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La Case de l'Oncle Dom : Etihad ou quand les têtes volent au pays de l’Or noir…

L'édito de Dominique Gobert


Rédigé par Dominique Gobert le Jeudi 26 Janvier 2017

Une nouvelle passée inaperçue mais d’importance. Etihad Airways vient d’annoncer le départ de son chef, l’Australien James Hogan, après avoir déjà annoncé en décembre dernier un vaste plan de « restructuration ». Est-ce à dire que rien ne va plus au pays de l’or noir ?



En même temps, elle a terriblement grossi en moins (ou à peine dix ans), profitant essentiellement des revenus pétroliers de son pavillon national et ne lésinant surtout pas sur la dépense - Photo : Etihad Airways
En même temps, elle a terriblement grossi en moins (ou à peine dix ans), profitant essentiellement des revenus pétroliers de son pavillon national et ne lésinant surtout pas sur la dépense - Photo : Etihad Airways
Et faut quand même pas trop se leurrer. Même si la compagnie d’Abu Dhabi annonce que "c’était prévu depuis longtemps", James Hogan, PDG d’Etihad Airways est viré.

Doit suivre d’ailleurs dans la charrette, le directeur financier de la compagnie, James Rogney.

Un signe qui ne trompe pas, d’autant que la compagnie avait déjà annoncé un vaste plan de restructuration, que les experts du secteur estiment entre 1 000 et 3 000 suppressions de postes.

Serait-ce à dire que la compagnie de l’Émirat d’Abu Dhabi, venue raviver la compétition en tant qu’outsider face à Emirates et Qatar Airways, aurait raté non seulement son positionnement, mais aussi sa stratégie ?

Contrairement à ses challengers, Etihad a voulu privilégier son expansion en prenant des participations dans des compagnies soit en difficulté, soit mineures mais apporteuses de passagers…

En même temps, elle a terriblement grossi en moins (ou à peine dix ans), profitant essentiellement des revenus pétroliers de son pavillon national et ne lésinant surtout pas sur la dépense.

A tel point que le service et le produit « Etihad » a très rapidement rattrapé la grandeur d’Emirates et de Qatar, sans parler de ses achats d’aéroplanes, lesquels ont fait quand même le bonheur d’Airbus Industries…

On peut toutefois s’interroger sur la pertinence de la stratégie menée par Etihad, laquelle, soyons juste, n’avait pas trop le choix, face à ses deux grands compétiteurs.

Entre un « hub » à Dubaï pour Emirates, un autre à Doha pour Qatar, fallait trouver le moyen de faire d’Abu Dhabi le troisième hub. Et pour cela, racheter (enfin, prendre des participations actives) dans des compagnies tierces, susceptibles d’alimenter cette troisième plateforme.

Etihad aura jeté son dévolu sur Alitalia. Peut-être espérait-elle, par ce biais et beaucoup de « combinazione », pouvoir agripper au passage un semblant de coopération avec Air France.

N’oublions pas que cette dernière était très embringuée dans le processus Alitalia, sans trop pouvoir d’ailleurs s’en dépêtrer !

Hasard ou opportunité, Etihad avait quand même engagé Bruno Matheu, l’un des directeurs généraux d’Air France, afin de lui confier la responsabilité et la direction des "partenariats aériens dans lesquels Etihad avait une responsabilité de gestion".

M’est avis qu’il va pouvoir envisager une autre fin de carrière.

Ben, c’est pas gagné, parce que, finalement, Etihad n’aura pris des participations que dans des compagnies pour le moins « en délicatesse avec leur rentabilité », si je puis m’exprimer ainsi.

La plus importante étant Alitalia, laquelle ne survit encore que grâce à une sorte d’intervention divine et à la magnificence de ces Italiens qui aiment la vie !

Quant à Airberlin, on n’est pas loin de la grosse cata.

Entre-temps, l'or noir a considérablement baissé et les revenus de l'Emirat, même s’ils restent encore très conséquents, ont fondu comme neige au soleil (comparatif audacieux, mais j’assume) !

Du coup et malgré les dénégations du Président d’Etihad, Mohamed Mubarak Fadhel al-Mazrouel, qui dément vouloir "renoncer à ses participations", il est clair que tout devrait changer.

Et comme Etihad, pour des raisons que la raison ignore, n’aura apparemment pas réussi à s’entendre avec Air France, quelle meilleure association que ce qui se profile à l’horizon, à savoir une alliance très stratégique (et financière ?) avec Lufthansa ?

Un premier accord a été récemment signé.

Le début d’une nouvelle ère ?

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1.Posté par mastercar2a le 26/01/2017 18:20 | Alerter
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Les seules compagnies que EY aura aidé à redresser sont Air Seychelles et Air Serbia...
Mais quand on voit d'où on est parti... On peut dire qu'ils avait vraiment la main dessus. Pas sûr que ça marche pareil avec AZ...

SAir Group n°2? A moins qu'Abu Dhabi et Dubaï ne se mettent d'accord pour faire rayonner les Emirats Arabes Unis face au Qatar...

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