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La case de l'Oncle Dom : retenez-moi ou je fais un malheur...

L'édito de Dominique Gobert


Rédigé par Dominique Gobert le Jeudi 19 Septembre 2013

Etonnant ! Entre TUI et Thomas Cook qui suivent une piste parallèle à la recherche de la rentabilité perdue, Fram, qui a perdu la sienne depuis longtemps aussi, joue la carte du "si je tombe, tout le monde tombe"… En a-t-elle les moyens ?



Le dommage de cette affaire réside dans le fait que certains investisseurs potentiels se soient subitement irrités (pour ne pas dire pire) des propos tenus récemment par Thierry Miremont... En a-t-il trop fait ? fotolia
Le dommage de cette affaire réside dans le fait que certains investisseurs potentiels se soient subitement irrités (pour ne pas dire pire) des propos tenus récemment par Thierry Miremont... En a-t-il trop fait ? fotolia
En moins d'une semaine, j'aurais tout entendu… ou pas.

Du côté de TUI France, silence toujours assourdissant, mais il est vrai que parfois, il vaut mieux se retirer sur la pointe des pieds…

J'ai entendu aussi Thomas Cook France… Son Président actuel, Michel Resseguier, la star auprès des actionnaires grands bretons qui se demandent encore comment il peut régir cette satanée population gauloise, suit la voie qu'il a tracée, sans états d'âme.

L'un comme l'autre, après des années d'errance, ont le même objectif : retrouver la rentabilité pour leur société sur un marché du tourisme dont les règles (et les habitudes !) sont en pleine mutation.

L'un comme l'autre, grands groupes européens, se réveillent doucement. On ne peut qu'en vouloir à leurs actionnaires respectifs.

A grands coups de tambours et de trompettes, ils sont arrivés sur le marché français, auréolés de couronnes de dollars, clamant haut et fort que l'on "allait voir ce que l'on allait voir".

On a vu... L'un comme l'autre ont promu et délégué deux incompétents notoires… qui ont duré un peu plus longtemps que la rose à éclore le matin sous la rosée (interprétation très libre).

Suffisamment cependant pour accomplir un gâchis considérable et engloutir quelques millions (dollars, livres sterlinges, euros…).

Quant à Fram, le troisième larron, auréolé lui de sa vieille histoire et de sa nouvelle entrée dans le club des handicapés, il commence à réagir. Et comme ses confrères (sœurs), selon les vieilles recettes de Madame Tartine.

La case de l'Oncle Dom : retenez-moi ou je fais un malheur...
Pas franchement de grande surprise dans le plan de développement de Fram.

Et, pour le moins, la franchise de dévoiler un plan de reconstruction qui est loin d'être novateur, mais qui a le mérite d'être clair.

En tout cas, suffisamment optimiste pour rassurer… ou inquiéter qui de droit !

Pour être clair, des annonces qui sont loin de rassurer les éventuels investisseurs, et encore moins les distributeurs "dont on ne peut pas se passer" !

Sans oublier les déclarations pour le moins maladroites, style "si Fram tombe, c'est toute la profession qui tombe" !

Halte là, l'ami. L'APST saute, c'est clair… et encore. Normalement, si les contre-garanties ont été levées, y'a pas de raisons… Mais c'est un autre débat !

Même le Président du Seto, que j'ai rencontré tient à modérer les propos tenus par le patron nouveau (tout neuf) de Fram.

Ce qui, après tout, parait plutôt rationnel. Ou alors, dans ce cas-là, tous les tour-opérateurs n'ont plus qu'à se préparer à aller pointer au chomdu !

Le dommage de cette affaire réside dans le fait que certains investisseurs potentiels se soient subitement irrités (pour ne pas dire pire) des propos tenus récemment par Thierry Miremont.

En revanche, j'en connais certains qui se tiennent prêts à assurer la "relève".

J'en connais même qui disent "si Fram tombe, moi j'ai un plan". Normal. La nature a horreur du vide, et même si la nature n'existait pas, le vide serait vite comblé quand même ! A moindre coût aussi…

Et plus le temps passe, plus le coût diminue. En même temps, y'a pas de secret : le plus puissant finira par bouffer le plus faible.

Sauf que, deux faibles pas encore rétablis dans leur puissance sont prêts à se déchirer pour bouffer le moribond.

Une seule chose est claire : il va forcément y avoir des dégâts !

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Tags : Fram, miremont, Seto
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1.Posté par TELLIER ACVIA SELECTOUR le 19/09/2013 06:53 | Alerter
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Monsieur Gobert
Un seul mot Bravo ! quand je pense que mon CA (mes commissions) représentent le salaire de ces grands patrons mercenaires qui sont de véritables CHARON pour les TO : je me dit ou est mon métier...
Les réceptifs vont devenir les TO et les low cost les charters /... et les clients les agents de voyages !
Je crois que je vais prendre ma retraite

2.Posté par Rick le 19/09/2013 09:14 | Alerter
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Cher ami

Vous avez à la fois raison et tort. Et encore, je modulerais "tort" car vous abordez le sujet par le prisme du producteur.

Raison sur l'incapacité de la vision industrielle du voyage à assouvir la demande. Le client achète un prix (et ses déboires) plus qu'un concept. Il est dans un consumérisme que peu de TO savent gérer... A l'exception d'Exotismes, un assembleur qui a compris que la marge est faite par la masse. Marmara en son temps l'avait également assimilé mais dans la durée, sans un homme fort garant du oncept... Tout fout le camp !

Exotismes privilégie naturellement le prix pour attirer le client. Et module l'offre sans en rajouter. Sa campagne sur BFM est intéressante. On ne sait rien du produit sauf le prix et le lieu. Méthode Rial en quelque sorte, peaufinée depuis par VDM pour tous les segments visés !

L'erreur serait de croire que seule la distribution physique peut réponde à ces changements de maturité du client. Les agences de voyage sont en majorité vieillissantes. On voit bien les réussites, elle sont issues de réflexions marketing poussées... Finis les commerçants, bienvenue aux gestionnaires marketing. Je ne parlerais même pas du net qui a pris le marché de l'instantanéité et qui se place sur la longue durée.

Bref, les marques vous citez sont vouées à muter et FRAM, sans doute à disparaître sans un changement de cap efficace ! Et alors, où est le souci. TWA a disparu sans que le transport aérien s'effondre. Au contraire, la fin programmée de FRAM sonnera enfin le renouveau de la vision TO.

Regardez autour de vous, les mastodontes amusent les enfants.
Et même s'ils restent vivaces dans notre esprit, ils n'existent plus. Regardons toujours le résultat, jamais l'affectif.

Aujourd'hui Georges, avec tout le respect que j'ai pour lui, est le premier danger de FRAM. Comme Antoine Cachin l'a été pour Thomas Cook. Des visions trop éloignées du client et basée sur la seule vision industrielle.

Pour renaître, il faut de nouveaux parents, pas des nostalgiques !

Bien à vous
Rick

P.S : je suis heureux de voir l'évolution du regard que vous portez à Mr Mas. Vous voyez, nous nous retrouvons.

3.Posté par Baladi le 19/09/2013 10:05 (depuis mobile) | Alerter
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Il y environ une quarantaine d''années Le patron de Klat Travel avait lancé un tonitruant : si je saute l''Aps saute !
Repris en cinq colonnes a la une d''une édition spéciale de tour hebdo par Pierre Doulcet! On connaît la suite !
baladi

4.Posté par Baladi le 19/09/2013 11:47 (depuis mobile) | Alerter
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...La suite 40 ans après :
et l'APST est toujours là !
Cool M Thierry Miremont ! Pas de panique !
baladi

5.Posté par Dominique Gobert le 19/09/2013 17:39 | Alerter
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A mon cher Rick que j'avais cru d'un seul coup trop absorbé par son boulot...
Vous avez raison, j'ai abordé le problème du côté du producteur, trop rapidement sans doute, mais j'y reviendrai plus longuement bientôt!
Je suis un peu déçu de votre lecture en revanche sur mon édito concernant la chat botté. Je n'ai pas changé... Mais je laisse toujours une chance nouvelle!
Amitiés

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