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Durable, équitable, responsable... un ''Challenge Tourisme'' pour MadagascarLe tourisme durable cela fait, à priori, « tarte à la crème », comme sujet. Mais comme tout bon plat qui se respecte, tout dépend des ingrédients qu’on y fait mijoter. Force est de constater que Challenge Tourisme, qui a amené la semaine dernière une vingtaine de professionnels à Madagscar pour traiter du sujet, a trouvé la bonne recette…
Un Groupe très motivé par la problématique tourisme durable et responsable et manifestement conquis par la destination - Cliquer pour agrandir
L’Association Challenge Tourisme, a planché la semaine dernière sur le tourisme durable.
Agents de voyages, avocats, experts, assureurs, réceptifs, GDS, formateurs, journalistes, étaient du voyage à Madagascar. Pouvoirs publics et réceptifs ont mis les petits plats dans les grands pour accueillir comme il se doit cette délégation d’une vingtaine de personnes, conduite par Lucien Salemi et Boris Reibenberg, délégation que le Ministre du tourisme Armand Randriarimanana a tenu à accueillir personnellement. Les organisateurs avaient mis dans le mille pour ce qui est du choix des intervenants. (*) En face, des distributeurs particulièrement motivés. Il ne manquait, pour que le tableau soit parfait, que les producteurs. Las, deux d’entre eux, invités, avaient déclaré forfait. Alternant séances de travail et visites, ce voyage fut des plus instructifs pour l’ensemble des participants. En effet, Madagascar est l’archétype même de la destination durable. La formidable richesse de la faune et de la flore, ses forêts primaires et une volonté politique non équivoque de vouloir maîtriser les flux touristiques et donc la « durabilité » gage de la pérennité de la destination, semblent des éléments très positifs. D’autres le sont moins. Par exemple, l’augmentation en catimini et sans en informer les professionnels, des frais de visa, passés brutalement d’une vingtaine à… 60 euros à Nosy Be mais à une cinquantaine à Tananarive ! On cherche la logique du système. Le Ministre du tourisme, aussi. Récemment nommé, il a demandé des explications et les attend toujours… Marge de manœuvre étroite pour les professionnels...
Au centre le ministre du Tourisme, entouré de Lucien Salemi, Boris Reinemberg (dte) et de Vincent Desobry, patron du réceptif Océane Aventures et du directeur général du tourisme (à gche) - Cliquer pour agrandir
Mais il est clair que le pays a terriblement besoin des ressources que pourraient lui apporter des visiteurs attirés par une destination vierge, une population accueillante et chaleureuse et pleine de bonne volonté.
Ceci étant, la marge de manœuvre est étroite pour les professionnels. Les infrastructures hôtelières insuffisantes, le personnel mal formé, le réseau routier problématique et les liaisons aériennes, ne permettent pas (encore) au pays de jouer dans la cour des grands. Il faut une dose de militantisme certaine pour s’investir dans une telle destination. Pourtant, la clientèle française représente 60% des visiteurs et l’engouement ne se dément pas. L’arrivée de CorsairFly sur les côtes malgaches en atteste. La compagnie table sur un prévisionnel de 15 000 passagers à l’année au départ d’Orly. Avec ses 6 000 km de côtes, francophone et francophile, Madagascar fait partie des 17 rares régions de bio-diversité dans le monde. Un bien précieux à préserver et qui se mérite. Et c’est là une excellente transition pour les débats, animés, qui ont occupé les séances de travail de Challenge Tourisme. Tout d’abord, comment faire le tri et que retenir dans la formidable richesse du vocabulaire (durable, équitable, responsable, solidaire, éco-tourisme, humanitaire…) qui qualifie la notion de préservation de l’environnement et de bien être des populations ? Pour Yves Godeau, patron d’ATR, qui regroupe 18 TO spécialistes, c’est sans aucun doute la notion de « durabilité » qui l’emporte. Sans entrer dans les débats de chapelles, ce « chapeau » est un terme générique suffisamment large pour y ranger les autres catégories. « Il va falloir faire la révolution de l'offre touristique »
Ce cadre grandiose dominé par la forêt primaire dans la vallée tapissée de rizières, est celui d'un gîte rural dans la région d'Anjozorobe. Un projet exemplaire piloté par une ONG en parfaite symbiose avec les villageois, formés et salariés par
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Voyages-Sncf qui avait organisé en 2007 les Trophées du tourisme responsable et dont la 2e édition se prépare actuellement, œuvre aussi en faveur d’un tourisme différent.
Olivia Robert, responsable environnementale, qui représentait le voyagiste en ligne, a mis l’accent sur les efforts accomplis par l’entreprise qui s’applique à elle-même les précepts d’entreprise éco-responsable. Mais pour sortir le tourisme durable de son ghetto, « Il va falloir faire la révolution de l'offre touristique », explique Luc Balleroy, patron de l’Institut Louis Harris France et spécialiste des questions de consommation. Il ne faut pas que le tourisme durable culpabilise le client et pénalise le producteur ou le distributeur. N’oublions pas que l’on est sur un marketing de l’offre. « Quand un individu achète un produit, il est en quête de sérieux, d'équilibre, de bonheur et d'épanouissement… » Un marketing de l’offre… parlons-en. C’est précisément l’offre qui fait défaut aujourd’hui. Sortie des produits de niche vendus directement par les TO spécialisés, force est de constater que la Distribution n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Hormis Europauli et sa brochure (France essentiellement) (LIRE), les producteurs se contentent de relayer des actions et de faire mousser les soutiens apportés à telle ou telle initiative. Un bilan bien maigre pour des distributeurs motivés, certes, mais à qui il faudrait un peu de grain à moudre… Et pourtant ça urge, comme le fait remarquer Ugo Toselli, DGA et chargé des problématiques tourisme à l’ONG Comité2. Le tourisme durable se fera avec ou sans les professionnels. Et pour l’instant, si l’on en croit leur absence remarquée lors des réunions dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, c’est plutôt la 2e option qui se profile… VOIR NOTRE DOSSIER TOURISME DURABLE (Lire) LES PARTICIPANTS
AILLERIE Cyndi CAP VERS Etudiante
BALLEROY Luc INSTITUT LH2 DGA Intervenant BREUREC Nicole CAP VERS DG CALVINHO Fatima PRÊT A PARTIR DGA CANTON Pierr Yves CRUISE N'FLY DG CID Georges CID VOYAGES Président SNAV Ouest DELFORGE Sylvie ATMOSPHAIR Gerante DUDRAGNE Benoit OT Provence Verte DG FALQUE Isabelle AMADEUS Direction marketing FAURE Michèle COURTINE VOYAGES DG FIGUIER Bertrand UNIVERS DES VOYAGES Journaliste GAGNAIRE Claire SABRE France SARL DG GILLET Bertrand HAVAS ANGERS DG GODEAU Yves ATR Président Intervenant LAHNAIT Malika SCP Brosseau Tricaud Avocat d'Affaires NIDIAU Fabrice Tourisme TV DG PAVLOV sergeï Réceptif Russie DG PONS Rémy PONS VOYAGES Agent de Voyages REIBENBERG Boris PRESENCE ASSISTANCE Président ROBERT Olivia Voyagessncf.com - Intervenant SALEMI Lucien LS TOURISME Président Challenge Tourisme TERNISIEN Catherine Carlson Wagonlit Direction TOSELLI Ugo COMITE 21 DGA Intervenant VIDAL Nathalie RIVAGES VOYAGES (Havas Voyages) Jean DA LUZ
Vendredi 16 Mai 2008
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Vol 447 : tout ce qu'on sait... c'est qu'on ne sait rien !
127 pages et "rien" dedans !
Tout ça pour ça, on a envie de dire. Frustrant de voir l'énergie dépensée en pure perte par les malheureux enquêteurs du BEA (Bureau d'enquête accident). Un mois après, presque jour pour jour, le mystère du Vol 447 reste entier. Seul indice qui ne fait guère avancer le schmiblick : l'appareil, si l'on en croit les différentes déformations des débris retrouvés, serait arrivé intact avant le contact dans l'eau. Mais pourquoi est-il tombé ? Météo, erreur de pilotage, sondes pitot défectueuses ? Là, on reste sur sa faim. Mystère et boule de gomme. Le "pot au noir" c'est un peu la bouteille à l'encre... Les enquêteurs n'excluent aucune hypothèse, hormis celle de l'acte de terrorisme. Bref. Le rapport du BEA auquel ne manque même pas un bouton de guêtre, ressemble fort à l'auberge espagnole : chacun y trouvera ce qu'il aura apporté... |
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