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La case de l'Oncle Dom: à travailler sans filet, on finit par se ramasser la gueule !

L'édito de Dominique Gobert


Rédigé par Dominique Gobert le Mardi 2 Septembre 2014

Mais comment ce fait-ce ? En ce courant de l'été hivernal, entre deux guerres, un voyagiste "nouvelle génération", annonce sa faillite. Là n'est pas le problème, ça peut arriver. En revanche, on apprend dans la foulée qu'il exerce le métier sans garantie depuis plusieurs mois... cherchez l'erreur !



Pourquoi se casser le tronc à souscrire des assurances obligatoires alors que l'on peut exercer sans ? /Fotolia
Pourquoi se casser le tronc à souscrire des assurances obligatoires alors que l'on peut exercer sans ? /Fotolia
C'est bien entendu de Twim Travel dont je veux parler ce matin.

Ce voyagiste, (cette agence ? ce réseau ?) je ne sais d'ailleurs pas trop comment le nommer, qui, à bout de souffle et de monnaie a déposé le bilan cet été.

Les plus malins diront que ce n'est pas une surprise, ce qui est sans doute vrai : n'est pas gestionnaire avisé qui veut.

Et je n'ai aucune sympathie, ni empathie d'ailleurs, pour son dirigeant. Pour tout dire, je n'aime pas les menteurs.

Mais faut dire que Pierre André Romano, il faut nommer, maniait sa passoire à mensonges (pas de moi, j'ai emprunté cette formule à Frédéric Dard), de langue de maître.

Pourtant, le modèle de Twim Travel n'est pas inintéressant. Il a fait ses preuves chez les anglo-saxons et se développera sûrement dans nos contrées. Juste une question de temps et d'évolution des mentalités…

Là n'est cependant pas tellement la question.

Comment peut-on, alors qu'en France, on réglemente pour tout et pour rien, continuer à vendre du voyage sans aucune garantie ?

Ou plutôt en étant radié de sa compagnie d'assurance, alors que la loi est claire et formelle : pas de vente de voyages sans bénéficier d'une garantie professionnelle ?

Comment Twim Travel, sans aucune assurance depuis le mois de mars 2014, a-t-il pu continuer à vendre des prestations auprès de sa clientèle ?

Comment son patron, a-t-il pu abuser ses vendeurs, associés de surcroît et les mettre dans une telle situation, qui, si j'en crois les avis autorisés, relève carrément de l'abus de confiance, et risque de mener certains qui n'y sont pour rien, devant le Tribunal… pénal !

La case de l'Oncle Dom: à travailler sans filet, on finit par se ramasser la gueule !
Selon nos informations, parfois les vendeurs associés, qui pourtant ne gagnaient pas lourd, ont dû se démener pour payer les prestations vendues à leurs clients…

Je remarque aussi que Romano, en s'exprimant auprès de ma consœur dans nos colonnes, se plaint et profère cette stupidité rare : "travailler dans la légalité m'a couté très cher"!

Ah bon. Les clients lésés, les associés hyper lésés auront apprécié...

Quant aux agents de voyages qui triment eux aussi, mais dans la légalité, ils apprécieront aussi sûrement… d'autant que, finalement, pourquoi se casser le tronc à souscrire des assurances obligatoires alors que l'on peut exercer sans ?

Simplement, car de fait, il n'existe aucun contrôle.

Atout France délivre les immatriculations et puis c'est tout. Pas son rôle de jouer les gendarmes.

Le Snav enregistre des adhésions (faudrait d'ailleurs en avoir un peu plus) et puis c'est tout.

L'APST est la seule à offrir une vraie garantie "des fonds déposés par le client auprès des prestataires de voyages".

Mais l'APST n'a aucun moyen de contrôler et de jouer les flics auprès de ceux qui trouvent ses prestations trop chères et qui préfèrent s'adresser à des compagnies d'assurances, lesquelles assurent le voyagiste à un certain plafond et puis circulez, y'a rien à voir !

Et finalement on arrive à quoi ? Rien. Au cours de mes pérégrinations diverses et variées, je me suis même aperçu que bon nombre d'agences croyaient que l'APST pouvait aussi les garantir contre la défaillance de leurs prestataires… C'est dire !

Et bien non. L'APST garantit la totalité des fonds déposés par le client. Les banques garantissent à hauteur d'un plafond. Et c'est tout.

En revanche, personne n'est là pour veiller au respect de la loi et de la protection du client.

En théorie, la DGCCRF devrait le faire. Mais, sans moyens, c'est compliqué.

D'un autre côté si le Syndicat ne soulève pas le problème auprès des autorités de tutelles, les menteurs pourront continuer à s'exprimer longtemps…


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1.Posté par POURSUR le 02/09/2014 08:49 | Alerter
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C'est histoire est un véritable scandale à plusieurs niveaux.
- Le Dirigeant d'entreprise qui a caché la vérité à ses salariés (?).. ou associés ?
- Le suivi de notre Administration et de nos instances professionnelles (s'il y en a...?)
Pour prendre le pognon, là il y a du monde, mais pour la surveillance, bonjour les dégâts...
- Le suivi de la DGCCRF

Et puis tiens, quelqu'un pourrait il enquêter (avant la prochaine cata) sur ces sites internet domiciliés à Monaco, Jersey ou ailleurs, qui vendent en toute illégalité en France et les autres qui se payent des pub le dimanche à 19h58 sur TF1 .. Quand on connait les marges du tourisme, il en faut des pax pour ne serait ce que les amortir !
Et je ne parle pas de ces sites qui perdent du fric perpétuellement depuis leur création et qui arrivent quand même à lever des fonds... oui mais jusqu'à quand ?

Qui va enfin lever le voile sur cette situation ?

2.Posté par rick Sailor le 09/09/2014 18:20 | Alerter
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Cher Ami

Vous trouverez le commentaire apporté à la réponse de Mr Romano à votre texte. C'est un peu comme si Madoff donnait des cours d'économie populaire. Une sorte de "laissez dans ma poche ce que j'ai piqué dans la poche des autres"

Votre dévoué Rick

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Cher Monsieur

Puisque vous citez Albert Londres que, sans doute, n’avez-vous jamais lu, je retiendrais de son livre « Les forçats de la route » (à l’origine une série d’articles sur le Tour de France) que « tout est excusable et sans importance à la seule condition de n’entrainer personne dans sa chute ».

Pour avoir souvent fustigé Monsieur Gobert, populiste et poujadiste à souhait, je reconnais que tout dans son papier n’est pas à dégager d’un revers de main. Vous évoquez le secret que vous vous êtes imposé pour mieux trouver des investisseurs. Vous avez payé cash cette discrétion avec l’argent de vos clients et de vos salariés… Vous considérez que tromper n’est pas jouer. Vous avez tort.

Monsieur Gobert, comme vous, a joué et paye toujours sa partie. Si j’ai bien tout compris, ce n’est pas le choix que vous avez fait. Monisuer Gobert, dans l’échelle de la faillite, est plus honnête que toutes les excuses que vous allez vous octroyez. Ni vous, ni d’autres signatures qui vous soutiennent ne méritent le respect pour avoir floué les clients : Il en est ainsi.

J’ai lu que la France fustige les échecs alors que les États Unis les glorifient. Détrompez-vous, c’est une méconnaissance du système américain. Le « no debt » (pas de dettes) est essentiel dans la perception des investisseurs qui financent depuis des années des cabinets d’enquêtes pour connaître les tenants et les aboutissements de l’échec précédent.

Je suis effaré du commentaire de Mr Biou qui croit que le pays donne de la force à une mauvaise idée ou un projet mal ficelé ! Un bide se fait en français et en anglais !

Enfin, sans entrer dans les détails qui ne vous seraient pas favorables, dites-vous bien que l’anonymat ne limite pas la portée de l’échange. Comme vous aimez les images en voici une de JJ Rousseau, « les hommes ne se dévoilent pas quand ils parlent à visage découvert mais se livrent quand ils sont invisibles ».

Il faut toujours se méfier des grandes explications qui glorifient le néant.

Votre dévoué
Rick

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