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Les Seychelles : la culture au bout du monde

Pendant des siècles, les Seychelles sont restée vierges de toute présence humaine, mise à part quelques pirates venus faire escales dans ses baies protégées. Il faut attendre le navigateur portugais Vasco de Gama pour que l'archipel entre dans l'histoire en 1502. Les premiers occupants sont les Français, qui débarquèrent sur ces îles en 1756. Les îles passent ensuite sous contrôle britannique en 1814 qui les emmène vers l’abolition de l’esclavage en 1835, avant de devenir une République démocratique indépendante en 1976 membre du Commonwealth des Nations. Les vestiges de cette histoire sont visibles notamment sur Mahé. Le jardin d’épice appelé Jardin du Roi reflétant les traditions françaises du commerce des épices du XVIIème, le cimentière de Bel Air, où selon la légende, le fils de Louis XVI serait enterré ainsi que le corsaire Jean-François Hodoul ; le centre de fouilles du Grenadier de la Garde Nationale Cruise-Wilkins à la recherche du trésor du pirate La Buse ; ou encore la Tour de L’Horloge à Victoria offert par la Reine Elisabeth II et la Mission Lodge, vieille ville appelée Venn’s Town, site d’une ancienne ferme et d’une pension pour enfants d’esclaves affranchis.



Une nation bigarrée

Les Seychelles : la culture au bout du monde
De part sa géographie et son histoire, les Seychelles sont une terre de brassage culturel et de métissage. Des racines multi-ethniques que l'on retrouve dans les domaines de l'art, de la cuisine, de la musique, de la danse et de l'architecture. Ses 88 311 habitants descendent de peuples des quatre coins du monde, et vivent ensemble dans la plus parfaite harmonie. Ils parlent Anglais, Français, et aussi le Créole. Cette langue locale, devenue officielle en 1981, combine le Français du 17e siècle avec les influences africaines et malgaches. Ses trois langues nationales sont le parfait reflet d’une histoire réussit.

Des « cases » historiques

Les Seychelles : la culture au bout du monde
Ce melting-pot se retrouve également dans l'architecture locale, mélange de son passé colonial et de concepts fonctionnels. Les toitures escarpées permettent de bien évacuer les eaux de pluie. Tandis que les larges vérandas offrent un maximum de lumière. Enfin, la cuisine est traditionnellement construite à d'extérieur, pour éviter les odeurs et les risques d'incendies. Pour avoir un aperçu de ces anciennes demeures, on peut visiter la maison de la famille Dauban à Silhouette, qui abrite aujourd'hui un délicieux restaurant créole. Sur l'île de La Digue, l'Eustache Sarde’s House est un bel exemple de demeure en bois qui offre une ventilation naturelle. Enfin, la ferme de Grann Kaz au Domaine de Val des Près à Mahé, rappelle la simplicité et le charme de la vie créole au début du XXe siècle.

Au son des tambours

Les Seychelles : la culture au bout du monde
Ce creuset culturel a été particulièrement propice à l'éclosion de danses traditionnelles, telles que le Séga, la plus populaire des danses régionales où les danseurs balancent leurs hanches au son de guitares, de tambours et même de synthétiseurs. La Moutia est une danse plus mystérieuse et sensuelle, dont les origines remontent au temps des esclaves où ses derniers se retrouvaient le soir autour d’un feu. Les musiciens devaient alors de contenter d'instruments de fortune, comme les tambours plats faits de peau de chèvre qui doit être chauffé par les flammes du feu, pour battre le rythme. La Moutia était autrefois interdite par les autorités coloniales, considérée comme trop lascive, mais elle fait aujourd’hui de nombreux admirateurs parmi les nombreux touristes. Autre danse héritée de ce passée historique, le Kanmtole. C’est une danse classique de l’héritage européen avec une musique de cours du XVII à base de banjo, violon, triangle, rappelant le quadrille écossais ou la contredanse française.

Éveiller ses papilles

Les Seychelles : la culture au bout du monde
Tout comme sa population, la gastronomie locale reflète les différentes influences du métissage. L’Inde a apporté son curry, la Chine le riz et le gingembre, tandis que la France a laissé ses mélanges aromatiques d’ail et d’herbes. La plupart des plats sont élaborés à base de poisson ou de fruits de mer. Les poulpes grillés arrosés de sauce pimentée, de gingembre et de purée d’ail et le kari poulpe, préparé avec du lait de noix de coco accompagné de chatinis sont des spécialités locales incontournables; tout comme le civet de Roussette (Chauve-souris herbivore des Seychelles). Autres ingrédients essentiels de la cuisine : le riz et plusieurs sortes de tubercules comme la patate douce ou le manioc, le tout agrémenté d'herbes aromatiques et d'épices exotiques comme la cannelle, la cardamome, la noix de muscade. Pour accompagner ces repas, on dégustera bien sûr de délicieux jus de fruits frais, mais également de la bière Seybrew fabriquée localement, ou encore le rhum Takamaka.

le Mercredi 9 Octobre 2013
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