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Face à la "Fédé" et à l'UDiV, G. Colson ne jette pas l'éponge

Un vol sans histoires et un rapport qualité prix correct


Rédigé par Michèle Sani à Madagascar le Samedi 18 Décembre 2010

C'est à Madagascar - où ils répondaient à une invitation des autorités du tourisme malgache - que le président et six administrateurs élus du SNAV ainsi que Raoul Nabet, président de l'APS ont pris connaissance des annonces d'Opio. Le lancement de l'Union des Distributeurs de Voyages (UDIV)  présidée par le président de Thomas Cook France et de la création d'une Fédération des métiers du Tourisme initiée par le CETO et en attente de président(e) n'ont pas vraiment surpris Georges Colson.



Jean-Marc Chataignier, Ambassadeur de France à Madagascar et Georges Colson président du SNAV
Jean-Marc Chataignier, Ambassadeur de France à Madagascar et Georges Colson président du SNAV
Le président du SNAV avait eu en amont quelques contacts.

Isabelle Cordier, directrice de Carrefour Voyages, administrateur du SNAV au titre des agences de voyages de la grande distribution et présidente du (défunt ?) CERED lui avait présenté les modalités de l'UDIV (mais quid du terme fédérateur "industriel" ?)

Anne Bouferguene une ancienne de Thomas Cook en charge des productions « maison » en avait fait de même pour la « Fédération ».

Georges Colson  aurait aussi eu des entretiens avec un (ou plusieurs ?) de ces « capitaines d'industrie » susceptibles de présider une telle Fédération et de faire valoir le poids des industries du tourisme auprès des pouvoirs publics français et des autorités européennes de Bruxelles.

A Madagascar, Georges Colson n'a pas souhaité réagir à chaud et à distance.

Pour une fédération de professionnels régis par une même loi

Sa position ? Il la donnera après avoir repris contact avec les différents initiateurs et acteurs de ces annonces et après consultation des élus du SNAV.

Il a simplement rappelé que le Syndicat patronal qu'il préside associe dans son action tous les professionnels du tourisme et des voyages, qu'ils aient une activité de producteurs et/ou de distributeurs, qu'ils soient artisans ou industriels.

Il a confirmé ses propos tenus lors d'un récent point presse, à savoir son opposition à un « syndicat bis » et son souhait de regrouper dans une même fédération les professionnels du tourisme et des voyages régis depuis un an par une même loi.

Il a par ailleurs rappelé la réforme des statuts du SNAV (mise en place plusieurs années avant la loi Novelli).

Elle devait simplifier l'organisation du syndicat. Elle répondait aussi à une demande de certains adhérents en donnant, par le biais des conseils exécutifs, une plateforme à chacun des acteurs des métiers du tourisme. Avec le recul on peut se demander si une telle réforme était bien nécessaire.

Des élus en mal de représentativité ?

Ainsi, en matière de distribution le Conseil Exécutif du SNAV  est, depuis cette réforme, constitué par 5 collèges représentant les réseaux industriels, la grande distribution, les agences en ligne, les réseaux volontaires et les agences indépendantes.

Trois représentants (sur 5) de ces métiers sont « montés » au Conseil d'Administration (et c'est peut être là que le bât blesse).

Isabelle Cordier (Voyages Carrefour), Christine Baal (American Express), Frank Voragen (pour les indépendants n'appartenant à aucun réseau) ne seraient-ils pas assez « représentatifs » ?

Leurs travaux ne prendraient-ils pas suffisamment en compte les spécificités des réseaux industriels et celles de la grande distribution, les « plus de 50 M€ de volume d'affaires » ?

Le SNAV  devra-t-il revoir sa copie ? Il semble que les responsables salariés des grands réseaux industriels et intégrés aient quelques difficultés à siéger aux côtés de leurs "petits" confrères et néanmoins chefs d'entreprises, PME et TPE, qui constituent le maillage des agences de voyages françaises.

Ces "petits entrepreneurs" qui représentent le tissus économique français et participent activement à l’activité des régions sont pourtant l’une des forces vives du pays.

Ils ont toujours su capter l'attention des politiques, quelle que soit la couleur du Gouvernement en place. Seraient-ils plus considérés par les pouvoirs publics que par leurs confrères « industriels » ?

Quid des TO « artisans » face aux TO « industriels » ?

Lors de leur Forum d'Opio les 53 TO présents (sur 79 au total) adhérant au CETO se sont prononcés pour la création de cette très attendue grande fédération des métiers du tourisme.

La moitié d'entre eux adhèrent et au CETO et au SNAV qui, à l'instar des distributeurs, reconnaît leurs différentes spécificités.

Pour raisons politiques ou financières ils seront sans doute amenés à trancher.

Et que dire alors des TO artisans face aux TO industriels ? Où trouveront-ils les meilleurs services et conseils ? Auprès du SNAV ou du CETO ?

Et quid des spécificités des agents de voyages ?

Quels seront les nouveaux moyens donnés aux agents de voyages, producteurs et distributeurs confondus?

Quelle place occuperont-ils dans cette Fédération pour  faire valoir leurs spécificités auprès de Bruxelles et des pouvoirs publics français ?

Seront-ils mieux reconnus, représentés et défendus aux côtés des hôteliers et restaurateurs eux mêmes constitués en fédérations.

Leur voix portera-t-elle aux côtés  de la puissante fédération nationale de l'aviation marchande et autres transporteurs ?

Ces annonces engrangent bien des interrogations.

A quand un marché pour deux « majors » ?

Les objectifs, le programme et le financement de la Fédération des métiers du tourisme ne sont pas encore clairement exprimés. Il en est de même pour l'Union des Distributeurs de Voyages. Cela ne saurait tarder.

Gageons qu'à terme, les agences de voyages indépendantes physiques ou en ligne - en réseaux ou non - ne soient balayées par deux majors européens qui distribuent par leurs propres réseaux leurs propres productions touristiques.

Quid alors des TO « artisans » ou « industriels »  quand ils n’auront plus pour les vendre ces ’’petits entrepreneurs’’ ?

TUI et Thomas Cook n'ont nul besoin pour se faire entendre et pour défendre leurs intérêts de Fédération, d'Union ni même de Syndicat.

Quant à la « grande distribution » tant qu'elle consacrera comme aujourd'hui la moitié de son activité au « produit France » elle aura l'écoute des pouvoirs publics.

A suivre.

« Sans les agences du coin de la rue Thomas Cook n'aurait pas la même audience »

Face à la "Fédé" et à l'UDiV, G. Colson ne jette pas l'éponge
Daniel Hézard, administreur du SNAV représentant les régions. Ancien franchisé Havas puis Thomas Cook il adhère aujourd'hui au réseau Tourcom.

« J'ai représenté les franchisés auprès de la direction générale de Thomas Cook. Je les ai quittés en 2006, à l'arrivée de Denis Wathier. Indifférent aux problèmes des franchisés il avait à l'époque clairement dit que la porte était grande ouverte à ceux qui ne se sentaient pas bien dans le réseau.

J'arrivais en fin de contrat et je suis parti pour rejoindre Tourcom dont je suis aujourd'hui l'un des administrateurs. En matière de rémunérations et d'incentives je n'ai pas perdu au change, au contraire. Selon une dépêche de l'AFP Denis Wathier aurait dit que TC n'avait rien de commun avec l'agence du coin de la rue....

Si tel était le cas il y aurait beaucoup de mépris dans cette déclaration et je n'en serais pas surpris. Tous les franchisés TC sont des agences de proximité situées en effet au coin de la rue. Sans elles le réseau Thomas Cook n'aurait pas la même audience
»

«Je vois un jeu de pouvoir dans cette nouvelle structure parallèle au SNAV »

Face à la "Fédé" et à l'UDiV, G. Colson ne jette pas l'éponge
Frank Voragen, administrateur du SNAV représentant les agences de voyages indépendantes.

« Je ne suis pas étonné par la démarche qui tend à la mise en place d'une fédération. Je m'étais exprimé il y a déjà 2 ans à Biarritz sur une organisation qui serait la plus représentative de la profession. Un tel processus est naturel. Des questions restent en suspens. Quel financement pour cette fédération, quels objectifs et quel programme ?

Elle doit par ailleurs laisser toute sa légitimité au SNAV. Je suis en revanche déçu par le comportement de certains et par la création de l'Union des Distributeurs de Voyages.

Dans son règlement intérieur le SNAV a donné une représentativité aux réseaux industriels et intégrés ainsi qu'à la grande distribution.

Je me suis personnellement battu pour que la grande distribution ait autant de poids que les agences indépendantes et je considère la création de l'UDIV comme un échec personnel. Les « industriels » comme ils s'appellent n'ont jamais participé aux travaux du syndicat.

Ils ont préféré délaissé le SNAV pour créer une structure parallèle. J'y vois là un jeu de pouvoir. Nous aurions mieux fait ne pas changer de statuts. Toute cette agitation n'apporte pas grand chose aux agences de voyages qui sortent d'une année de crise et attendent mieux de leurs représentants.
»

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