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Dominique Vaucy : ''Nous dansons sur un volcan''

III. Passions et portraits


Rédigé par Michèle Sani - redaction@tourmag.com le Dimanche 5 Mars 2006

Candidat malheureux face à Georges Colson à la présidence du Snav, Dominique Vaucy, patron de TOA et membre du Bureau Exécutif du SNAV est un autodidacte, idéaliste, un peu rebelle. Depuis vingt ans il participe activement à la vie du syndicat. Membre du Bureau Exécutif qui possède, selon les statuts, tout pouvoir de décision, il poursuit non sans mal ce double challenge qui l’anime : le combat de l’injustice et le respect de l’engagement.



Dominique Vaucy : ''Nous dansons sur un volcan''
Dominique Vaucy, débute très tôt dans la vie active. Issu d’une branche familiale très modeste, sa paternité pas vraiment programmée (il est papa à 16 ans ans), l’oblige à travailler. Il entre par hasard comme coursier chez American Express.

Il travaille en solex, trop jeune pour avoir un permis moto. Courses faites, il s’intéresse à tout, gratte des billets, répond au téléphone, commence à prendre des commandes. Il apprend le métier. Il monte en grade.

Boulimique de lecture, il lit les grands auteurs, il se cultive, se passionne pour Apollinaire ou Malaparte. Il se documente, s’initie à la législation du travail, à la gestion, à la vente. Il observe les gens du métier et suit, déjà, l’évolution du marché. C’est décidé un jour il aura sa propre entreprise.

Petit soldat, il ne boude pas les galons

Dominique Vaucy quittera American Express comme chef de service et créera, en 1974, TOA une agence spécialisée dans les voyages pour groupes. Ils étaient peu nombreux sur ce créneau. La vague était porteuse.

L’homme se sent bien dans ce métier fait de relations humaines, de conceptions et de négociations. Il adore acheter et vendre. Convaincre pour faire partager ses idées, c’est sa façon à lui de se faire plaisir. Il le fait un peu en dilettante contrarié.

Il aime travailler en s’amusant ou le contraire et faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux. Au Snav, il s’est initié au fait politique. « On ne peut adhérer à un syndicat avec la seule générosité et de bons sentiments. Il y a des luttes de pouvoir et d’influence.»

Son engagement date de 1984, année noire de l’instauration du « carnet de change » par le gouvernement de l’époque. Les Français disposaient de l’équivalent de mille francs par an pour voyager à l’étranger. De façon détournée on assistait à la fermeture des frontières et à une mort annoncée de toute une profession.

Ce carnet de change fit sortir pour la première fois – et la dernière – les agents de voyages dans la rue, patrons et employés réunis. Dominique Vaucy était de ceux qui menaient le cortège. Il était déjà au mitan de sa carrière.

L’article 23 nous fait danser sur un volcan

Bon petit soldat à la base, il ne boude pas pour autant les galons quand il les obtient. Administrateur élu au Bureau - « j’étais toujours le plus mal élu » - reconnaît-il en s’en amusant, il a présidé le Snav Ile-de-France qui représente près de 50 % des adhérents.

Le Bureau Exécutif, bras armé ou « grande muette » du Snav ?
A ce poste, il a fait du prosélytisme, il a fédéré et innové en lançant les ateliers de travail. Il a créé un journal interne et organisé les premières conventions à l’étranger. Ce fut Dubaï, Sun City en Afrique du Sud, la Réunion.

Président de la Commission technique « Prospective et Statistiques » il s’est emporté contre les pouvoirs publics, la décentralisation et les préfets qui ont mission de délivrer les licences, agréments, autorisations et habilitations. « Ils ne font pas leur boulot ! Personne n’est capable d’avoir des statistiques fiables sur la profession. »

Quelle que soit sa fonction au sein des instances professionnelles Dominique Vaucy n’est pas langue de bois. Il parle vrai. Souvent il dérange. Il siège aujourd’hui au Bureau Exécutif.

Dans cette instance décisionnaire, ils sont une poignée d’élus représentants des familles professionnelles et des régions à travailler bénévolement aux cotés du président Georges Colson et du vice-président Francis Legros. Il est actuellement président du Conseil professionnel des producteurs Groupes.

C’est un peu la question qui fait débat pour Dominique Vaucy. « Le Bureau Exécutif ne doit pas être une simple chambre d’enregistrement. Les décisions prises doivent être le fruit d’une réflexion commune et ce n’est pas toujours le cas. Il faut, dans nos instances, davantage de démocratie et de transparence. Il faut éliminer le goût du secret et les sujets tabous. »

Aux côtés du président ou face à face ?

Ce discours ne serait-il pas celui d’un candidat battu ? Dominique Vaucy reconnaît qu’il tenait en effet ce discours en campagne. Il le justifie en donnant un exemple. « Pourquoi, après tant de demandes ne pouvons nous avoir accès aux barèmes et au montant des cotisations des réseaux ? Il y a des disparités inexpliquées. Cela ouvre la porte à toutes les interprétations négatives. »

La responsabilité des agences de voyages demeure pour Dominique Vaucy le dossier le plus préoccupant sans solution véritablement à l’horizon. « Nous dansons constamment sur un volcan. Personne n’a vu venir le danger à commencer par le Snav. Si nous devions appliquer la loi à la lettre nous ne pourrions pas travailler. Il faudrait tout vérifier avant le départ des clients. Nous sommes obligés de la transgresser. Personne, à commencer par le législateur n’a le courage de prendre des mesures qui pourraient restreindre la défense du consommateur. »

Ce patron atypique a des hobbies de dilettante. Il aime l’art nouveau et l’art africain. Il collectionne les vieux postes de radio, les lunettes anciennes, les appareils photographiques de la première génération. Chaque objet exposé dans son bureau assez « design » a une histoire à commencer par l’appareil photographique de son arrière – grand-père, Hyppolite, qui s’était embarqué pour l’Argentine à seize ans pour y faire fortune. Bon sang ne saurait mentir…

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Tags : amadeus
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1.Posté par HANNANE DADDI le 06/03/2006 10:17 | Alerter
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cher dominque,
en ce qui concerne les cotisations des reseaux ou petits reseaux cela toujours existée et cela depuis l'existence du snav en 1975 ,je me rappelle même en avoir débattu avec mr Rouach,et ensuite avec jean perrin et c est ce dernier qui avait augmente la diversite en introduisant selectour comme reseau national en regroupant les agences en une seule entitée puis vinrent Afat,tourcom,manor etc etc.
et tout ceci au detriment des petits independant. Je vois que le SNav est toujour la grande muette.

2.Posté par LABORDE, PIERRE-HENRY le 06/03/2006 12:53 | Alerter
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Absolument d'accord avec Dominique VAUCY, et prêt à le soutenir, en ce qui concerne l'abérration injuste que représente la responsabilité des Agents de Voyages.


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