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II. Saint-Louis du Sénégal : sur les traces de Jean Mermoz et de l’Aéropostale

Culture et sur-mesure, le Sénégal avec Nouvelles Frontières et Corsair


Rédigé par Michèle SANI le Lundi 12 Décembre 2016

A 240 kilomètres au nord de Dakar, Saint-Louis est la base de départ idéale pour découvrir la région du fleuve. C’est en tous cas l'objectif du mythique Bou el Mogdad. Entièrement rénové et modernisé, ce bateau, qui renoue avec la tradition fluviale de Saint-Louis, est aujourd’hui programmé par Nouvelles Frontières.



La route de Saint-Louis traverse des villages où les femmes veillent. Ici, elles nettoient, elles balaient - DR : M.S.
La route de Saint-Louis traverse des villages où les femmes veillent. Ici, elles nettoient, elles balaient - DR : M.S.
En route pour Saint-Louis, à 240 kilomètres au nord de Dakar.

La durée du trajet dépend des embouteillages. Et il y en a.

A travers les paysages de savane, d’épineux et de baobabs, le spectacle est permanent.

Dans les nombreux villages traversés, tout se passe au bord de la route, le marché, le terrain de jeux des enfants et même l’arbre à palabres.

Ancienne capitale de l’Afrique Occidentale Française, Saint-Louis du Sénégal est une ville ancienne édifiée au temps des colonies, à l’embouchure du Fleuve Sénégal.

Reliée au continent par le célèbre pont Faidherba, construit en 1865, la vieille ville figure depuis l’an 2000 au patrimoine mondial de l’humanité (Unesco).

A moins d’une heure du centre-ville, accessibles en bateau, deux parcs naturels figurent également au patrimoine de l’Unesco : le Parc aux oiseaux de Djoudi (3e réserve ornithologique au monde) et la « Langue de Barbarie » en bord de l’océan, dont l’érosion spectaculaire oblige la migration de ses habitants.

Le Bou el Mogdad, toute une histoire

Rénové, modernisé, le Bou el Mogdad renoue avec la tradition fluviale de Saint-Louis - M.S.
Rénové, modernisé, le Bou el Mogdad renoue avec la tradition fluviale de Saint-Louis - M.S.
Saint-Louis est la base de départ idéale pour découvrir la région du fleuve. C’est ce que s’est donné comme nouveau destin le mythique Bou el Mogdad.

Entièrement rénové et modernisé, ce bateau, qui renoue avec la tradition fluviale de Saint-Louis, est aujourd’hui programmé par Nouvelles Frontières.

Ce bateau, c’est toute une histoire. De 1950 à 1970, il assurait le transport des marchandises et des personnes entre Saint-Louis et le nord du pays dans la région du fleuve. Il allait même jusqu’au Mali.

Il était indispensable pour le transport du courrier, des vivres et des matières premières.

En 1975, alors qu’il était à l’abandon, il fut racheté par Georges Consol - une figure à l’époque dans le monde du tourisme - qui le transformera en bateau de croisière.

Il naviguera en Casamance, puis en Sierra Léone, en Guinée-Bissau et dans le Siné Saloum.

En mai en 2005, Jean-Jacques Bancal et plusieurs associés décident de racheter ce bateau, d’y faire d’importants travaux et de le ramener sur son fleuve d’origine.

Descendant d’une vieille famille saint-louisienne, Jean-Jacques Bancal est un hôtelier franco-sénégalais qui œuvre pour sauver sa ville qui vit en fait sous une triple menace : la hausse du niveau de la mer, l’érosion et les conséquences de ce que les Saint-Louisiens appellent la « nouvelle brèche » (1).

Depuis trois ans, des villages et deux campements touristiques, dont l’un appartenait à Jean-Jacques Bancal, ont déjà été engloutis par l’océan.

Lui en a reconstruit un - bungalows sur pilotis - sur l’autre rive, entre océan et savane, dans le Parc National de la Langue de Barbarie, lieu de refuge et de reproduction de nombreuses espèces animales.

Guet Ndar, le quartier surpeuplé des pêcheurs situé sur la « Langue de Barbarie », est menacé chaque année davantage par l’érosion.

On leur propose de vivre ailleurs, sur une côte plus protégée. Eux, ils refusent. Avec leurs pirogues traditionnelles, ils pêcheront puis sècheront ou saleront les poissons comme l’on fait leurs parents, leurs grands-grands et ceux d’avant enterrés ici. On ne quitte pas la terre - même s’il s’agit d’une fragile bande de sable - où reposent les ancêtres.

(1) Les effets de la « brèche » de Saint-Louis

Construite sur une île de l’estuaire du fleuve Sénégal, la ville coloniale n’est séparée de l’océan que par une mince flèche de sable de quelques centaines de mètres de large.

La « Langue de Barbarie » protégeait la cité de l’assaut des vagues et empêchait une évacuation rapide des eaux du fleuve lors des crues. La cité était alors soumise à des inondations fluviales récurrentes en fin de saison des pluies.

Avec l’ouverture artificielle et l’élargissement spectaculaire d’une brèche, la ville n’a plus été inondée par le fleuve.

En revanche, cette brèche est devenue la nouvelle embouchure et les courants marins ont fortement modifié le régime hydrologique.

La ville est désormais en tête d’estuaire et les niveaux d’eau du Sénégal sont de plus en plus calqués sur le rythme des marées et la cité qui émerge à peine au-dessus du niveau de la mer est devenue vulnérable.

Artisanat local, galeries d'art et mode de Saint-Louis

La célèbre styliste Rama Diaw dans son show room - M.S.
La célèbre styliste Rama Diaw dans son show room - M.S.
Saint-Louis se visite à pied ou en calèche. Avec nous, Marie-Caroline Camafa, propriétaire d’une maison d’hôtes, « Au fil du fleuve », qui a un charme fou.

Là-bas, tout le monde la connaît. Elle est un peu la mémoire de la vieille cité.

Dans l’atelier-galerie « Tess » de la tisserande Mai Diop, elle nous fait découvrir les étoffes talismaniques du pagne.

Tissé à la main pour durer une vie entière, le pagne est à la fois patrimoine, témoin, gardien d’une vie de la naissance à la mort.

Il protège des agressions mystiques et se transmet telle une relique, de mère en fille. La collection Tess est magnifique.

Ville coquette, Saint-Louis a aussi ses créatrices de mode. Rama Diaw a deux boutiques.

Cette styliste a su séduire une clientèle de femmes de toutes origines. Sa notoriété dépasse aujourd’hui les frontières de son pays. Elle participe et expose à de nombreux salons de mode ethnique à travers l’Europe.

Marie-Caroline nous fait aussi découvrir des petits hôtels de charme. Nous découvrons quelques adresses insolitesn comme celle du « ndar music & café »n un musicien vendeur de CD (musiques africaines, soul, jazz, reggae, etc.) qui fait aussi café « éthiquable » et torréfaction artisanale.

Sur les traces de Jean Mermoz et de l’Aéropostale

II. Saint-Louis du Sénégal : sur les traces de Jean Mermoz et de l’Aéropostale
Saint-Louis du Sénégal fut une étape célèbre de l’aéropostale et le souvenir de Mermoz plane toujours. Il est y est même cultivé.

« Le 10 mai 1927, il inaugurait la ligne Toulouse - Saint-Louis du Sénégal sans escale. Le 12 mai 1930, à bord d’un hydravion « Latécoère 28 », il réalisait pour la première fois la liaison Toulouse - Saint-Louis - Natal au Brésil, transportant 130 kgs de courrier. Après une dizaine de traversées, il disparaissait dans l’Atlantique Sud le 7 décembre 1936, à bord de la « Croix du Sud ». Rien ne fut retrouvé ».

Ce petit musée, un peu oublié, raconte la magnifique histoire de l’Aéropostale et de Mermoz, idole de son époque. Alain Noel nous en fait ouvrir les portes.

Le célèbre aviateur avait ses habitudes à l’hôtel de la Poste. Situé près du port fluvial, c’est un « classique », un 3 étoiles d’un confort très honnête.

On peut lui préférer le Renaissance (3*), situé lui aussi dans le quartier historique. Ses chambres sont plus vastes et son environnement plus calme.

TUI au Sénégal

Alain Noel, directeur du réceptif TUI/NF au Sénégal et Jean-Jacques Bancal, avec qui le Bou el Mogdald retrouve la tradition fluviale de Saint-Louis - M.S.
Alain Noel, directeur du réceptif TUI/NF au Sénégal et Jean-Jacques Bancal, avec qui le Bou el Mogdald retrouve la tradition fluviale de Saint-Louis - M.S.
Programme réalisé par le réceptif TUI/Nouvelles Frontières. Vols Paris/Dakar assurés par Corsair.

Au programme de l’année 2017 :

- 2 circuits Nouvelles Frontières

- 10 séjours TUI, dont quelques exclusivités : à Saly, le Club Les Filaos (4*) à partir de 1048 € (7 nuits en formule tout inclus) et le Lamantin Beach Resort and Spa (5*). A Dakar : le Terrou-Bi Beach et Casino Resort (nouveau 5*).

- une semaine à l’« Océan & Savane », situé dans le Parc National de la Langue de Barbarie : à partir de 1 033 € (7 nuits base double en ½ pension).

- 1 circuit privé avec chauffeur-guide : 9 jours/7 nuits, en pension complète, véhicule 4x4 climatisé. (A partir de 2 030 € par personne).

- des voyages sur mesure

- croisière à bord du Bou el Mogdad : 7 nuits en pension complète, vol au départ de Paris inclus. (A partir de 1 209 € par personne).

A propos de Corsair sur le Sénégal

La compagnie opère Dakar en vol régulier depuis novembre 2012. Elle relie Paris-Orly à Dakar à l’année à raison de 7 vols par semaine en A330.

Sur l’exercice écoulé (2015/2016 la ligne Dakar a affiché un taux de remplissage de 88%. Elle représente 10% du CA de la compagnie.

Du nouveau à propos des classes « Grand Large » et « Business ».

Corsair offre aujourd’hui deux classes « Horizon » et « Grand Large». Cette dernière, située à l’avant des Airbus et au pont supérieur des B747, offre le confort, du service et toute une gamme de divertissements. (Une trentaine de longs-métrages, plus de 100 albums audio, actualités, « spéciale sport » avec l’Equipe.fr etc. Les passagers « Grand Large » peuvent patienter dans les salons privatifs avec buffet chaud ou froid à discrétion, service de presse etc.

Corsair a mis en œuvre une stratégie de montée en gamme et d’amélioration de la qualité de ses services tout en restant toujours compétitive sur les prix. L’intégration d’une nouvelle classe business viendra parachever la montée en gamme. Elle proposera un service de qualité aux meilleurs standards du marché.

Tous les appareils de la flotte Corsair seront reconfigurés avec 12 sièges business convertibles en lit. Les premiers vols équipés de la classe business seront opérés en septembre 2017.


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1.Posté par François Filloux le 13/12/2016 08:15 | Alerter
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Amitiés et respect à Alain et Jean Jacques qui œuvrent profondément pour la survie du tourisme au Sénégal .

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