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La course au gigantisme met-elle en danger les TO français ?

la surenchère des deux géants allemands inquiète


Rédigé par Jean da LUZ - redaction@tourmag.com le Lundi 2 Avril 2007

La course à la concentration des deux géants allemands du voyage qui viennent tour à tour de d’allier avec leurs deux concurrents britanniques respectifs (Mytravel et First Choice), pose question. En effet, où s’arrêtera l’escalade au gigantisme et cette dernière pourrait-elle mettre en danger la spécificité du tourisme hexagonal ?



Georges Colson, président du Snav mais aussi du TO FRAM, s’interrogeait à Cadix sur le fait que TUI et Thomas Cook puissent imposer leur diktat à 27 millions de clients potentiels…

Force est de constater qu’après s’être emparé des 2 plus importants acteurs du marché britannique, les 2 majors pourraient poursuivre leurs « courses » en France, où ils possèdent déjà quelques beaux fleurons tels Nouvelles Frontières, TUI France ou Marmara…

L’acquisition du premier par TUI avait déjà suscité une réaction épidermique de la part de la ministre française du tourisme de l’époque, qui voulait dresser des remparts et « protéger » la spécificité du tourisme français.
Un couplet nationaliste pas vraiment réaliste ni en phase avec les exigences de l’économie internationale et du mondialisme…

L’escalade au gigantisme mettra-t-elle en danger le tourisme hexagonal ?
L’escalade au gigantisme mettra-t-elle en danger le tourisme hexagonal ?
Là où le bât blesse c’est du côté des consommateurs. Régulièrement, nous rappelons dans ces colonnes la situation belge où les 2 acteurs ont mis en coupe réglée la Distribution et, partant, imposé bon gré mal gré, leurs produits au grand public.

Les tour opérateurs français sont-ils "opéables" ?

Le marché français pourrait-il connaître le même sort face à l’expansionnisme du tour opérating allemand ?

On pourrait objecter que la taille du marché hexagonal, l'atomisation de la production et ses spécificités culturelles (l’échec de TUI France en atteste) mettent notre pays à l’abri d’une telle éventualité.

Mais cet argument est-il recevable ? Le Groupe TUI a payé (cher) pour savoir que même une marque emblématique n’est pas synonyme de succès. Et encore moins lorsqu’on en créé une (TUI France) ex nihilo…

Une stratégie d’intégration horizontale consistant à racheter quelques acteurs qui comptent (Fram, Club Med…), ne s’avèrerait-elle pas bien plus payante ?

Il n’est pas dit que ce sera la méthode choisie et, si tel était le cas, on trouverait dificilement à y redire sauf à s’inquitéter de la position dominante et de la boulimie des deux Groupes que rien ne semble devoir arrêter.

En effet, une seule chose est sûre : qu’on le veuille ou non, la concentration du secteur se poursuivra de manière inéluctable. Aujourd’hui seules la Direction de la Concurrence à Bruxelles ou un marché français de l’outgoing anémié, semblent être en mesure de doucher l’enthousiasme des deux géants européens du tourisme…

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Tags : amadeus
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1.Posté par pseudo Thierry le 02/04/2007 12:45 | Alerter
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Il restera toujours de l’herbe à manger aux pieds des Mammouths.
La démonstration de TUI ou Thomas Cook n’a à ce jour pas et des Convaincantes, malgré les fusions acquisitions, les plans sociaux, les changements d’équipe et de président. Les actionnaires veules toujours plus de dividende et pour cela, ces deux groupes ventes les bijoux de famille. TUI na pas réussit, jusqu'à présent à gagner de l’argent et le nombre de clients chez NF n’a pas réellement décollé depuis le départ de Maillot.
Thomas Cook avait un projet de 500 mille clients en cinq ans (3 ans son passé il déclare 223 mille clients) dont 65 mille qui étaient déjà chez Aquatours, et 20 mille avec la marque ex Havas, le décompte actuelle fait qu'avec deux marques Neckermann et Thomas Cook, plafonne avec 46 mille clients de plus chaque année, on est loin de 100 mille clients par an.La taille de ces groupes ne leur permet pas d’être réactive, d’avoir un réel dynamisme, une gestion et un management clairement identifier par leur salaries, il leur faut encore beaucoup de temps pour prouvé que leur stratégie va payée ? Les TO Français on encore un belle avenir devant eux.

2.Posté par John Connor le 07/04/2007 22:54 | Alerter
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Nous sommes bien loin de l'époque où les anciens patrons de nos fleurons français,entre autre Christohe Charpentier pour Havas Voyages et Jacques Maillot auprès de Nouvelles Frontières, avaient une vision porteuse d'avenir au moment où les nouvelles technologies allaient faire leur entée dans notre quotidien avec leurs incidences sur l'emploi.

Qu'en est il aujourd'hui de la vision économique et sociale des grands patrons du CAC 40? La France est une des destinations préférées au monde. L'industrie hotellière, notre gastronomie, le charme de nos villes, la qualité de vie dans nos campagnes, la culture française.. font de la France un pays exceptionnel.

Pendant que nos décideurs délaissent la France pour faire leurs courses en dehors de l'hexagone, d'autres mastodones s'invitent au festin et se partagent les parts de marchés de notre industrie touristique. Dans quel but? puisque cela se fait au détriment des français car il n'y a que le mot "restructuration" et "rentabilité" à chaque fusion-acquisition.

Puisque le capitalisme français se désintéresse de l'industie touristique française, "la spécificité du tourisme français" devient une phrase dénuée de sens et qui se vide de sa substance.

Tout se passe en silence. La prise de contrôle de notre outil de production et de distribution a peut être pour objectif la standardisation des produits touristiques, et peut être qu'in fine le contrôle de nos canaux de distribution est le préambule d'une autre offensive encore inconnue qui se prépare et prend forme dans l'ombre.

L'appetit de ces deux groupes allemands induit de fait de pronfondes restructurations au sein des entreprises qu'ils acquièrent. La loi du profit et l'obligation à plus de rentabilité aux actionnaires déshumanisent le tissu économique et social français.

Les conséquences sur l'emploi en France sont loin de perturber le quotidien de l'actionnare principal puisqu'il se trouve en dehors de l'hexagone, et la loi de proximité ne lui permet pas d'avoir des états d'âmes. Les restructurations annoncées pour satisfaire les désirs des actionnaires allemands seront à la charge de l'état et du contribuable français.

Nos sociétés à présent détenues par des actionnaires allemands, je me demande si la richesse produite par nos réseaux fait parti du PNB? A partir de quand peut on parler d'érosion financière?

Il nous faut une nouvelle dynamique, il nous faut inventer une nouvelle destinée à la France d'hier car celle d'aujourd'hui ne permet plus d'entrevoir demain. Presque tout laisse croire que certains patrons sont en panne de vision et qu'ils n'arrivent plus à concilier "société et économie" lorsqu'ils deviennent des acteurs majeurs dans un secteur stratégique de l'économie d'un pays.

Jusqu'où iront ils? Jusqu'où iront nous? Pour ou contre nous? Ces quelques questions en guise de conclusion me rapellent que je n'ai pas la science infuse, que j'ignore encore beaucoup de choses qui me permettrait d'affiner mon point de vue, mais une chose est sûre, nous ne savons pas ce qu'ils nous réserve, nous ne savons pas ce qu'ils feront de leur suprématie et monopole.

John Connor


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