cuite devant les devantures des magasins et dans les maisons omanaises. Les omanais se parfument même avec les effluves de cet or omanais. On pourra s’en procurer dans le souk à encens de Salalah (Dhofar) et dans celui de Mutrah (Mascate). L’encens se présente sous la forme de cristaux aux tailles et aux couleurs changeantes. Son prix varie justement en fonction de ces critères, les plus prisés étant les plus clairs. Il faudra débourser 4€ pour ramener dans ses valises de l’encens et un brûle-parfum en terre cuite.
Autre bel exemple, et pas des moindres, d’utilisation de l’encens : le Parfum Amouage. Créé par le célèbre « nez » français Guy Robert en 1983 sous l’impulsion du Sultan Qaboos, le parfum omanais est le plus cher au monde. Mais le jeu en vaut la chandelle. Présenté dans un écrin en or 24 carats, il se compose de 120 essences dont le fameux encens extrait du « boswellia sacra » de la région du Dhofar. Que l’on se rassure, la précieuse essence sait aussi se rendre accessible : la dernière création du parfumeur « Lyric Woman » est proposé à 190€ (eau de parfum, 50ml). Pour s’en procurer, il faudra se rendre à Mascate, dans les centres commerciaux de Sabco Centre (Quartier de Qurm) et du City Centre (quartier de Seeb) ainsi qu’à l’espace Duty Free de l’aéroport.

A travers les vêtements traditionnels
La majorité des Omanais portent les vêtements traditionnels. Les hommes portent une Dishdasha (tunique), le plus souvent blanche et leur tête est recouverte d'un couvre-chef brodé (Kumah) ou d'un turban (Mussar). Les femmes portent, quant à elle, des vêtements colorés (noirs à Mascate) dont les teintes varient en fonction des régions. Leurs habits sont similaires à ceux du nord-ouest de l'Inde.

A travers les marchés
Les Omanais se déplacent de loin pour aller vendre leur récolte ou leur bétail sur les marchés, organisés dans toutes les grosses bourgades. On notera le marché aux chèvres et aux armes à Salalah ou aux bestiaux le vendredi à Nizwa. Toutes les localités - le port de Muttrah, Sur, Khasab - possèdent par ailleurs leur propre marché aux poissons vendus dès l'arrivée au port des pêcheurs. Enfin, atypique, à Ibra, tous les mercredis, et à Sinaw, tous les jeudis, les marchés sont entièrement réservés aux femmes. Ces dernières y trouvent des bijoux, du tissu ou encore des articles domestiques.

A travers l’architecture
De son histoire, Oman a conservé un patrimoine architectural important parmi lequel on retrouve des nécropoles du néolithique, des oasis et des anciens ports des routes maritimes, aujourd'hui encore à l'état de fouilles. Sa culture d'échange, vieille de plus de 5000 ans, est encore visible aujourd'hui à travers les influences persanes, indiennes et africaines qui se manifestent également dans le patrimoine bâti. Les maisons historiques du vieux Mascate témoignent des liens étroits qui unissaient le Sultanat d'Oman à Zanzibar et à l'Inde ; Les fortifications et châteaux sont les empreintes de la présence portugaise pendant près de 150 ans ; Quant au système d'irrigation « aflaj », ce sont les Perses qui l'ont introduit.

A travers la religion
L’une des particularités du sultanat est le fait de professer l’ibadisme, un courant minoritaire de l’Islam venu de Mésopotamie. Dans sa condition de chef spirituel de l’Etat, l’actuel sultan suit les préceptes de la « vraie croyance » en prônant la tolérance envers les autres religions (chrétiens et hindous sont très présents dans le pays) et en s’efforçant de renouer avec le passé (revalorisation du patrimoine historique et artistique). La Grande Mosquée du Sultan Qabous à Mascate en est une belle représentation. Inaugurée en 2001, la mosquée est un édifice très luxueux composé de trois allées principales, de cinq minarets, de plusieurs cours d’ablutions et de trois passages voutés. Elle est ouverte aux noms musulmans du samedi au mercredi de 8h à 11h. Autre site incontournable : la grande mosquée de Nizwa au dôme bleu et doré, à 160km de Mascate, fut construite à l’emplacement d’une très ancienne mosquée en 1970. Cette dernière est interdite aux non-musulmans. A découvrir également : le sanctuaire dédié à la sainte Bibi Myriam à Qalhat (à 100km au sud-est de Mascate), aujourd’hui détruit, mais sur lequel les dévots viennent encore prier.

Mercredi 17 Juin 2009

Dans ce dossier :

Sommaire - 17/06/2009

Les tour-opérateurs - 17/06/2009

Comment y aller ? - 17/06/2009

Caresser les montagnes - 17/06/2009

Embrasser les mers - 17/06/2009

Tutoyer les déserts - 17/06/2009