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La Case de l'Oncle Dom : Directive bruxelloise, tous aux Bahamas pour la garantie financière !

L'édito de Dominique Gobert


Rédigé par Dominique Gobert le Vendredi 22 Janvier 2016

Voilà un sujet qui n'est pas anodin, d'autant que ça se passe à Bruxelles et qu'il s'agit toujours de cette garantie financière censée protéger les fonds du clients. Rien n'est encore simple et malin qui pourra dire à l'arrivée qui protège qui !



Les professionnels soumis à l'obligation de garantir les fonds déposés par leurs clients vont chercher à, non pas contourner la loi (allons, voyons), mais sûrement à débourser le moins d'argent possible - Photo Grecaud - Paul Fotolia.com
Les professionnels soumis à l'obligation de garantir les fonds déposés par leurs clients vont chercher à, non pas contourner la loi (allons, voyons), mais sûrement à débourser le moins d'argent possible - Photo Grecaud - Paul Fotolia.com
Effectivement, comme le soulignait dans son excellent papier mon camarade Pierre, la Directive européenne concernant les voyages à forfaits n'avait pas été « rénovée » depuis 25 ans !

Et si 25 ans, c'est jeune pour un humain, c'est sacrément "crouni" pour un secteur qui a largement évolué.

Enfin, le secteur, parce que, en ce qui concerne ses dirigeants, particulièrement chez nous, subsistent encore bon nombre de dinosaures qui devraient songer à partir à la pèche, par exemple.

Bien sûr, Bruxelles, dans sa conception de nouvelle Directive a, (espérons) tenté de protéger encore davantage le consommateur tout en tenant compte des « intérêts économiques » des professionnels.

C'est bien de tenter de construire une Europe unie, encore que je connais par exemple des grands-bretons qui s'extirperaient bien volontiers de ce « machin », mais encore faut-il que chaque pays membre puisse appliquer les termes de cette directive, en respectant une certaine forme de « concurrence internationale ».

C’est d'ailleurs ce que fait remarquer, à juste titre Alain Verwilghen, président de l'Egfaat, cette association qui regroupe les différentes APST de l'Europe.

Bien évidemment, et c'est logique, les professionnels soumis à l'obligation de garantir les fonds déposés par leurs clients vont chercher à, non pas contourner la loi (allons, voyons), mais sûrement à débourser le moins d'argent possible.

Déjà, en France, on a été longtemps agité par cette grande Comédie il y a quelques mois, durant lesquels certains TO ont frondé face à l'APST.

Depuis, les choses se sont bien calmées et, petit à petit, les brebis rentrent tranquillement au bercail.

Mais il aura fallu du temps, la grande fuite des établissements bancaires, effrayés à la simple idée de devoir assurer la « totalité » des fonds en cas de défaillance de leurs clients. Ouh la la, mais c'est pas un métier de banquier, ça. Trop de risques !

Mais le pire n'est pas là. Et ce bon Verwilghen a immédiatement repéré la faille du texte nouveau qui devra être « transposé » dans chaque pays.

Et cite l'exemple de ce voyagiste anglais, dont la clientèle est en majorité grande-bretonne et qui affrète beaucoup vers les Baléares. Rien, apparemment ne l'a empêché, via la création d'une société réceptive, d'aller chercher sa garantie sur l’île ibérique. A un coût défiant toute concurrence !

Verwilghen (et je cite) remarque cependant que « au 31 décembre 2015, le fonds de garantie des Baléares ne disposait que de 55 000 euros de fonds de réserve pour prendre en charge les éventuels sinistres de ses adhérents.

Or, le volume d'affaires annuel du voyagiste en question dépasse 40 millions d'euros... »

Sacré problème, même si tout va bien pour l'instant. En fait, sacré problème pour les clients, alors que Bruxelles s'efforce de les sur-protéger...

D'autant plus que la question cruciale du « click and through » dont je ne vous ferai pas l'injure de donner la traduction, c'est complètement passé à la trappe. Sans doute que les actifs lobbyistes ont été pour le moins convaincants.

En même temps, ce serait assez rigolo d'installer une APST « décentralisée », quelque parts aux Bahamas, par exemple, histoire de respecter ce fameux « point 4 de l'article 18 de la directive ».

Et c'est là où ça risque d'être marrant, chaque état se renvoyant la patate chaude...

Le client, en cas de désastre, n'aurait que ses yeux pour pleurer. Mais Bruxelles serait déjà passée au sujet suivant, sans peur et sans reproche.

Bayard, en quelque sorte !

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1.Posté par Gilles Gompertz // Avico le 22/01/2016 09:27 | Alerter
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Bonjour Dominique,

je ne partage pas pleinement votre avis : les professionnels doivent s'organiser pour offrir des réponses crédibles et efficaces à leurs clients.

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, la grande majorité des clients, et tout particulièrement les plus gros d'entre eux, sont très sensibles aux différents services et garanties qu'on peut leur offrir.

A ce tire, c'est avant tout aux entreprises, à la profession de faire le nécessaire. Les réglementations sont là pour offrir un niveau de protection supplémentaire. A ceux qui ne sont pas assez vigilants.

A mes yeux, la profession doit évoluer elle-même, en fonction des marchés, des demandes (légitimes !) des Clients. Pas seulement 'pour' ou 'à cause' de réglementations, qu'elles soient nationales ou européennes. Ce n'est pas un comportement de 'boyscout' ou 'bizounours', c'est "seulement" le seul moyen de mériter et de garder la confiance de ses clients (et d'assurer son développement... et sa pérennité !)

Aide toi... et le SNAV et l'Europe t'aideront !

Bonne journée

Gilles

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