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La Case de l'Oncle Dom : Home Worker, la menace fantôme pour les réseaux ?

L'édito de Dominique Gobert


Rédigé par Dominique Gobert le Jeudi 17 Décembre 2015

Après les tacos (les taxis), les hébergements, le transport, voici venir le temps des travailleurs de tourisme apporteurs d'affaires. En clair, des commerciaux du tourisme, des "home workers" selon l'expression TUIenne…



Seule inconnue encore, comment ces "travailleurs" vont-ils pouvoir exercer ? Quelles formes juridiques pour eux… et pour leurs employeurs d'ailleurs ? © wickerwood - Fotolia.com
Seule inconnue encore, comment ces "travailleurs" vont-ils pouvoir exercer ? Quelles formes juridiques pour eux… et pour leurs employeurs d'ailleurs ? © wickerwood - Fotolia.com
Rien n'arrête le progrès.

Voici venir le temps des commerciaux "indépendants", itinérants à la maison qui devraient, très prochainement "apporter" des "affaires" aux tour-opérateurs qui voudront bien les employer.

Pascal de Izaguirre, patron de TUI France avait annoncé cette "création de poste" lors d'une conférence de presse au début du mois.

Jean Dionnet, patron d'Univermair, va aussi se lancer dans cette nouvelle forme de "commercial collaboratif", en montant une structure de "free lance" commerciaux…

Décidément, ce bon Uber aura fait des émules, mais après tout, pourquoi pas.

Si j'ai bonne mémoire, je connais une certaine formule de ce type qui avait fait il y a quelques temps, un flop assez retentissant, laissant d'ailleurs sur le carrelage bon nombre de travailleurs qui avaient cru aux belles paroles d'un mytho…

Peu importe, regardons l'avenir.

La Case de l'Oncle Dom : Home Worker, la menace fantôme pour les réseaux ?
TUI France, qui innove beaucoup en ce moment, (serait-ce un début de maladie ?, non juste plaisanterie de Noël) veut absolument se développer en France, tout en cherchant, par tous les moyens, à gérer ses coûts.

Je remarque en passant que le voyagiste, profondément outré par les exigences absolument déraisonnables du "plus grand réseau de France", en l'occurrence Selectour Afat, ne semble pas décidé à plier.

Pas plus d'ailleurs que certains de ses camarades concurrents, tels Transat, Kuoni France et bien d'autres…

Ce qui m'amène à penser que tous ces gens-là veulent bien payer un "juste prix" mais aussi disposer quand même d'un pilotage des ventes sérieux et effectif.

Comment, en effet, est-il possible pour un réseau qui référence à peu près tout ce qui se présente du moment qu'on le paye, puisse raisonnablement offrir à ses clients (les fournisseurs, ndDG) de véritables prescriptions ?

Et c'est vrai que c'est là où le bât blesse…

D'où surement cette parade qui peut être, à terme et à condition que les "home workers" soient particulièrement bien formés, particulièrement rentables.

Seule inconnue encore, comment ces "travailleurs" vont-ils pouvoir exercer ? Quelles formes juridiques pour eux… et pour leurs employeurs d'ailleurs ?

Ces mêmes "free lances" seront-ils sous statut "VRP", déguisés en auto-entrepreneurs ? La loi ne semble pas très claire de ce point de vue, d'autant qu'existera très certainement le problème de l'immatriculation.

Ces "commerciaux" de la maison devront-ils être "immatriculés" ?

Jean-Pierre Mas, patron du Znav semble bien avoir cerné la difficulté et a promis, lors des présentations des vœux de son syndicat de s'atteler au sujet.

Il va en effet falloir déterminer un cadre juridique pour ces nouveaux "Uber" de la profession. Et ça ne va pas être de la tarte…

En même temps, ça pourrait faire aussi réfléchir les réseaux, qui sait ?

Tout en apportant une petite pierre à la lutte contre le chômage…

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1.Posté par baudoin le 18/12/2015 09:48 | Alerter
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Depuis toujours des réducs sont accordées à des clients directs et indirects.Remise se marge sur le prix brut,assurances non facturées....sous le terme geste commercial parfois.La palette d'expression de formes de rémunérations est vaste pour capter des clientèles ou s'attacher des prescripteurs ou répondre à leurs sollicitations.Toute entreprise aspire à transformer une partie des charges fixes en charges variables et cela de façon cohérente.Les structures d'importance ont intérêt à rationaliser ,vue leur taille,cette façon de commercialiser.

2.Posté par Angelique le 18/12/2015 12:45 | Alerter
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Bonjour,
Je suis moi-même free lance et apporteuse d'affaires depuis pas mal de temps. Les clés de cette réussite résident dans plusieurs facteurs:
- le produit (souvent assez haut de gamme)
- la clientèle et son réseau (souvent assez haut de gamme)
- les fournisseurs (agences sérieuses)
- les animations (sur le modèle des réunions Tupperware)
- une flexibilité à 100%
Vous comprendriez que je vais pas donner ici les détails de ce qui peuvent faire l'objet, mais il est indispensable d'être sérieux, rapide et flexible.
Avant j'étais commerciale et suite à un choix de vie de changer de ville, j'ai opté (par défaut) pour cette situation. La pire chose pour un commercial est de vouloir travailler, de savoir vendre mais de ne pas avoir de produits à vendre.
Cette situation permet de lancer son entreprise, sans stock, sans charges, mais il faut une énorme envie et une organisation au-poil.

3.Posté par westar le 18/12/2015 13:19 | Alerter
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Bonjour

L erreur c est de comparer a Uber.
Je vois bien ou veut en venir ce Mr Gobert, qui a l'art de confondre et d'instiller le doute.
Si celui qui facture le client a une licence, une immatriculation....il n'y a pas de problème.
Donc le terme Uber est fort de café.

Uber, c'est le concurrent, sans licence et sans immatriculation, qui fait fi des règles.

Mr Gobert, est peut être lui meme un Uber.....est-il détenteur d'une carte de presse ?


Bien a vous

4.Posté par imlmat le 18/12/2015 15:41 | Alerter
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Il n’y a aucun problème concernant les apporteurs d’affaires.
Quelque soit le choix de leur statut, et dès l’instant ou ils collaborent pour un immatriculé ou qu’ils sont eux-mêmes immatriculés, ils sont opérationnels.
Sans cette immatriculation, ils sont hors la loi.
Si le SNAV veux obtenir des dérogations permettant à ces commerciaux d’être demain les concurrents de ses adhérents, à lui de voir !

5.Posté par Dominique Gobert le 18/12/2015 16:03 | Alerter
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Bon, sincèrement, ça commence à me gonfler. Oui Westar, j'ai une carte de presse depuis de longues années. Elle porte le numéro 66911. Pour votre info, les cartes actuelles doivent atteindre les numéros 150.000 et des poussières.
Et je n'instille rien, je soulève un sujet que même le Président du Snav a saisi. A moins que lui aussi instille et confonde.

6.Posté par Arnaud le 18/12/2015 16:58 | Alerter
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Si ces commerciaux ne sont pas employés par une agence immatriculée avec un salaire fixe (et on sait tous que ce sera le smic à temps partiel...), il leur est nécessaire d'avoir leur propre immatriculation et GARANTIE FINANCIERE.
Si ce n'est pas le cas, cela s’appelle de la concurrence déloyale et du travail au noir et c'est punit par la loi et la DGCCRF... d'où le parallèle avec Uber.
Je conseille à tous ceux intéressés par l'aventure de bien étudier la chose et de ne pas se faire avoir... par Uber :))
Uber présente bien et a de grandes poches pour encaisser mais il ne sait faire que cela... Il ne paye pas les avocats (à cause du travail dissimulé et du para-commercialisme) ni les outils de travail (bagnoles HS) de ceux qui l'ont enrichit et se sont ramassé comme des m...

7.Posté par Christian Jean le 19/12/2015 19:10 | Alerter
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Les « free lance » ont-ils un, autre choix ?
Pensez-vous que si notre activité pouvait continuer à les faire vivre ils existeraient ?
La majorité sont des « pros » SANS EMPLOI … Alors si l’état ne régularise rien on fait quoi ?
On dénonce, on est contre et après ? …Bla bla bla ...

8.Posté par westar le 21/12/2015 18:15 | Alerter
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bonjour

Je suis receptif-DMC dans un pays du sud-est asiatique. sachant que beneficie d'un excellent referencement, d'une connaissance plus que pointue de ma destination, je fais beneficier un grand nom du tourisme de mes connaissances , d'un sourcing hotelier plus que parfait dans une gamme que recherchent les touristes Francais

Pour autant, je ne facture pas mes clients, je facture la grosse agence : je fais le marketing, le centre d'appels, la fourniture hoteliere etc ...... Ma methode pêrmet à nos clients de beneficier de vrai produits au juste prix, avec assistance Francophone 24/7 sur place.

Aucun autre TO, dont ASIA, n'apporte autant sur notre destination que nous. Resultats : des clients qui reviennent années après années, sans budget marketing, juste le bouche à oreille.

Et je ne parle pas de faux TO, qui vendent des produits sans assistance sur place....je ne vais pas donner de nom, mais regarder ce qui se passe dans le sud de la France. Pourquoi sans assistance ? parce que la grande partie de la production est revendue à Promovacances, qui negocie tellement bas, que le produits est vidé de sa substance service..............En cas de gros pepins, le client est laissé pour compte.


Alors qui fait son travail ? .................... le TO qui perds des clients années après années , car il parle de la meme facon aux clients qu il y a 20 ans.....

si on ecoute JP MAS, notre profession va dans le mur à vitesse grand V , pendant que Booking.com va bientot atteindre le pinnacle.


Je considere qu il est en train de devenir le fossoyeur de notre metier


quand à Dominique Gobert, parfois j ai l'impression que c'est un journaliste à BFMTV. Pardonnez moi Dominique, mais vos prises de position ou votre facon de tournez vos phrases instillent le doute


Mr Westar .......la star de l ouest ( joking)

9.Posté par Mas le 22/12/2015 00:35 | Alerter
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Je suggère à WESTAR de prendre contact avec moi afin qu'il m'explique pourquoi et comment, sur ce sujet, j'envoie notre profession "dans le mur" et par conséquent j'en suis le "fossoyeur".
Ca éclairera la réflexion du SNAV sur cette question sensible.
jp.mas@snav.org

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