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I. République Dominicaine, sur un air "latino"

Action pays... République Dominicaine


Rédigé par Nicolas Langis le Vendredi 16 Décembre 2016

La destination caribéenne ne se limite pas aux plages de Punta Cana, aussi paradisiaques soient-elles. Entre le fier passé historique de sa capitale Saint-Domingue, la nature exubérante qui tapisse sa cordillère centrale et sa chaude culture latino incarnée par le merengue, elle ne manque pas de charme pour qui ose prendre des chemins de traverse...



République Dominicaine © DR
République Dominicaine © DR
En foulant des pieds la plage après neuf heures de voyage, on pousse un ouf de soulagement !

Oui, Punta Cana est à la hauteur de sa réputation. Oui, le paysage ressemble bien à une carte postale : un long croissant de sable blanc ourlé de cocotiers, une mer cristalline qui décline tous les bleus.

Même le rare « arbre du voyageur », surnommé ainsi car ses feuilles en éventail retiennent l’eau, est au rendez-vous !

C’est dit, la République Dominicaine est bel et bien le paradis des séjours insouciants...

Plus qu’une station balnéaire, Punta Cana est d’abord une longue enfilade d’hôtels luxueux cachés sous une dense végétation tropicale qui, avec la zone de Bavaro, s’étire sur une quarantaine de kilomètres.

On peut séjourner plusieurs jours dans ces hôtels tant l’offre est large, entre plage et piscines géantes, entre discothèques et casinos clinquants, entre buffets gargantuesques et rhum à gogo ; car c’est dans l’île des Caraïbes que fut inventé le « all inclusive », cette fameuse formule tout inclus où l’on peut manger et surtout boire à volonté, pour le plus grand plaisir des événements d’entreprise !

Sans oublier des lieux de réception, des bars les pieds dans le sable, des activités pour les team buildings et des salles de séminaires en pagaille...

Rambo ou Apocalypse Now ?

Saint-Domingue © DR
Saint-Domingue © DR
Si elle fait la réputation de la « Rep Dom », Punta Cana n’a pourtant pas le monopole des plages paradisiaques.

Il y en a bien d’autres, notamment sur la côte sud qui file jusqu’à la capitale Saint-Domingue.

Le long de l’autoroute n°3, la République Dominicaine déroule ses paysages côtiers. D’abord une végétation sèche, puis des champs de cannes à sucre qui ondulent au vent.

Enfin quelques cocotiers qui piquettent de fertiles prairies jusqu’au très select resort Casa de Campo, avec ses 2 400 villas de luxe et ses chics hôtels ; un état dans l’état installé aux portes de la ville de La Romana, à mi-chemin entre Punta Cana et Saint-Domingue ; un coin de paradis où tout n’est que luxe, calme et volupté, rendez-vous de la jet-set du monde entier.

Le tempétueux Rio Chavon qui le traverse servit de décor à Rambo et Apocalypse Now.

Pas de chevauchée héliportée aujourd’hui, pas d’enfer non plus, mais plutôt le paradis.

Les groupes de golfeurs y testent leur swing sur des parcours de golfs dessinés par quelques pointures, dont le plus fameux de République Dominicaine baptisé Teeth of the Dog conçu par Pete Dye ; on se prélasse dans une ambiance chic et select; et on voyage en explorant Altos de Chavon, incroyable réplique d’un village italien du XVIe siècle habité de nombreux artistes qui accueille des soirées enchantées !

Cap au large à Saona

Saona © Fotolia
Saona © Fotolia
À ce paradis artificiel, on peut préférer Bayahibe, tout près de là...

C’était un petit village tranquille perdu sur la côte sud, fondé par les Portoricains venus travailler dans les plantations voisines.

Mais ça, c’était avant ! Avant que le tourisme ne donne à Bayahibe une autre dimension, plus internationale celle-là...

Certes, entre les maisons en bois colorées et les petites rues en terre ou pavées, il y règne toujours une nonchalante ambiance tropicale.

Et il est toujours possible d’y apercevoir quelques pêcheurs, ramenant le fruit de leur matinée de travail ou réparant leurs filets.

Mais de prestigieux hôtels ont pris racine le long des plages et la baie est désormais envahie par les « lanchas », ces bateaux à fond plat qui embarquent les touristes par centaines vers les îles.

Parmi elles Saona, plantée à quelques miles au large. On la rejoint lors d’une excursion privative en catamaran pour 20 à 30 personnes.

À bord, l’équipage a pour habitude de chauffer l’ambiance. Avec le rhum qui coule à flots et la sono à fond, même les plus timides se font emporter par la vague festive.

Des étoiles plein les yeux

© DR
© DR
À mi-parcours, le voilier jette une première fois l’ancre sur les hauts-fonds sablonneux de la « piscina natural ». À 200 mètres du rivage, ils sont tapissés d’étoiles de mer géantes.

Dans ce « lagon » en pleine mer, où la profondeur ne dépasse pas 1,5 mètre, il est coutume de se baigner ; de partager un verre aussi, immergé jusqu’aux épaules dans des eaux cristallines. De quoi souder un groupe tout en donnant le tournis aux pauvres étoiles de mer!

Fort heureusement, un peu plus loin, elles sont protégées des baigneurs. Car le site est intégré au Parque Nacional del Este, 400 km2 de maquis sauvages bordés de palétuviers, de plages où nichent plus d’une centaine d’espèces d’oiseaux. Alors que batifolent au large des dauphins...

La navigation se poursuit ensuite jusqu’aux doux rivages de l’île de Saona.

Avec ses plages farineuses, ses cocotiers ébouriffés et ses eaux qui chavirent entre le bleu menthe à l’eau et le turquoise selon la profondeur, elle est un pur cliché caraïbe. Lunettes de soleil obligatoire tant le sable est éblouissant !

Ici, la tradition du barbecue est tenace, les pieds dans le sable. Au menu : poulet grillé et travers de porc, ananas juteux et mangues goûteuses.

Le retour à Bayahibe en fin de journée est tout aussi riche en couleurs. En bons professionnels, les vendeurs de souvenirs savent que les rires sonores qui résonnent au large annoncent l’arrivée des touristes.

Ils se bousculent à la descente des bateaux... Ici un paréo coloré, là-bas un tableau naïf, plus loin un coquillage géant... C’est un joyeux bazar caribéen !

Aux origines du Nouveau Monde

Saint-Domingue © DR
Saint-Domingue © DR
Pour comprendre la culture dominicaine, il faut aussi visiter la capitale Saint-Domingue, étape incontournable de toute opération.

D’autant qu’une récente autoroute relie la ville à Punta Cana, en deux bonnes heures.

Avec plus de trois millions d’habitants (un tiers de la population), Saint-Domingue n’a rien d’une ville caribéenne nonchalante ! On file d’abords dans la paisible « zona colonial », le cœur historique de la Capitale fondée en 1498 et classée au patrimoine mondial de l’Unesco ; un gigantesque terrain de jeu pour les incentives.

Là, dans ces quelques kilomètres carrés cernés de remparts, trois cents monuments rappellent que Saint-Domingue fut la première ville du Nouveau Monde. Tout y est premier d’ailleurs ! Première cathédrale d’Amérique, première route pavée, premier monastère, premier hôpital... et première prison.

Ces dernières années, cafés à la mode, boutique-hôtels et galeries d’art ont investi cette « zona colonial », contribuant à accroître encore son attractivité.

Carte en main, énigmes en poche... un rallye pédestre permet de découvrir les plus beaux trésors sans s’ennuyer, à travers un « Saint- Domingue Express » riche en rebondissements.

Le bon goût après les égouts!

© DR
© DR
En route ! Les palais, églises et musées défilent comme à la parade sur l’élégant Parque Colon (Place de la cathédrale) ou le long de la Calle de Las Damas.

Et parmi ces musées celui de Las Casas Reales qui permet de tout comprendre de la République Dominicaine, en particulier la vie des Taïnos (les premiers habitants avant l’arrivée des Espagnols).

Pas le temps de s’arrêter, tout juste celui de prendre le frais dans le Panthéon voisin, hébergé dans une ancienne église jésuite et gardé par un soldat patibulaire en tenue d'opérette !

Dans les rues minérales chauffées au fer-blanc, les vêtements collent à la peau... Encore plus lorsqu’il faut grimper pour rejoindre les ruines de monastère San Francisco. Ses ruines noircies par le temps se privatisent, pour des dîners exclusifs ou de chaudes soirées caribéennes.

Et pour ceux que la marche sous un chaud soleil rebute, Saint-Domingue a pensé à tout. Un petit train touristique (le fameux « chu chu ») se privatise et permet d’explorer la « zona colonial » sans fatigue, avec même des commentaires en français. Avant de se délecter d’une bière Presidente dans le sympathique Jalao.

Plusieurs soirs par semaine, ce restaurant dominicain vibre aux sons des meilleurs groupes locaux... À moins de préférer l’Atarazana, les anciennes douanes reconverties en lieu événementiel. On peut même le rejoindre en passant par les anciens égouts de la ville, histoire d’ajouter du piment à l’expérience !


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