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Le désert du Thar, ou le Rajasthan côté sable


Rédigé par Aline Pontailler le Vendredi 11 Mai 2007

A quelques kilomètres des palais rajpoutes et des lacs romantiques qui sont l'apanage du Rajasthan, vivent en symbiose avec une nature difficile, des populations écologistes avant l'heure dans un désert méconnu. Des hébergements récents rendent sa découverte accessible et en font un ajout passionnant à un circuit indien plus classique.



Soirée en 4x4 dans les dunes du Thar - photo F. Villano
Soirée en 4x4 dans les dunes du Thar - photo F. Villano
Déjà trois heures que nous avons quitté Jodphur, et sa citadelle perchée au-dessus d'une étonnante, et bruyante, ville bleue. Nous roulons sur un ruban de bitume de plus en plus mince et les croisements de véhicules, qui deviennent aussi de plus en plus rares, obligent le chauffeur à mettre les pneus dans le sable.

Un coin d'Afrique au cœur de l'Inde

Car à gauche comme à droite, on ne voit que du sable à perte de vue, à peine délimité par quelques dunes à l'horizon. Le relief est ponctué d'épineux et d'acacias argentés par la poussière et la sécheresse. Ici et là, quelques chèvres dressées sur un tronc, un chameau baraqué dans une flaque d'ombre, une case ronde coiffée de chaume brun, indiquent que la vie existe. Mais serions-nous par erreur et par téléportation passés en si peu de temps de l’Inde au cœur de l'Afrique ?

Une vie sauvage inattendue aux portes des palais

Non, nous sommes bien toujours dans l'état du Rajasthan et les palais et forteresses des conquérants moghols ne sont pas loin. Tout comme la frontière pakistanaise à l'ouest. Le désert du Thar représente l'extrême occident de l'Inde mais a peu en commun avec ses proches voisins. Ici, le paon emblématique de la nation vit en liberté, avec les élégantes et peu farouches gazelles indiennes, ainsi qu'une antilope au look assez disgracieux et au pelage gris bleu, le nilgaut. Les renards coursent les petits rongeurs des sables tandis que le soleil descend sur les dunes et que la faune habituelle des déserts s'éveille.

Une maison dhani et son maquillage de chaux - photo W. Bertin
Une maison dhani et son maquillage de chaux - photo W. Bertin
La terre des Bishnoï

Mais les animaux ne sont pas les seuls à vivre sur ces terres peu hospitalières. De loin en loin, apparaissent des groupes de deux ou trois maisons de pisé où vivent les protecteurs du Thar, les Bishnoï. Bergers ou forgerons, cette population a conservé les coutumes de troc issues des antiques civilisations de l'Indus. Respectueux de la nature qui les accueille, ils ont institués des lois strictes, 29 exactement comme l’indique leur nom – bish = 20, noi = 9 –, qui interdisent entre autre à tout visiteur de prélever quoi que ce soit dans la faune et la flore locale.

Ils sont végétariens et enterrent leurs morts au lieu de les brûler comme tous les Indiens pour ne pas utiliser de bois. Leurs maisons, les « dhanis », sont pétries d'un mélange de bouse de vaches et de paille soigneusement entretenu et repeint chaque semaine d'un décor symbolique de chaux blanche.

Des balades et campements insolites

Radicalement différent du reste de l'état et riche en propositions complémentaires aux découvertes culturelles classiques, le Thar attire de plus en plus de curieux, notamment des citadins indiens avides de week-ends nature loin de leurs cités polluées. Les entrepreneurs touristiques ne s'y trompent pas.

Des campements haut de gamme, des safaris en 4x4, des balades à dos de chameau, commencent à voir le jour. À Manwar, une oasis a été créée de toutes pièces par un architecte « branché », dans le respect des matériaux et décors locaux et dans le but affiché de fournir des revenus aux villages environnants. Les bungalows de pisé, pleins de charme et d’élégance, sont complétés par un campement de tentes de luxe, à 7km de là, pour soirées et balades dans les dunes.

Jaisalmer, le joyau d'or du Thar

Au cœur du Thar, véritable cerise sur le gâteau, gît le « musée vivant » de Jaisalmer, avec sa forteresse festonnée, un univers fermé où flottent encore tous les parfums de l’ancienne Route des Épices dans des ruelles sinueuses encombrées d’enfants rieurs et de vaches hautaines. Partout où l’œil se pose, il s’accroche à des façades de grès jaune incroyablement sculptées, finement ciselées par des artistes de génie qui n’ont pas laissé un centimètre carré de pierre inoccupé.

Et si l’on pénètre dans l’une de ces « haveli », comme celle de Patwon Ki qui appartenait à un marchand de brocarts célèbre jusqu’en Chine, on se rend compte que l’intérieur vaut l’extérieur et on s’assied dans le patio frais et doré en ne souhaitant plus qu’une chose, prolonger l’instant.

Pratique

Circuits groupes et individuels dans le désert du Thar : www.asia.fr
Manwar Desert Resort & Camp : www.manvar.com
Hôtel Sonarghar à Jaisalmer : www.crosscountry.co.in

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Tags : amadeus
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