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Drones : comment faire décoller ses produits ?

Que font les drones ? Et qu'a-t-on le droit d'en faire ?


Rédigé par Ophélie Surcouf le Vendredi 3 Avril 2015

Les drones font les choux gras de l’actualité. Survols de centrales, transport de drogue ou projets fous… On ne sait plus trop quoi penser de cette technologie qui passionne et dérange. Mais quels sont les avantages et les inconvénients réels que peuvent apporter des films tournés par des drones aux professionnels du tourisme ?



Tout le monde en parle. Tout le monde fantasme.

Le drone permet de réaliser des vidéos à sensations, de filmer des vues vertigineuses !

Entre prouesses techniques et nouvelles technologies, le drone a tout pour séduire : 100 000 ont été vendus Noël, quasiment tous équipés d’une caméra.

Oui, mais…

Si un drone peut voler, ce n’est pas sans risque.

« La plupart des gens qui viennent nous voir veulent des choses complètement impossibles », explique Gilles Fournial, pilote de drone et président d’Asabird, une société réalisant des vidéos et photos aérienne au moyen de drones.

« On a l’impression qu’un drone est un jouet, mais c’est extrêmement dangereux.

A plein régime, les hélices peuvent couper des doigts.

L’appareil doit se propulser dans les airs et la plupart des drones utilisés pour réaliser des vidéos fonctionnent comme des hélicoptères.

Leur puissance est considérable.

Techniquement, il est souvent possible de faire ce que les gens désirent... c'est légalement que le bât blesse. »


Une législation contraignante

Car la législation qui entoure l’appareil est complexe.

Pour causes : entre le droit à l’image et les dangers de l’engin, on touche à la fois à la protection de la vie privée et aux règles militaires.

Cela est d’autant plus vrai pour les professionnels qui ont un usage public des vidéos tournées.

«Pour réaliser un film avec un drone, il faut d’abord un matériel et un pilote agrégés par l’aviation civile », révèle Gilles Fournial.

«Ensuite, il faut monter un manuel d’activité particulière avec l’entreprise et obtenir l’autorisation de la préfecture pour filmer à l’année ou pendant quelques jours. Le Morbillan par exemple ne délivre aucune autorisation à l’année.

Il y a également un protocole avec les aéroports : interdiction de filmer pendant les périodes de décollages ou d’atterrissage des avions.

La saisonnalité est également un élément à prendre en compte… Trop de vent et l’image sera instable ! Il est également interdit de voler la nuit, de survoler une foule ou une route à moins de couper la circulation. »


D’autant plus qu’un drone se pilote à vue et ne doit pas voler à plus de 150 mètres sans s’éloigner de plus de 100 mètres du pilote.

Visite en drone de l’Abbaye de Fontevraud

Cette pratique se repend néanmoins auprès des offices de tourisme et des conseils généraux qui filment pour promouvoir et dynamiser le territoire.

L’Abbaye de Fontevraud a passé le pas pour promouvoir la récente ouverture de son hôtel.

« L’Agence MorganView a géré les autorisations pour nous », explique Lydia Labalette, la directrice innovation et développement de l’Abbaye de Fontevraud.

« Nous avons eu de la chance : le lieu se prêtait plutôt bien à être filmé en drone. Nous n’avons pas eu besoin de fermer d’Abbaye. Il suffisait de filmer à l’écart des gens.

La première fois que le film a été montré, c’était pendant l’inauguration de l’hôtel. Nous avons donc fait un jeu de croisement : les deux drones se filmaient l’un l’autre.

Pendant le tournage, il y avait toujours deux personnes : un pilote pour le drone et un pilote pour la caméra.

Cela nous a coûté 6000 euros pour le tournage et le montage.

En plus d’avoir modernisé l’image de l’Abbaye : les gens qui le voient gardent le film en tête. »


Des vidéos spectaculaires

Ils ne sont pas les seuls.

L’an dernier, le festival « Tout un foin » à Bayeux et le « Festival de la pluie » à Arromanches en Normandie ont par exemple fait appel à Asabird pour couvrir l’événement.

« Les vidéos sont vues 4 à 5 fois plus que des vidéos traditionnelles, surtout si le rendu est spectaculaire », conclut Gilles Fournial.

« C’est parfois compliqué de joindre les deux bouts, surtout quand les autorisations et les assurances m’empêchent de tourner, mais j’exerce par passion.

Aucune autre technologie ne permet de filmer des vues pareilles : on peut cartographier des restes historiques, enjamber des ponts ou s’élever au sommet de cathédrales ! »


La cathédrale de Reims a d'ailleurs réalisé une vidéo ambitieuse à l'aide d'un drone... et d'un ballon dirigeable !


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1.Posté par e-cambodia le 04/04/2015 14:35 | Alerter
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Oui recemment au Cambodge un journaliste a survole le Palais Royal avec un drone et resultat la ville entiere est interdite de survol par des drones et il en est de meme sur les sites comme le parc archeologique d'Angkor pres de Siem Reap.

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