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Le torchon brûle entre Brussels Airlines et la distribution

la compagnie contestée par les acheteurs professionnels


Rédigé par Michel Ghesquière à Bruxelles - michel.ghesquiere@skynet.be le Jeudi 8 Mars 2007

Comme toutes les compagnies aériennes, Brussels Airlines cherche par tous les moyens à réduire ses coûts. En tentant de ne plus dépendre des GDS, Brussels Airlines a provoqué une levée générale des boucliers. Un vent favorable nous a permis de prendre connaissance de la réponse du CEO de la compagnie à l’association des travel managers BATM ainsi que le mot d’ordre que celle-ci vient de lancer à ses membres. Autant le dire, le torchon brûle...



Brussels Airlines, considérant que les GDS coûtent très cher, tente de limiter le nombre de réservations passant par ceux-ci. La méthode ? Pratiquer de facto des tarifications différentes selon que les réservations passent par Amadeus, Galileo et consort ou par le site web de la compagnie.

En d’autres mots, si une AGV effectue une réservation pour un AR via un GDS, il sera facturé un supplément de 2 X 2,5 €. Montant qui sera naturellement décompté aux clients finaux. Manière de faire qui déplaît profondément à ceux-ci.

Mais attention, l’issue de cette guerre entre Brussels Airlines les AGV et les travel manager risque d’avoir des conséquences considérable ailleurs qu’en Belgique. Si Brussels Airlines obtient gain de cause, toutes les autres compagnies européennes se baseront sur l’exemple belge pour en faire de même dans leur pays.

En d’autres mots, en cas de victoire des compagnies aériennes, cela va signifier que les AGV vont perdre une partie de leurs revenus : ce que les GDS leur versent.

La position des Travel Managers se durcit

Dans un premier temps la Belgian Travel Organisation, qui regroupe les grandes AGV business, avait tapé le poing sur la table et menacé la compagnie nationale belge de ne plus recommander ses services aux clients. Position dure qui avait reçu le soutien non seulement des autres associations d’AGV du royaume mais également celui des gestionnaires de voyages regroupés dans l’association BATM.

Un simple exemple de la détermination du BTO nous a été fourni par le président de la branche francophone de l’association, Baudouin Gillis, VP CWT Belgium : « Cela fait quatre mois que nous militons pour que la transparence des prix pratiqués par Brussels Ailrlines soit totale et ne comprenne pas de variations dépendant des systèmes de réservation. Les compagnies anglaises ont plié, les scandinaves également. Je ne vois pas pourquoi Brussels Airlines doit faire cavalier seul ! »

Devant cet avertissement, Brussels Airlines avait accepté de rouvrir les négociations. La BTO avait reporté sa menace d’appliquer son ‘boycott ’du 1er mars au premier avril.

Mais c’était sans compté sur le refus sec et net des Travel Managers. Dans la la lettre ouverte qu’ils viennent d’adresser à Philippe Vander Putten, CEO de Brussels Airlines, ils maintiennent leur refus de voir des tarifications différentes selon que les résas passent par les GDS, les TMC ou le site de la compagnie.

Un forum ou plutôt une assemblée générale ?

Mais plus important, BATM vient de lancer un mot d’ordre à ces membres. Il leur est demandé de reporter tous les rendez-vous, toutes les négociations et de ne prendre aucun engagement commercial avec la compagnie avant le 16 mars. Date à laquelle elle organise un forum.

La réponse de Brussels Airlines est très simple. Etienne de Nil VP Commercial pour le Benelux : « Parlons chiffres. Ce que nous demandons comme participation ne représente qu’au maximum 5 % du total du CA généré par les membres du BATM. Et encore ce montant est exagéré car nous ne calculons ce fee de 2,5 € que sur les cinq classes tarifaires les plus basses. Celles qui sont les moins vendues aux entreprises membres du BATM.

Notre volonté est de proposer une vraie transparence tarifaire. De montrer en quelque sorte ce que coûtent les GDS aux consommateurs. Savent-ils par exemple que les entreprises GDS rémunèrent les AGV en plus des frais de dossier qui sont facturés aux clients ? Un simple rappel : pour un billet de 49 €, les frais GDS reviennent à 5 % de ce prix »..


Et pour prouver que la guerre n’est pas totale, Etienne de Nil nous a garanti qu’il serait présent lors du forum BATM du 16 mars.

VOUS TROUVEREZ EN PIECE JOINTE LES COURRIERS DE BATM et BRUSSELS AIRLINES

00_reponse_BATM_et_appel_a_rupture_negociation.doc 00 réponse BATM et appel a rupture négociation.doc  (25 Ko)
Lettre_CEO_brussels_Airlines_a_BATM.doc Lettre CEO brussels Airlines a BATM.doc  (54.5 Ko)


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Tags : amadeus
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1.Posté par b le 09/03/2007 09:37 | Alerter
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Par solidarité avec mes voisins, et dans l'attente d'un aboutissement équitable pour les deux parties prenantes, je m'abstiendrai ainsi que mes collaborateurs de proposer SN .
Ce problème ne touche pas seulement mes collègues Belges alors, je me sens aussi concerné.
Bonne journée à toutes et tous
Alain BLAISE

2.Posté par Airline Expert le 09/03/2007 17:12 | Alerter
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Il va falloir noter que la marge chez une compagnie aérienne est très faible par rapport à l'investissment et les efforts déployés; les AGV en Bélgique doivent essayer de maintenir une compagnie nationale qui représente leur pays (Bélgique).
Les AGV doivent accepter que le pricing doit s'adpater selon les différents cannaux de distribution existants, chaque canal engendre un coût et doit être supporté pour la périnité de l'industrie, il faut s'adapter au marché.
Une chose est imporatnte, c'est que la compagnie doit penser à mettre un accés B2B aux AGV pour vendre directement sur site, cela lui coutera moins, mais il va falloir investir sur un système low cost (inventaire ne passant plus pour le GDS) qui sera une situation gagnant gagnant le cas du (BTN/JIL).
Les compagnies tradiionnelles multiplient les efforts pour assurer une continuité, les AGV en tant que préscripteur doivent comprendre la logique et le changement de modèle ainsi que la concurrence accrue qui envahie la marché.
La malheureuse Sabena est déja parti, il ne faudra pas que la remplacente met la clé sous le paillasson.


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