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Le Sultanat d’Oman fait de Mascate sa vitrine touristiqueL’atout charme du pays de Sinbad…Fusion d’un ciel bleu clair et d’une mer d’huile, mosaïque ensoleillée aux façades crénelées sables et blanches, citadelle arabe aux influences perses, indiennes, africaines et européennes, Mascate est une ville hors du commun. La voir donne envie de franchir les montagnes, de parcourir le désert, et d’atteindre le sud, terre de l’encens. Reportage.
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Baignée par le Golfe d’Oman, Mascate accueille son visiteur avec chaleur, lui fait découvrir son art de vivre avec simplicité, expose sans haranguer, sourit sans jamais forcer. « C’est un peuple très hospitalier, qui échange facilement. On se sent vite en famille. Personne ici ne vous importune, au contraire, chacun se montre discret et prévenant à votre égard », décrit Ashim, un chauffeur de taxi.
Depuis quelques années, Mascate sait qu’elle a plus que jamais un rôle crucial à jouer dans le développement économique du pays. La plus petite capitale du monde (si l’on s’en tient à l’intra-muros) poursuit non seulement sa destinée de port de pêche et de centre d’affaires, mais incarne également le fleuron de l’industrie du voyage locale. Influences plurielles Ce statut, elle l’assume d’autant mieux qu’il est légitime. De par son histoire, la belle renferme un patrimoine architectural aussi riche qu’hétéroclite. Illustration avec les forts de Jalali et Mirani qui marquent l’entrée dans ses eaux veillent sur le palais du chef d’Etat, le Sultan Qaboos bin Said. C’est lui, l’icône de la population, qui fît construire entre 1992 et 2001 la Grande Mosquée, parmi les plus imposantes du Moyen-Orient après celle de La Mecque. Elle peut réunir plus de 20 000 fidèles sur le plus grand tapis de prière du monde. Autre lieu incontournable, le souk de Mutrah, le plus complet de la péninsule arabique, le marché au poisson et ses allées fortes en personnages, ou encore le musée franco-omanais Beit Faransa, qui abrite au passage jusqu’au 18 juin, une collection de céramique des arts de l’Islam en provenance du musée du Louvre. En matière d’hébergement, Mascate est de mieux en mieux lotie. Aux côtés des petits hôtels économiques ont fleuri en l’espace de quinze ans une douzaine d’établissements haut de gamme, indépendants ou succursales de chaînes internationales. La plupart ont pris position au bord de la plage. Hôtellerie de style L’intérêt est qu’aucun ne donne la même vision du luxe. Au Grand Hyatt par exemple, l’ambiance est celle des « Mille et une nuits ». Le lobby est semblable par endroit à une scène de désert, avec ses tentes, sa végétation, et sa coupole bleue nuit qui dessine un ciel étoilé. « Nous avons voulu créer une atmosphère qui donne envie aux clients de découvrir Oman et le Moyen-Orient », explique Richard T. Turner, le directeur marketing. Au Hyatt, la clientèle affaire est majoritaire, plus de 60 %. Prix de la nuit au pays des merveilles : entre 200 et 2000 euros environ. Plus à l’ouest, au Chedi, le cadre est tout autre. Ici, « 90 % sont des vacanciers, des couples principalement », décrit Lore Koenig, la responsable des ventes. Il faut avouer que l’endroit est propice au calme, au romantisme. L’architecture rectiligne très épurée, les couleurs sobres, l’espace, et le contact permanent avec l’élément eau invitent à la relaxation. Récemment, un autre cinq étoiles a vu le jour, à vingt minutes à l’Est du centre-ville. Il s’agit du Shangri-la’s, un resort qui comprend trois hôtels, 700 chambres, et qui est davantage orienté vers les séjours en famille. Enjeu national Maints autres projets sont à l’étude en matière touristique. « Développer le secteur est très important pour l’avenir du pays », estime Hamza, 29 ans, du NTT (National Travel & Tourisme), l’un des sept guides à connaître le sultanat dans ses moindres recoins. « En 2020 », explique-t-il, « l’activité pétrolière représentera moins de 10 % des ressources omanaises. La volonté du gouvernement est donc de faire du tourisme l’un des nouveaux secteurs clés, en portant sa part à 15 % du PIB d’ici quinze ans. » Des infrastructures d’ampleur verront le jour. L’une d’elle aura pour nom la « Blue City », prendra naissance à l’horizon 2010 dans la province de Mascate, et regroupera entre autres villas, hôtels, et ports. Les programmes de travaux se succèdent, avec parcimonie, l’obtention des visas est moins complexe, en fait, une vraie dynamique s’est enclenchée. « Le secteur du tourisme n’en est qu’au stade de l’enfance mais les choses avances », se réjouit Lore Koenig. Hasard ou coïncidence, cette figure du Chedi vient de prolonger ses fonctions de deux ans. Pratique : Office de tourisme du Sultanat d’Oman, 50 Avenue d’Iéna 75016 Paris Tel : 01 47 20 56 06 / Site web : www.omantourisme.com Lire aussi l'interview de Rania Khodr, directrice de l'Office de tourisme du Sultanat d'Oman à Paris Louis-Cyril Tharaux, à Mascate
Dimanche 28 Mai 2006
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Vol 447 : tout ce qu'on sait... c'est qu'on ne sait rien !
127 pages et "rien" dedans !
Tout ça pour ça, on a envie de dire. Frustrant de voir l'énergie dépensée en pure perte par les malheureux enquêteurs du BEA (Bureau d'enquête accident). Un mois après, presque jour pour jour, le mystère du Vol 447 reste entier. Seul indice qui ne fait guère avancer le schmiblick : l'appareil, si l'on en croit les différentes déformations des débris retrouvés, serait arrivé intact avant le contact dans l'eau. Mais pourquoi est-il tombé ? Météo, erreur de pilotage, sondes pitot défectueuses ? Là, on reste sur sa faim. Mystère et boule de gomme. Le "pot au noir" c'est un peu la bouteille à l'encre... Les enquêteurs n'excluent aucune hypothèse, hormis celle de l'acte de terrorisme. Bref. Le rapport du BEA auquel ne manque même pas un bouton de guêtre, ressemble fort à l'auberge espagnole : chacun y trouvera ce qu'il aura apporté... |
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