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'Le tourisme de masse n'est pas pour les Maldives'


Rédigé par DA LUZ le Mercredi 22 Octobre 2003

Avec leurs plages isolées et tout le confort dont un visiteur peut rêver, les Maldives ont généré en 30 ans un tourisme d'élite centré autour de stations paradisiaques, hors d'atteinte pour la grande majorité des Maldiviens.



'Le tourisme de masse n'est pas pour les Maldives'
Cet archipel de l'Océan Indien, dont les 270.000 habitants sont musulmans sunnites, compte 1.192 petites îles coralliennes dont la beauté attire chaque année un demi-million de touristes fortunés, venus principalement d'Europe (80%) et du Japon.

Les Maldives, où le visiteur étranger reste en moyenne 8 jours, abritent 87 stations balnéaires. Trois autres sont en construction. Elles sont toutes situées sur des îles fonctionnant de manière autonome, un peu comme des pays virtuels important leur nourriture et générant leur propre eau et électricité.

La plupart des employés sont logés dans des dortoirs. Certains Maldiviens travaillent à quelque 800 kilomètres de leur île d'origine où ils ne reviennent qu'une fois par an.

Le tourisme génère 140 millions de dollars

Le tourisme a été lancé en 1972 par un entrepreneur italien qui a initialement construit 30 cabanes. Il génère aujourd'hui 140 millions de dollars par an et emploie directement 20.000 personnes, dont près de la moitié sont des expatriés, selon des données officielles.

Avec des chambres d'hôtel coûtant parfois 1.000 dollars la nuit, les Maldives se sont positionnées comme un modèle de petit pays touristique capable de faire entrer d'importantes devises étrangères sans déstabiliser sa culture.

Avant d'être en mesure de planifier l'activité touristique, les Maldives ont été brièvement, jusque dans les années 70, un lieu de destination exotique pour hippies. "Il n'y avait pas de contrôle. Ils venaient avec leur sac à dos, dormaient sur la plage, se droguaient et se déshabillaient devant des familles", explique Mahmood Shujau, directeur du Paradise Island Resort.

Le gouvernement a mis fin à ces pratiques en 1984, interdisant les hôtels bas de gamme et vérifiant méticuleusement l'origine de chaque employé du tourisme. "Du jour au lendemain, les hippies sont partis", ajoute-t-il.

Les déplacements hors des stations balnéaires nécessitent des autorisations spéciales. A Huraa, île comptant 900 habitants et située à une vingtaine de kilomètres au nord de la capitale Malé, les touristes sont pris en charge pour des visites d'une heure d'un "village de pêcheurs".

Huraa compte 25 magasins, tous installés près de l'embarcadère, qui vendent des T-shirts, des albums photo, des tortues en bois et autres colifichets dont beaucoup ne sont pas fabriqués aux Maldives.

Les Maldives ciblent notamment la Chine

Par respect pour la religion musulmane, les visiteurs ne sont pas autorisés à importer de l'alcool, du porc, ainsi que des "idoles" ou images à caractère religieux, telles des statues de Bouddha. Cependant, dès qu'ils sont installés à l'hôtel, ils ont accès aux cocktails les plus chers et aux meilleures bouteilles de vin. Toutes les factures, y compris pour les leçons de plongée, sont exprimées en dollars, bien que les touristes américains soient rares ici.

"Nous n'avons pas beaucoup de célibataires ayant envie de s'amuser", explique Fezlyn Saleem, directeur marketing du Bandos Island Resort. Bandos, qui compte six restaurants ou bars, une garderie d'enfants et des dizaines de bungalows éparpillés entre les cocotiers sur 18 hectares de sable blanc, dépense 500.000 dollars par mois pour fonctionner, précise son directeur financier, Mohamed Waheed.

Les Maldives cherchent à développer davantage l'activité touristique, ciblant notamment la Chine, mais resteront une destination pour l'élite, insiste le vice-ministre du Tourisme, Mohamed Saeed. "Le tourisme de masse n'est pas pour les Maldives".

Shaun TANDON AFP - 23 octobre 2003
redaction@tourmag.com

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