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Emploi : le tourisme ça eût payé mais… ça ne paie plus !

une profession aux salaires peau de chagrin


Rédigé par Michèle Sani - redaction@tourmag.com le Lundi 6 Novembre 2006

Entre demandeurs d’emplois et recruteurs la communication semble en panne. Les premiers cherchent ce dont ils rêvent. Les seconds cherchent ceux dont ils ont besoin. Les uns comme les autres éprouvent de vraies difficultés à se trouver. Analyse et commentaires d'une double méprise...



Emploi : le tourisme ça eût payé mais… ça ne paie plus !
"Le Rendez-Vous Emploi" du 13 novembre prochain organisé à la Maison de la Mutualité à Paris par l’APS pour ses adhérents devrait permettre d’engager un dialogue « vérité » entre demandeurs d’emploi, formateurs et employeurs.

« Ce rendez-vous permettra aux formateurs et aux recruteurs de confronter leurs attentes et leurs besoins pour améliorer l’employabilité des jeunes diplômés et répondre à l’élévation du niveau de qualification exigé par les professionnels » a déclaré Léon Bertrand, ministre délégué au Tourisme.

Joli discours mais gageons que ce rendez-vous sera aussi l’occasion de gommer certaines illusions et de mettre en relief quelques vérités d’une profession aux salaires peau de chagrin qui voit disparaître ses avantages.

Ils rêvent de voyages mais la réalité les fait déchanter !

« Les jeunes qui font des études de tourisme ont une vision romantique de ce métier. Ils rêvent de voyages. Quand ils sont confrontés à la réalité, ils déchantent. Nous sommes face à une génération soucieuse de son confort et pas prête à tous les sacrifices pour un job. Ils veulent trouver un travail en bas de chez eux. »

Nicole Breurec, directrice de Cap Vers, un institut spécialisé en formation auprès des entreprises du secteur, et des jeunes qui souhaitent y exercer leur métier, le constate : les jeunes veulent tous être chef de produit ! Les métiers de « vendeur » et surtout de « billettiste » en plateaux d’affaires, sont nettement moins porteurs.

Elle cite un exemple vécu par un grand réseau qui cherchait des billettistes dans la région ouest. « Il y avait douze places à prendre et personne n’en voulait. Nous avons fait appel à des chômeurs qui ne venaient pas du tourisme et qui cherchaient à tout prix du travail. Nous les avons formés sur le tas pour un plateau d’affaires. Aujourd’hui ils sont très contents de leur sort ».

Donnez une chance aux débutants

Emploi : le tourisme ça eût payé mais… ça ne paie plus !
« Un jeune demandeur d’emploi formé mais sans expérience a besoin d’une remise à niveau et d’un temps d’adaptation à l’entreprise. Les entrepreneurs devraient en être plus conscients, avoir plus d’écoute, d’ouverture et de patience. Il faut donner leur chance aux jeunes demandeurs d’emplois » déclare Marie-Reine Rosset, responsable du secteur Tourisme à l’ANPE.

Elle n’est pas entendue. Les employeurs la contactent le plus souvent dans l’urgence en réclamant des billettistes ou des vendeurs immédiatement opérationnels. Que dire alors des salariés qui, une fois formés, quittent l’entreprise pour d’autres horizons ?

« La tragédie du 11 septembre, les épidémies et les guerres ont changé les mentalités. Nous observons une grande stabilité. Les salariés ont peur de la précarité. S’ils trouvent un emploi correct, s’ils s’y sentent bien, ils y restent » assure Marie-Irène Rosset avant de rappeler que tout contrat stipule une période d’essai.

Ils « gagnent » plus aux Assedic

Les demandeurs d’emplois ne sont pas tous débutants. Les dernières vagues de licenciements ont touché des agents de voyages expérimentés qui restent aussi sur le bas-côté de la route. A l’ANPE on connaît sans détour la raison : des salaires peu motivants.

Les bas salaires ne risquent-ils pas d’être le frein à la compétence ? Un bon salaire - ou un intéressement aux ventes - pour un vendeur n’est pas, à quelques exceptions près, dans la culture des entreprises de tourisme. Les bons éléments, dynamiques et ambitieux, changent carrément de branche et vont vendre autre chose que des voyages et monnayer leurs compétences ailleurs.

Les professionnels expérimentés ont des exigences et réclament, au minimum, un alignement sur leurs derniers salaires. Le plus souvent ils préfèrent rester au chômage où ils « gagnent » plus que dans l’entreprise qui les jugera « trop cher ». Ils accepteront ce compromis en fin de droit. Ce sera sans doute trop tard : rester trop longtemps à l’écart d’un métier très évolutif risque d’en faire perdre le fil.

Marie-Reine Rosset souhaite que les grands recruteurs aient une meilleure écoute et qu’ils rejettent certains a priori à propos des seniors (les « quinca » et plus) ou les collaborateurs qui souhaitent changer de fonction tels les accompagnateurs nombreux à vouloir se stabiliser et se sédentariser. Elle attend du 13 novembre une vraie rencontre. Dans cet objectif elle a battu le rappel. Les demandeurs d’emplois « invités » ont pour la plupart ce profil : CV à l’appui, ils tiennent la route avec des exigences de salaires.

Ils veulent tout, tout de suite !

Régine Sansone est responsable du recrutement chez Kuoni France qui emploie tous services confondus, près de 450 personnes. Pendant plusieurs années elle a siégé, aux côtés de Guy Besnard (American Express) à la commission des Affaires Sociales du SNAV où elle a notamment travaillé sur les conventions collectives. Kuoni ayant quitté le syndicat, elle n’y siégera plus.

Elle brosse des nouveaux candidats aux métiers du tourisme un tableau rugueux : « Chez Kuoni nous cherchons des gens avec deux à trois ans d’expérience. Le plus difficile est de trouver des agents de ventes et de réservation sérieux et compétents. Je trouve les jeunes que je reçois superficiels, sans grande capacité à s’investir. Ils ne cherchent pas à approfondir leurs connaissances. Ils veulent tout, tout de suite, sans engagement personnel. Ils veulent un bon salaire mais ne s’en donnent pas la peine. »

Les stages « machine à café » sont d’un autre temps

Régine Sansone reconnaît que la passion du métier et la notoriété d’une entreprise, belles accroches du temps passé, n’ont plus d’impact. Ce sont les salaires qui comptent…

Elle trouve que les formations menant au BTS sont plutôt bonnes tout en regrettant un manque d’informations vérités à propos des conditions de travail et des salaires dans les agences de voyages. Elle regrette le comportement un peu rigide de certains professeurs à qui elle demande plus de souplesse dans l’acceptation des stages.

«Qu’ils se rassurent, les stages « photocopie » ou « machine à café » sont d’un autre temps. Nous sommes tous impliqués. J’ai vu un étudiant refuser un stage parce que je lui ai proposé le service des éditions brochures un poste en relation directe avec la production. Son professeur n’était pas d’accord. Il voulait la « production » et rien d’autre ! Nous avons demandé la révision des BTS. Les professeurs prennent cela au pied de la lettre. Il faudrait aussi de leur part davantage d’ouverture.»

Les bons vendeurs changent de secteur

Annette Masson a participé à la mise en place du « nouveau » BTS de 2003 qu’elle trouve déjà un peu obsolète pour un secteur en constante évolution. Néanmoins l’actuel BTS qui propose deux options, « Ventes et productions touristiques » et « Animation et gestion touristiques locales » a cet avantage : les étudiants s’informent et, après avoir pesé les avantages et les inconvénients du métier, en amont ils font un choix.

Au vu du manque de plan de carrière et des rémunérations peau de chagrin le résultat est d’une belle logique : le nombre d’étudiants qui viennent vers le secteur diminue. « Ce choix élimine les jeunes qui ont un profil de vendeur et la fibre commerçante. Ceux-là trouvent facilement et à meilleurs salaires dans d’autres secteurs » constate Annette Masson

La Fédération Française des Techniciens et Scientifiques du Tourisme (FFTST) qu’elle préside met notamment en contact les jeunes diplômés adhérents – une soixantaine par an – avec la profession et ça marche : depuis deux ans, ceux qui cherchent… trouvent !

Annette Masson trouve que les entreprises ne s’impliquent pas suffisamment. Elles n’adhèrent pas au principe des études en apprentissage. Elles n’ouvrent pas leurs portes aux professeurs et aux formateurs volontaires tout en leur reprochant de ne pas être en phase avec les réalités du marché.

« Nous avons des professeurs volontaires prêts à venir dans l’entreprise pour se former et restituer au mieux l’évolution du métier auprès de leurs élèves. » Elles jettent leurs brochures périmées au pilon alors qu’on les réclame dans les écoles… Le CETO a été sollicité.

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57.Posté par alexandra le 02/08/2007 15:39 | Alerter
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J'ai obtenu mon BTS récement et le chômage en france est une réalité dans le secteur du tourisme.La raison est simple : nous sommes mauvais, les seules parts de marché que nous avons se trouvent dans des niches...les anglais , les allemands et les suisses ont anticipé ce marché et détiennent la majorité.Ils ont appris au consommateur à consommer le produit touristique alors qu'en France, beaucoup se servent sur Internet ect...
Je ne comprends pas vos réactions, c'est économique et logique, le tourisme ca ne paye pas en revanche pour les plus expérimentés, vous pouvez vous lancer et ouvrir votre entreprise, c'est toujours facile de critiquer les salaires mais mettez vous de l'autre côté et vous comprendrez pourquoi il est difficile de vous augmenter. Dîtes vous que vous avez déja de la chance de faire un métier qui vous plaît.
PS: en plateau d'affaire sans expérience ont a aucune chance et je sais de quoi je parle...j'ai envoyé des centaines de CV... en réponse à ceux qui disent que les jeunes veulent TOUT tout de suite je répondrais que les TO en france veulent TOUT tout de suite, encore une fois vous vous égarez car les suisses allemands et anglais vous montrent l'exemple...après 6 mois de recherche en France je suis partie en Angleterre ou l'on m'a prise et appris le métier de suite à un salaire défiant toute concurence .


56.Posté par Lazab le 14/11/2006 13:02 | Alerter
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Après + de 11 ans d'expérience,je souhaiterais monter ma propre stucture:La législation demende 2 Ans de statut cadre.Pensez-vous cette loi adaptée ???Comment en débutant au smic et en étant à 200 ou 300 Euros de+ après 12 ans , une petite structure va -t-elle être d'accord pour payer les charges d'un statut cadre ??Et pourtant que d'énergie et de passion donnée!

55.Posté par val le 10/11/2006 09:33 | Alerter
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Bonjour a tous,
en lisant tous les messages, je constate que l'on oublie quelque chose de fondamental dans le tourisme enfin dans ce que j'ai pu en lire: et le tourisme réceptif en France?
Professionnelle du tourisme avec 4 années d'expérience en Office de Tourisme, Titulaire d'uN bts Tourisme (conception) + DU conception touristique (bac+4), me voila, tributaire d'emploi-jeunes payé au smic et de sous-emplois quand on veut s'inverstir dans le développement touristique alors arretez avec vos querelles de bureau d'agent de voyages et penz aussi un peu a ceux qui font que la France est la 1ere destination touristique mondiale
merci.

54.Posté par SSSS le 09/11/2006 12:17 | Alerter
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La profession va mal, avec un salaire de la peur !!!!
De nombreuses personnes rêvent de changer de métier (avec la mort dans l'ame,certes...) mais un avec revenu convenable et HUMAIN !
Et non pas un salaire qui permet juste de payer les factures en fin de mois ...
Ne vaut il mieux pas changer, avoir une rémunération à hauteur de sa motivation ( avant que celle ci ne s'épuise dans notre profession...) et pouvoir enfin profiter un p'tit peu de la vie !
Les promos AGV, parlons en ! Il faut être célibataire, sans enfant et habiter chez ses parents pour pouvoir en profiter, après c'est terminé !!!!!!
Merci également à nos dirigeants, dont le seul mot d'ordre et de motivation à notre égard,est " si vous n'êtes pas contents, la porte est grande ouverte ! " ou " vous êtes largement payés pour le travail que vous effectuez ! ".
Le salaire est indigne, mais les phrases de motivation sont encore plus honteuses !
Plus de 10 ans de boîte, avec des heures supp( jamais payées ), des dimanches travaillés, une implication qui je l'avoue est aujourd'hui un peu usée, oui , aujourd'hui je me remet en cause et pense vivement à changer d'orientation.
Mais que faire ?
Merci aux personnes ayant changé de profession, de nous donner des pistes de reconversion !
Merci pour ce sujet hyper interessant....
S



53.Posté par Nicole MAZERON / VIKINGS Voyages / Normandie le 09/11/2006 00:19 | Alerter
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Nous recrutons actuellement sur Cherbourg, Valognes, Rouen et Caen- Agences de centre ville, Service "Groupes", agence en ligne (réceptif + niches). Niveau III pour les débutants, niveau VI à VIII pour les profils "Gérard Gonzales", Salaires : Grille Convention Collective + 5 à 15% + Incentive sur les résultats + quelques avantages, et 5 jours ouvrables de congé supp "éductour" par an par base poste temps plein. -
Jeunes, (pas encore tout à fait...) vieux (...comme moi, par ex.), blondes, rouquins, chauves, noirs, blancs, à pois, à fleurs, hetero, homo , incertains, MAIS MOTIVES ET PEU BAVARDS (sauf avec nos clients) : TOUS BIENVENUS :-))
INEFFICACES : S'ABSTENIR
A Lundi, à la Mutualité !
Cordialement, Bon Week à toutes et tous, et ........... MERCI L'APS !
Nicole Mazeron

52.Posté par Vaness le 08/11/2006 15:49 | Alerter
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Mr N Bensimon,
Juste une chose : VOUS FAITES HONTE A LA PROFESSION.

51.Posté par MARLENE le 08/11/2006 14:37 | Alerter
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suis pour le travail au mérite malheuresement pour ma part ce n'ai pas le cas même si je me devoue corps et âme pour cette boutique, si je travaille comme si cette boutique était la mienne. Je gère une agence sans en avoir le titre et certainement pas le salaire.Si on appelle pas ça de l'exploitation alors c'est quoi ? Ma très grande conscience professionnelle dûe sans doute à mon éducation ne me poussera jamais à en faire que ce pour quoi je suis payer, je ne sais pas si ça existe encore. J'ai toujours penser qu'il fallait faire ses preuves avant de réclamer, mes preuves je les ai fait depuis longtemps et j'attends, j'attends et j'attends encore......c'est parce que mon mari gagne bien sa vie , et ma passion pour ce métier que je suis toujours là car sinon il y a longtemps que j'aurais pris la poudre d'esquanpette........

50.Posté par MARLENE le 08/11/2006 14:24 | Alerter
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Tout à fait frédéric, c'est vrai qu'on a les salariés que l'on mérite, je suis moi même des 2 côtés de la barrière, mon mari est patron d'une entreprise de 10 salariés dans le bâtiment et je suis moi chef de comptoir d'une agence indépendante. Je suis seule dans 1 agence que j'ai développé depuis 9 ans saFille de patron, belle fille de patron, je

49.Posté par bb le 08/11/2006 13:29 | Alerter
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Alors, pour ma part je travaille chez un TO en ligne et je peux vous dire que les salaires sont excellents pour les meilleurs.
Ex: 13000 euros de primes brut pour le meilleur vendeur le mois dernier.
Maintenant c'est clair que nous sommes surtout des vendeurs et non pas des agents de voyage car la plupart non pas une formation touristique maintenant il faut supporter le stress, la pression alors c'est vrai que quand on gagne 13000 euros on peut l'accepter par contre pour les autres c'est un peu plus dur.

48.Posté par Frédéric d'Hauthuille le 07/11/2006 22:56 | Alerter
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" on a les salariés qu'on mérite " ; pas plus... pas moins... et les salariés ont l'employeur qu'ils méritent.

à bon entendeur...
Frédéric (cette phrase ne restera pas à la postérité, mais je ne suis qu'un vieux con...)

47.Posté par JAKES SALABERRY-OIHANA BIDAIAK - TOURCOM le 07/11/2006 22:42 | Alerter
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Mr Bensimon, je n'ai jamais entendu autant de conneries:

Vous n'êtes pas sûr de vouloir de vouloir installer votre siége au Pays-Basque ? Nous cherchions en effet notre maître à penser en gestion d'entreprise de voyage.

46.Posté par Norbert Bensimon le 07/11/2006 22:05 | Alerter
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A Monsieur Zazou ,

Bravo d'essayer ! Mais ne vous meprenez pas cher ami ; moi aussi j'ai essaye d'être humain avec mes collaborateurs pour gratter sur leurs salaires , quitte a leur faire croire que l'on pouvait etre copains , et patati et patata ...

En tout cas BRAVO si vous arrivez a leur faire faire des heures sups a ces faineants , quant a les faire travailler dur et se comporter en véritables pros , ne soyons pas trop exigeants ....

Mais n'oubiez jamais la devise des professionnels du tourisme :

" Ne jamais prendre les gens pour des cons , mais ne jamais oublier qu'ils le sont ! "

45.Posté par christelle le 07/11/2006 21:46 | Alerter
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10 ans de métier d'agent de voyages à l'issue de mon BTS tourisme en poche ! 10 ans que je mets mes compétences ( reconnues) au service d'un métier que j'adore mais que j'ai quitté ce juin dernier, lasse du salaire médiocre . Lasse de me dire que si je reste dans le tourisme , je serai toujours un " gagne petit". Alors j'ai sauté le pas et j'ai changé de métier ; Un métier tout aussi passionnant que le voyage avec une petite différence : les commissions et salaires !!!
Même si j'ai un petit pincement au coeur d'avoir quitté le tourisme , je ne regrette pas ma décision . Mon regret se porte plus sur les bas salaires qui m'ont poussés à abandonner ce métier que j'aurai tant aimé conservé si j'avais été mieux rémunérée. Sans fausse modestie, l'agence de voyages dans laquelle je travaillais à perdu une bonne vendeuse . Mes compétences dans la vente , je les mets aujourd'hui au service d'un secteur moins radin.
Bon courage à tous


44.Posté par Zazou voyages le 07/11/2006 21:32 | Alerter
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Vous êtes adorables...
Personne ne parle d'une des causes des bas salaires....;LES MARGES.
Nous sommes un des rares secteurs qui se brade, qui n'a jamais essayé de s'entendre pour pratiquer des marges permettant de vivre.
Dans le textile, les marges sont de 50%. Or qu'est ce que c'est qu'un Jean par rapport aux connaissances nécessaires, à la technicité, à l'expertise de la fabrication, du conseil (le bon) et de la vente (la bonne) d'un voyage.
Quand on sait que pour pouvoir payer ses charges, une entreprise doit marger au minimum à 10%, pourquoi voit-on encore des TO (groupistes....) marger à 3% pour attraper des marchés ?
Pourquoi vend on des produits à 150 €. ? Nous nous bradons nous, mais aussi nos partenaires (fournisseurs, hôteliers étrangers, guides....) sous le prétexte de démocratiser le voyage ???? Je me fous de permettre à tout le monde de partir en voyage si moi je ne le peux à cause de mon salaire....(là je parle pour vous les jeunes...)

Enfin, dédicace spéciale à MR BENSIMON.
C'est à cause de gens comme vous, de votre mentalité si notre métier est dans cet état aujourd'hui. Vous dites que votre personnel est content de travailler pour vous ????
Sous la peur sûrement. Je plains vos employés, et s'il vous plait, avec ce discours, vous n'avez pas le droit de parler du risque prit par le chef d'entreprise.
Je suis chef d'entreprise, et comme Mr TRABELSI, j'ai travaillé dur pour y arriver, j'ai eu affaire à des energumènes de votre gabarit. Aujourd'hui, j'essaie d'être humain avec mes collaborateurs, et ils me le rendent bien car n'hésites jamais à faire des heures sups, travaillent dur et se comportent en véritables pros. J'ai embauché des débutants, j'ai pris du temps à les former, je les ai envoyé en éductours (en considérant que c'était de la formation profitable pour l'entreprise), bref je leur fait confiance, j'ai investis sur eux et je ne le regrette pas. Aujourd'hui mon activité tourne (même si ce n'est pas facile tous les jours), mes collaborateurs savent vendre avec de bonnes marges (ils sont intéressés au résultat), et moi peut-être que je pourrais un jour me payer un 4X4...Quoi que non, je n'ai pas envie de ressembler à un MR BENSIMON......
A bon entendeur
ZALUT

43.Posté par kerguan le 07/11/2006 20:51 | Alerter
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Le SNAVVVVVVVVVVVV ..........
SYNDICAT NATIONAL DES AGENTS QUI NE VALENT .....RIEN
Si tu as besoin de rien parlez leur
La vérité sort de la bouche des enfants smicars

42.Posté par PATRON CHOUCHOUTE TES EMPLOYES ... Tu auras des clients le 07/11/2006 19:47 | Alerter
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La réaction générée par cet article parle d'elle même...

il est quand même effarant de voir une profession qui se veut dynamique et impliquée...rechigner à mettre à jour sa grille de salaires en rejetant la faute sur les syndicats.
Coucou la haut réveillez vous! assez d'autocongratulation! Mettez vous un peu à la place de vos collaborateurs, demandez vous ce que vous feriez avec le SMIC que votre employeur daigne vous laisser à la fin du mois. Arretez de penser qu'avec 1000 euros par mois on peut faire le tour du monde et que 1500 euros par mois c'est un gros salaire pour quelqu'un qui bosse chez vous depuis 25 ans.
Pensez aux gens qui bossent pour vous et demandez vous pourquoi ils sont en train de perdre leur motivation, elle qui fait la force de votre entreprise, demandez vous pourquoi ils cherchent ailleurs, demandez vous pourquoi dans certaines agences sa marche parce que le personnel est motivé, intéréssé et payé correctement.
Arretez de penser que vous faites preuve de largesse en payant quelqu'un au SMIC, le SMIC c'est le salaire minimum pour quelqu'un qui débute, pas le salaire moyen en France....
Si rien ne change dans 10 ans le smic aura atteint le niveau 7 de la convention collective 'CADRE' j'en connais qui vont tomber de leurs fauteuils ;)
A force de niveller les salaires par le bas vous démotivez jusqu'aux bons éléments...Vous créz un système précaire, ou pour s'en sortir il faut partir...
C'est bien de donner une chance à quelqu'un en l'embauchant, j'applaudis des deux mains, seulement il faut aussi penser à ce petit gars ou cette fille que vous avez embauché la bas, il y a 5, 10 ou 15 ans qui n'a pas regardé son temps, qui s'est donné à fond dans son travail, qui est aimable avec les clients et se met en 4 pour vous, et qui se retrouve dans la panade à la fin du mois parce que sa vieille voiture est tombée en rade et parce que son salaire ne lui permet pas d'imprévu.
Il est grand temps de redresser la barre, d'arreter de dire à un collaborateur qui sollicite une augmentation que s'il n'est pas content la porte est ouverte...20 attendent dehors pour la place, il est temps de reconnaitre que les compétences ca se paie, même et surtout dans l'ère du jetable, un bon élément ca se paye...et ca se garde....La france d'en bas vous salue et vous dit à demain fidèle au poste quand même pour la passion du métier même s'il devint de plus en plus dur....




41.Posté par Gérard Gonzalès le 07/11/2006 18:35 | Alerter
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Je vais me rendre au salon, qui est une excellente initiative, merci à l'APS. Tous ces commentaires c'est bien joli, mais moi j'ai 57 ans, de l'enthousiasme et j'en veux tjrs dans ce metier qui me passionne. J'ai des compétences et des savoir-faire, 28 ans d'expériences riches et des connaissances destinations à faire réver et convaincre les clts. Cial de métier j'aime le terrain, la vente, le conseil et le service au clt. Depuis 5 mois à la recherche d'un poste, malgré ma notoriété, on pense à la lecture de mon CV que je suis "trop cher" et que je vais prendre le poste de celui qui peut m'embaucher ! alors on ne me répond pas ou bien on garde mon CV si une opportunité venait à blablablabla... C'est gros je connais l'histoire. C'est curieux comme on est vite oublié dans ce metier dès qu'on est plus en poste, c'est le silence, mais hélas c'est ça aussi le métier, rien n'est facile, et oui c'est comme dans le showbiz ! mais quel Patron peut comprendre que ma carrière est derrière moi et que je souhaite aujourd'hui seulement lui offrir mes compétences et mon expérience, et non de jeter sur le côté un de ses collaborateurs ou d'avoir des prétentions inimaginables. J'ai encore 3 ans voire plus pour prendre du plaisir à faire ce métier. Pourtant avec 2400 EU net ASSEDIC je peux rester chez moi et attendre la retraite !!! mais c'est pas mon objectif et les droits ne sont pas à vie. Alors QUI osera me contacter et investir à moindre coût sur du sérieux et en m'accordant sa confiance. Je recherche un poste de Cial groupes terrain vente directe entre autre avec fixe + % . Qui est interessé et veut en savoir plus saura me joindre. La demande est faite.
Allez bon courage à tous, nous faisons croyez-moi un très beau métier !

40.Posté par Travel le 07/11/2006 18:30 | Alerter
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Bonsoir à tous,
Bon c'est un peu calme à l'agence.. ce qui me permet de lire vos commentaires fort intéressants.
Il est vrai que certains ont raisons dans leurs propos et que d'autres également mais pourquoi, au lieu de râler sur un forum et de balancer des phrases que tout le monde entend depuis des années, personne n'a eu le cran d'aller au SNAV et de dire une bonne fois pour toute les choses ? si cela a été fait pourquoi n'y a t-il aucune réaction du SNAV ou des personnes ayant pris les choses en main ? Personnellement,je n'ai pas à me plaindre. Ayant travaillé plus de 3 ans à l'étranger après une année et demi de premier travail (mal payé) passé sur France dans une boîte géniale, je me retrouve embauché en tant que chef d'agence et ayant pour objectif de développer un point de vente qui était inexsistant avec un bon salaire.
Bine évidemment on ne pas donner ce travail dans une pochette surprise !! je l'ai je pense gagner grâce à 4 années de dur labeur dans beaucoup de branches du tourisme et ayant eu plusieurs postes à responsablités.
De toute façon, la conclusion, pour ma part, est :
- Apprenez
- Bosser
- Négocier
Si vous vous sentez être pris pour un ou une moins que rien il faut partir.
Mais bien sur il faut être prêt à partir et se séparer de la région, des gens que l'on aime.............
Bonne soirée à toutes et tous
En tout cas quel beau métier !

39.Posté par Elisabeth le 07/11/2006 18:28 | Alerter
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Je suis complètement attérrée par ce que j'ai pu lire sur cette page. J'ai eu mon diplôme du BTS en 1999, et forcée de constater que le grande majorité de ma promo travaille aujourd'hui dans un autre secteur que celui du tourisme. Comment expliquez-vous alors que les "faignants" du tourisme, ne sont visiblement plus considérés comme tel par les dirigeants de l'immobilier ou de la banque par exemple, étonnant quand même comme revirement de personnalité?
Alors on parle des eductours qui sont déduits des congés payés, lors de mon 1er travail, mon patron m'avait envoyé sur le Swedish workshop pendant 5 jours, me précisant qu'en retour je lui devrai 5 jours de travail. Et je n'ai rien dit car je voulais réussir. J'ai accepté les heures supp, le travail le dimanche, allez chercher des bouquins à 2h de Paris pour ensuite enchainer ma journée comme si de rien n' était. Je me suis même retrouvée à enchainer 21 jours de travail sans le moindre jours de congé, ni samedi ni dimanche. Parceque selon mon patron, on devait tous donner du notre pour le bien de la boite.
Alors ne venez pas me dire que tous les "débutants" sont des faignants. Que l'on soit payé au SMIC en sortant du BTS je peux l'accepter, je l'ai fait, mais qu'aujourd'hui je me vois toujours proposer des salaires entre 1000 et 1100 euro net, c'est inadmissible. Je me suis toujours donnée à fond dans mon travail, mais maintenant j'ai décidé d'aller dépenser mon énergie ailleurs, la mort dans l'âme.
Comment peut-on exiger un total dévouement d'un employé alors que cette même personne doit batailler chaque jours entre le loyer et les factures pour s'en sortir? Il y a un moment ou l'on est dégouté, jamais rien en retour. Alors oui je suis compétente mais je suis bien forcée d' aller voir ailleurs, pour vivre décement. C'est mon banquier qui va être content!

38.Posté par kerguan le 07/11/2006 17:44 | Alerter
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A preuve du contraire ce Mr Bensimon travail en Australie selon son site internet
Si il est chef d'entreprise ce Monsieur c'est expatrié à l'étranger peut être dans le but de "fuir" les charges sociales française, dans ce cas Mr Bensimon c'est VOUS qui n'assumez pas et de ce fait VOUS n'avez aucune leçon à donner ni de jugement à porter à qui que ce soit !!!
Mais peut être ce Mr est il tout simplement " Griller " dans la profession française...

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