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La case de l'Oncle Dom : "Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît..."

L'édito de Dominique Gobert


Rédigé par Dominique Gobert le Jeudi 9 Janvier 2014

Plombé à l'insu de son plein gré, Croisitour ? Oui, c'est hélas une des tristes réalités de ce monde stupide, dirigé par des incompétents notoires, qui n'ont pour seuls soucis que la préservation de leur tout petit pouvoir… illusoire, parce qu'un jour la vérité finira par éclater !



L'incompétence tue. Comme si la crise ne suffisait pas... /fotolia
L'incompétence tue. Comme si la crise ne suffisait pas... /fotolia
Tristesse, incompréhension, stupidité.

C'est la seule réflexion que je puisse énoncer à l'annonce de la mise en liquidation judiciaire de Croisitour.

Une boîte qui atteignait l'âge serein, la cinquantaine, implantée hors de la bobo-citée parisienne, à Marseille donc, et dirigée par une femme qui lui avait consacré une bonne partie de vie.

Une boîte en pleine santé, innovante, différenciante comme diraient certains de mes amis et qui avait largement anticipé l'évolution de la profession…

Une boîte enfin pour laquelle Colette Viera da Silva, sa patronne, allait encore investir plusieurs centaines de milliers d'euros afin d'affiner ses innovations technologiques.

Innovations qui avaient d'ailleurs largement contribué à l'essor de Croisitour… et remporté largement les suffrages de nombreux distributeurs !

Alors, pourquoi, ce coup de poignard, allez-vous demander?

Simple. Une administration aveugle et stupide, des procédures impitoyables, des organismes aux rouages diaboliques et sans aucune réflexion, des défaillances administratives et le tour est joué.

Pas de magie, hélas, la juste triste réalité…

Parce que Croisitour n'avait, je le répète, aucun souci financier, mais avait le tort d'être… allez, je vais, pour une fois rester dans le sobre, le tort disais-je, d'être mal entouré ?

Je crois d'ailleurs que c'est le mal qui ronge ce pays depuis quelques temps déjà.

Cette propension qu'ont les grands organismes financiers, censé accompagner et permettre le développement de nos entreprises, à faire supporter leurs erreurs et leur inorganisation parfaite (je pèse mes mots) à leurs clients.

Clients qui, encore une fois, sont leur âme et le moteur de notre économie.

Oui, mesdames, mesdemoiselles et messieurs, dans cette profession, il ne faut, hélas, pas faire confiance et il faut tout surveiller.

Je ne peux pas en dire davantage, de peur de nuire à Colette. Je n'oublie pas non plus la vingtaine de salariés de cette entreprise, saine et brillante, qui ont eu une drôle de surprise de ce début d'année.

Curieusement d'ailleurs, (le hasard nous offre parfois de drôles de rencontres), je participais hier à un débat (passionnant) entre représentants de la profession, TO, distributeurs et transporteurs.

Manquaient des banquiers, mais eux, finalement, ça les intéresse pas trop la vie d'une profession qu'ils ne comprennent pas…

Quand un banquier fait une erreur, c''est pas grave : c'est jamais de sa faute et à l'arrivée c'est le client qui paye, de toutes les façons.

Quand un transporteur, lequel a mis au point un système administratif basé dans des contrées lointaines, ne veux rien entendre ni comprendre, c'est toujours le client qui finit par être pénalisé…

Et coule inexorablement. Colette et ses collaborateurs auront payé.

Très cher.

Trop cher !


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1.Posté par GEKKO le 09/01/2014 01:00 | Alerter
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En france quant on veut un prêt il faut un château en garantie, quand une banque a besoin d'un prêt c'est le contribuable qui est le garant... et cette dernière rembourse avec les intérêts qu'elle place sur les marchés boursiers en obligeant bien entendu la banque de détail de refuser des crédits aux entrepreneurs qui placent leurs flux de trésorie : avec lesquels ils élaborent des produits complexes placés sur les marchés boursiers...Money for us not for you...

Ajouté à ça des cadres et non des entrepreneurs qui privilégient leur carrière et qui se prennent pour les patrons des entrepreneurs : entreprendre c'est prendre des risques (parfois ces "cadres-or" touchent même des pots de vin : business is business)

Et pour en finir l'ayatol-IATA (pire que le gang des barbus), qui les yeux rivés sur son prélèvement ; vous tue à la première occasion (religious police);

Ce pays n'est pas libéral : il est "administratiphage" et va au déclin

Conclusion ; il faut rentrer en résistance...mais serez vous le faire ? VAE VICTIS

2.Posté par Jacques Demarque le 09/01/2014 09:05 | Alerter
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Je ne connais le détail de l'affaire Croisitour, mais je peux vous affirmer, par expérience quasi quotidienne, que les vrais responsables de la crise actuelle et de sa durée fort longue sont ... les banques !

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