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La case de l'Oncle Dom : l'YQ ça fait toujours aussi mal là où vous savez...

L'édito de Dominique Gobert


Rédigé par Dominique Gobert le Mercredi 16 Avril 2014

Tiens, en cette journée d'hier, voilà t'y pas qu'on apprend que la rayonnante royale du Poitou va remettre l'éco taxe sur le tapis. Enfin, plutôt au placard. Tandis que les compagnies aériennes, par la voix de leurs syndicats commencent à hurler que les taxes finissent par les asphyxier…



Hier c'était la journée de la voix.

C'était d'ailleurs aussi la journée mondiale contre l'esclavage des enfants, ce qui, soit dit en passant et parce que ça faisait longtemps que je n'avais pas digressé, a laissé le monde… de glace!

D'ailleurs, un de ces jours, je vais revenir sur ces journées mondiales, y'a de quoi écrire un roman…

Or donc, les taxes. Ça fait des années que le transport aérien est submergé de taxes, diverses et variées, parce que, comme les radars sur les routes, la taxe est une manne extraordinaire pour les ministres des Finances.

Et peu importe la taxe, qui sera, de toutes façons payée par le client final.

Même si, par le jeu de la concurrence internationale, elle pénalise certaines sociétés étrangères (non soumises à ces taxes) au détriment de nos bonnes compagnies bien françaises…

Prenons par exemple, la Taxe Chirac, qui, certes, part d'une très belle notion de solidarité et d'entraide internationale vis-à-vis des enfants du monde.

En théorie, cette taxe (1$ par billet d'avion) est reversée à Unitaid, afin d'apporter une aide humanitaire aux enfants défavorisés du monde. Et il y en a…

Qui est assujetti à cette taxe ? Ben, nos compagnies françaises, sans exception et quelques compagnies étrangères, pas les plus riches d'ailleurs.

Les autres ont clairement dis "fume" à cette taxe et basta !

La case de l'Oncle Dom : l'YQ ça fait toujours aussi mal là où vous savez...
On peut donc comprendre que les syndicats des compagnies aériennes, parfois plus vindicatives que leurs directions, en appellent à un ministre inexistant (ou du moins en léthargie profonde) pour exiger une harmonisation de ce que je n'hésiterai pas à considérer comme du racket organisé.

D'autant d'ailleurs que le passager, avisé, va regarder encore de plus près le prix de son billet et aura tendance à préférer une compagnie qui ne le taxera pas outrancièrement.

Ouah, y'a du progrès dans le vocabulaire, je crois même que je vais prendre la place de Fine Quelle Crotte à la Gagadémie…

En revanche, et c'est un combat que je continuerai à mener jusqu'au bout, les syndicats de l'aérien ne mouftent pas du tout sur cette saleté de taxe YQ (ou YR, je sais plus très bien), la fameuse surcharge carburant.

Pas commissionnée, à peine remboursée en cas de problème, je vous le rappelle à toutes fins utiles.

Savez-vous, bons et fidèles lecteurs assidus à qui je dois mon salaire mensuel, que le prix du pétrole est en baisse depuis deux ans maintenant ? Non ? Et si !

Vous prenez, je suppute (salut, ami Gallo), l'aéroplane assez souvent.

Comme je vous connais, attentifs et astucieux, vous pouvez voir apparaître cette taxe qui peut, parfois, dépasser la valeur du ticket ?

Avez-vous constaté, depuis ces derniers mois, une quelconque diminution de cette surcharge, pondérale ? Moi pas. Mais les compagnies, oui, ce qui leur permet de diminuer largement leurs pertes.

Ainsi, par exemple, une compagnie que je ne citerai pas (faut pas que les autres soient jalouses), annonce des pertes de X millions. En oubliant que ces pertes devraient quasi être doublées si la fameuse surcharge carburant n'était pas là pour atténuer la douleur !

Simple, mais fallait y penser. En attendant, ce sont, comme d'habitudes, vos passagers qui raquent.

Et qui vont finir par craquer !


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Tags : taxe, Unitaid, YQ
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1.Posté par Vincent le 17/04/2014 09:23 | Alerter
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Attention, le montant de la taxe Chirac (IZ) n'est malheureusement pas de 1$ mais de 4€ en classe éco et 40€ en classe affaires ou première.
Pour ce qui est de la surcharge carburant, il s'agit d'une véritable escroquerie puisqu'elle représente ni plus ni moins qu'une variable d'ajustement tarifaire et ne constitue nullement une taxe puisqu'elle est perçue par les compagnies aériennes et non par les autorités...

2.Posté par faouzi le 17/04/2014 10:13 | Alerter
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Bonjour,

La YQ est une ENORME escroquerie .
Le plus grave, c'est de savoir qu'en cas d annulation, elle n'est pas remboursée .
Le client annule, il ne voyagera donc pas et la compagnie ne rembourse pas une taxe relative à la hausse d'un carburant que le client ne consommera pas puisqu'il ne prendra pas l'avion . ENORME !
Que font les syndicats et autres associations ?

C est une honte , tout simplement .

3.Posté par Inique le 17/04/2014 10:20 | Alerter
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Il n'y a aucune escroquerie, ou alors, c'est une escroquerie sémantique : la YQ n'est pas (et n'a jamais été) une taxe. Nous savons tous que c'est une composante tarifaire qui est logée dans la case tax pour des raison pratiques. A partir du moment où ce n'est pas une taxe (puisque non perçue par l'Etat) , l'histoire est terminée du point de vue du débat remboursement ou pas. En revanche, et puisque c’est une composante tarifaire, le débat concerne les relations entre transporteurs et distributeurs ou TO .
En résumé, si cette YQ apparaissait dans une case tarif, personne n'en parlerait et les clients n'en demanderaient même pas le remboursement !
Une suggestion pour notre nouveau 1er Ministre : on pourrait rendre les taxes d'aéroport (je parle des vraies) non remboursables, comme ça , au moins tout le monde serait d'accord et l'Etat pourrait se renflouer ...

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