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Faillites aérien : halte au massacre !

qu'attend le Ministère des Transports pour agir ?


Rédigé par La Rédaction le Lundi 29 Novembre 2004

Mais que fait donc Gilles de Robien au ministère des Transports pour arrêter les magouilles des avionneurs bidons et autres escrocs de haut vol, qui ont fait du transport aérien leur terrain de jeux préféré ?



Les professionnels du tourisme en général et les agences de voyage en particulier en ont assez d'être les dindons d'une farce qui n'amuse plus personne...

Michael O'Learay, le sulfureux patron de Ryanair, avait prédit l'année dernière un "bain de sang" dans l'industrie du transport aérien. Eh bien nous y voilà ! Après Volare, la semaine dernière, c'est autour d'Air Bourbon de planter plusieurs centaines de passagers sur le tarmac, en France et à la Réunion. Inadmissible !

Des passagers qui vivent mal (on les comprend) d'avoir réglé rubis sur l'ongle une prestation et d'être obligés de "camper" dans un aéroport en attendant qu'on veuille bien les reprendre et de devoir remettre la main à la poche pour rentrer chez eux. Une fois à Paris, il leur faudra repayer encore pour regagner Lyon ou Marseille... Vous avez dit galère ?

Ils pourront toujours "repasser" pour le remboursement de leur billet...

Sans compter qu'ils pourront toujours "repasser" pour ce qui est du remboursement de leur billet. En effet, Air Bourbon vient de déposer officiellement son bilan et, compte tenu de son passif officiellement évalué à 3 millions d'euros, il est inutile d'en attendre quoi que ce soit.

Bien entendu, si Air Bourbon a déposé son bilan c'est la faute aux collectivités locales et territoriales qui n'ont pas subventionné la compagnie. Selon le Pdg, il lui manquait 496 000 euros pour assurer le vol de retour de la semaine dernière.

Mais alors, qu'a-t-il fait de l'argent des 24 000 billets vendus (24 millions d'euros) et réglés d'avance au cours des 6 derniers mois, selon l'estimation chiffrée de la Chambre de commerce de la Réunion ?

Pourquoi, selon certaines sources, les billets vendus ces dernières semaines étaient-ils directement encaissés en liquide ? Et pourquoi M. Lazarus ne rembourse-t-il pas directement les passagers qui dorment actuellement à même le sol dans la salle de l'Aéroport plutôt que de leur servir des jérémiades ?

Autant de questions qui restent aujourd'hui sans réponse. Mais on sait au moins une chose : l'argent de nos impôts est trop souvent utilisé pour engraisser les opportunistes de tout poil qui sous couvert de création d'entreprise et d'emplois ne visent qu'à se remplir les poches. Cela, c'est une certitude !

Qu'attend-t-on pour créer un organisme de garantie fiable ?

Nous avons déjà vécu cela avec Air Lib mais cela n'empêche que d'autres s'y essaient. Et ils auraient tort de se gêner : après tout, créer une compagnie aérienne est aujourd'hui relativement facile. On n'a même plus besoin d'avions et, pour peu qu'on ait quelques relations influentes dans le secteur, les portes s'ouvrent plus facilement encore.

Bref : le scénario se répète pour la énième fois et l'antienne est toujours la même :

- Pourquoi ne pas demander aux Compagnies aériennes lors de leur création une caution suffisante (et révisée annuellement) permettant de garantir les passagers en cas (maintenant fréquent) de banqueroute ?
- Pourquoi ne pas renforcer le contrôle financier en direction des nouveaux entrants ?
- Pourquoi ne pas créer une fois pour toutes un fonds de garantie paritaire, calqué sur celui géré par l'APS pour la Distribution, et qui permettrait d'en finir avec ces drames à répétition ?


Une chose est certaine : chaque fois qu'une nouvelle crise de ce type se produit, c'est un peu de la crédibilité des professionnels et des agences de voyage en particulier qui part en lambeaux. Des agences dont le rôle ingrat de mandataire se résume, face aux interrogations des clients dépouillés, à bredouiller : "Ce n'est pas moi c'est l'autre..."


Jean DA LUZ - redaction@tourmag.com

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1.Posté par FENAERT LAURENT le 29/11/2004 19:13 | Alerter
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BONJOUR
ET BIEN VOUS POUVEZ TOUJOURS ATTENDRE POUR ETRE REMBOUSES DES BILLETS NON VOLES....
NOUS CLIENTS AIR LIB NOUS ATTENDONS DEPUIS FEVRIER 2003 ET TOUT LE MONDE S EN MOQUE...
POURTANT CA N EST PAS FAUTE D AVOIR TOUT ESSAYE !!!!


2.Posté par Henri Marnet-Cornus le 30/11/2004 10:37 | Alerter
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Les compagnies aériennes, poussées par les voyagistes, se sont engagées dans une compétition effrénée qui les fragilise. Alors que ce secteur d'activité a nécessairement besoin de stabilité pour assurer la qualité dont dépend la sécurité des passagers, c'est une véritable foire d'empoigne.
Sharm el-Cheikh est déjà oublié.

3.Posté par BAROUX Jean-Louis le 30/11/2004 11:14 | Alerter
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1) le système de garantie préalable me semble un peu illusoire car il devrait s'appliquer à toutes les compagnies sans exception, y compris aux plus grandes qui sont sans doute dans l'impossibilité d'y faire face
2) par contre le système de fonds de garantie est tout à fait sensé. Il devrait être mis en route par IATA sous la forme d'un système d'assurance réglé paritairement par les transporteurs et les clients : de l'ordre de 10 cents d'Euro par coupon de vol. IATA le fera certainement si les compagnies aériennes et les pouvoirs publics poussent dans ce sens.
Bon courage !
Jean-Louis BAROUX

4.Posté par Cécile le 08/12/2004 18:39 | Alerter
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Malgré mes essais pour comprendre certaines démarches et voir plus clair dans les responsabilités de chacun, je pense que les agences ne font pas leur travail puisque au delà des compagnies aériennes, elles non plus, n'ont pas à s'inquiéter pour un remboursement éventuel de leurs clients.

Nous avons acheté des billets aller simple avec Air Bourbon le 23/10/2004 dans l'agence Thomas Cook de Paris 20ème, pour un départ le 9 mars 2005.

L'agence qui nous les a délivrés, m'a expliqué vendredi 3 décembre que seuls les billets émis et non volés du 1er au 31 novembre seront remboursés ou reprotégés vers une autre Cie grâce au SNAV. L'agence T.Cook m'apprend qu'en fait nous ne serons pas "reprotégés", comme convenu avec la vendeuse le 26/11 lors de la nouvelle de la faillite d'Air Bourbon !

Soit dit en passant, cette agence ne m' a jamais contactée, j'ai toujours fait la démarche de me déplacer ou de téléphoner... et de pêcher les informations sur Internet. C'est moi qui suis également allée les voir le 24/11 pour leur dire que j'avais reçu un appel de La Réunion m'alertant sur le possible dépôt de bilan en fin de semaine de la Cie... Là, la vendeuse m'a rassurée en me disant que leur Direction Générale ou le SNAV, les auraient averties si des difficultés financières étaient connues.

La vendeuse de l'agence nous a expliqué samedi 4 décembre qu'il fallait attendre le jugement du 8 décembre car si Air Bourbon n'a pas trouvé d'investisseurs extérieurs d'ici là, le tribunal pouvait prononcer la liquidation, ce qui implique que nous ne pourrons pas récupérer notre argent puisqu'il a été versé au BSP le 17/11 (nous avions payé le 23/10).

Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi le SNAV ne demande pas le remboursement des billets émis et non volés à partir du moment où ils n'ont pas été utilisés ?

Depuis, j'ai trouvé des infos sur Internet annonçant depuis août 2004 les difficultés financières d'Air Bourbon.
La DGAC m'a indiqué lundi 6 décembre que certaines agences auraient été prévenues par le SNAV. Pourquoi pas Thomas Cook ?
En ce cas, pourquoi l'agence Thomas Cook Paris nous a délivré des billets en date du 23 octobre ?
Connaissait-elle ou non ces difficultés ? Est-ce que professionnellement cette agence doit donner des informations correctes à ses clients dans le cadre de ses services, même s'il s'agit d'une vente de billets simples et non pas de voyage à forfait ?
Est-ce que l'agence ne doit pas se tenir au courant de la santé financière de la Cie vers laquelle elle dirige ses clients ?

Actuellement, nous entendons les risques pour les agences de voyage de fermer face à la concurrence des ventes sur Internet et aux risques de faillites des compagnies aériennes. En ce cas, j'aimerais que l'on m'explique quelles sont les garanties supplémentaires que l'on peut obtenir dans une agence comparé aux offres sur Internet si, en tant que client, on ne prend pas la peine de nous informer. Est-ce que c'est au client de s'informer de la santé financère de la compagnie aérienne qu'il choisit avec le vendeur et, pourquoi pas, de la santé financière de cette même agence ?



5.Posté par Pierre le 09/12/2004 10:23 | Alerter
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Il faut tout de même savoir que des hauts responsables du Conseil Régional et Départemental, sont tout de même au conseil d'administration d'Air Austral et même pour certains actionnaires de cette compagnie.
Il y a la certainement matière à réflexion... Pourquoi les collectivités n'ont pas aidés Air Bourbon ? C'était peut être une compagnie qui génait aussi...

6.Posté par Cécile Fontaine le 12/12/2004 22:03 | Alerter
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Des personnes commencent à me contacter au sujet de la liquidation d'Air Bourbon pour témoigner de la même arrogance et du non professionnalisme de certaines agences de voyage. Un client a réglé le 17 novembre son agence qui lui imposait de le faire rapidement sous peine de perdre sa réservation ! C'est ainsi que la faute est portée uniquement sur Air Bourbon sans se préoccuper de la qualité de services des A de V... Je trouve ça un peu fort !

J'ai contacté par téléphone ce jeudi 10 déc. la directrice de notre agence T.Cook Paris 20 qui n'a pas daigné nous recevoir puisqu'elle n'avait "pas d'informations à nous donner autres" que celles qu'elle nous donnait au téléphone. "Vous pouvez passer mais..." Lorsque j'ai demandé si le dépôt de bilan ainsi que la liquidation n'étaient pas des infos suffisamment importantes pour qu'elle nous appelle, elle m'a répondu "je n'ai pas d'information de ma direction générale, je ne peux rien vous dire de plus" (sic).

Ce serait donc la direction générale de T.Cook qui n'aurait pas alerté ses responsables d'agences des difficultés financières d'Air Bourbon ? Aurait-elle intérêt à engranger des ventes de billets fictifs ? Les commissions leur seront-elles remboursées contrairement à nos billets ? Déontologiquement, les responsables d'agence sont-ils si peu investis dans leur profession ?

C'est ainsi que la colère monte, que nous sommes nombreux à trouver qu'on nous manque de respect, et que nous finançons des agences qui ne méritent pas de continuer leur vente de vent (pour de l'aérien, c'est plutôt drôle !).

Sur le document de l'INC concernant les droits des voyageurs et les responsabilités des A de V, j'ai trouvé des éléments en page 2, paragraphe "Mais une responsabilité limitée en cas de vente de billets de transport". Je pense que nous pouvons jouer sur le manque d'informations transmises par nos agences qui manquent de savoir-vivre et de professionnalisme :
"Mais elles restent responsables de leurs propres fautes dans la délivrance des billets : erreurs, fournitures d’informations erronées…, et si le voyageur en subit un préjudice, elles devront le réparer."

Pensez à écrire à usagersab@yahoo.fr le collectif qui centralise les infos. Ils ont besoin des vôtres aussi pour tenter quelquechose.

Si nous n'obtenons pas réparation, bientôt j'ouvre une agence de voyage et uniquement avec de la vente de billets de transport sur des compagnies presque en faillite ! Quel bon filon pour aller s'installer au soleil pour mes vieux jours...

7.Posté par Henri Marnet-Cornus le 13/12/2004 11:53 | Alerter
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-"contrôle financier" des compagnies aériennes : c'est le rôle de la DGAC. Le règlement (CEE) n° 2407/92 du Conseil du 23 juillet 1992 établit les critères de délivrance ou de maintien en vigueur, par les états membres, des licences d’exploitation aux transporteurs aériens établis dans la Communauté (décret n° 93-421 du 17 mars 1993).

-"fonds de garantie" : voulez-vous réinventer le FIPOL et assurer la pérennité des compagnies poubelles comme l'est celle des bateaux poubelles ?

8.Posté par egizia le 16/12/2004 17:22 | Alerter
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Le silence de tous face aux propos de Cécile est consternant.
Pourtant elle pose quelques questions sur lesquelles il y a lieu de réfléchir au plus vite ...
Le temps de l'autosatisfaction (et des certitudes) est revolu, comme dirait un ministre!

9.Posté par boyle le 21/03/2006 09:14 | Alerter
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nous avons acheter notre billet par l'intermédiaire de ma niece béatrice goeneau pour les quatres billets aller et retour pour le vietnam.le depart de charle de gaulle le30 07 2006.nous avons payé d'avance dans votre agence par cheque bancaire.

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