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MAP Pro : la durée de la crise se répercute sur le marché des autocaristes

L’Europe, première cliente et première destination des autocaristes


Rédigé par La Rédaction le Jeudi 18 Octobre 2012

Avec la crise comment se porte le marché des autocaristes ? A l'occasion du MAP Pro qui se déroule jusqu'au 19 octobre Porte de Versailles à Paris, TourMaG.com a pris la température du secteur. Tous remontent leurs manches pour faire face à une année 2013 qu’ils estiment difficile.



Arlette Alphaize Furet directrice générale du salon MAP Pro chez les Normands. Elle est entourée par Jérôme Mercier Papin (CRT), Angéla Flambard et Benjamin Tetart (Manche Tourisme) /photo MS
Arlette Alphaize Furet directrice générale du salon MAP Pro chez les Normands. Elle est entourée par Jérôme Mercier Papin (CRT), Angéla Flambard et Benjamin Tetart (Manche Tourisme) /photo MS
« La crise est trop longue. Jusqu’en 2011 nous n’avons pas senti la crise alors qu’elle durait déjà depuis 4 ans. 2012 est plus difficile.

La durée de cette crise commence à se répercuter sur le marché.
» déclare l’autocariste Thierry Schidler, président de la Commission Tourisme de la FNTV (Fédération Nationale des Transports de Voyageurs).

La FNTV regroupe un millier d’autocaristes français sur 1 500.

Ceux qui n’y adhèrent pas – souvent pour des raisons de cotisations - suivent de près les travaux et les études de la Fédération.

Ces autocaristes très implantés dans les régions sont en première ligne pour ressentir les effets de cette crise.

Leurs groupes sont de moins en moins nombreux et les annulations de plus en plus fréquentes.

"Les marges se réduisent"

Ce fléchissement, ils l’analysent par les budgets qui se réduisent et la concurrence livrée par les compagnies aériennes sur les destinations européennes.

« Sur l’Europe un voyage en autocar de 8 jours revient plus cher qu’un voyage en avion.

Nous vendons un produit complet avec assistance, visites, tous les repas alors que le produit aérien se résume souvent à l’avion low cost sans transfert et des nuits d’hôtel.

Le low cost reprend le marché de l’autocar auprès d’une clientèle de plus en plus individualiste notamment sur les city break.

Les carnets de commandes se remplissent tout de même mais les marges se réduisent considérablement
».

Autocariste frontalier, originaire de Metz à 60 kilomètres du Luxembourg Thierry Schidler observe une autre concurrence venue des pays voisins.

La France trop respectueuse des réglementations ?

« La France est le pays européen le plus rigoureux dans le respect de la réglementation européenne et de la sécurité.

Il est aussi le plus transparent. De nombreux pays voisins ne suivent que leur réglementation nationale avec des fréquences plus nombreuses, des amplitudes plus longues.

Laquelle prévaut ? Dans le cadre d’appels d’offres la France s’ouvre à l’Europe ce qui n’est pas le cas de beaucoup de nos voisins qui ne s’ouvrent qu’à l’échelle nationale
».

Dans son choix stratégique le tourisme risque de devenir aléatoire en raison du coût élevé des hommes et des machines.

Un autocar de grand tourisme va de 350 000 à 400 000 euros. Quant aux conducteurs expérimentés, connaissant les routes, parlant plusieurs langues, ils demandent des salaires bien au-dessus de la moyenne.

« Ils sont de plus difficiles à trouver et à payer. Nous nous replions sur les marchés conventionnés avec des conducteurs que nous formons, qui rentrent à la maison tous les soirs et qui conduisent des cars low cost. »

Il reste aux autocaristes cette valeur ajoutée que nul ne peut leur enlever : la proximité de leur clientèle. Ils sont sécurisants et proches.

Entreprises familiales, autocaristes de père en fils, ils sont connus et reconnus dans leurs régions. Ils vont chercher leurs clients et les raccompagnent chez eux, les laissant devant leur porte.

En période de crise on se rapproche des marchés de proximité

Thierry Schidler, président de la Commission Tourisme de la FNTV entouré par Gilles Hervouet et Véronique Hervouet / Photo MS
Thierry Schidler, président de la Commission Tourisme de la FNTV entouré par Gilles Hervouet et Véronique Hervouet / Photo MS
Le Vendéen Gilles Hervouet travaille en famille. Il fut longtemps une figure des institutions professionnelles, un adhérent Selectour de la première heure.

Aujourd’hui il passe la main à ses filles qui se partagent la présidence et la direction générale du siège vendéen importateur d’autocars et de Glaude Travel Service, agence implantée à Nice spécialisée dans le tourisme d’affaires, l’incentives et les séminaires dans la région Nice Côte d’Azur et Alpes du Sud

« Nous observons une reprise de l’activité groupes en 2012. La clientèle nord américaine revient. Nous ne l’avions pas vue depuis plusieurs années mais notre première clientèle est européenne à laquelle s’ajoutent les pays de l’Est.

En période de crise nous nous nous rapprochons des marchés de proximité. L’Europe est un marché fiable
».

Véronique Hervouet observe aussi une réduction des séjours et des budgets. « Les entreprises qui organisent des séminaires évitent le trop clinquant. Il y a moins de Monaco, on va aux alentours ».

Quid du Marché chinois ?

La maison Hervouet a engagé un partenariat en 2007 avec un constructeur chinois King Long, Les pièces sont européennes, l’assemblage se fait en Chine. Les droits de douane montent à 16 %.

Véronique Hervouet œuvre pour que l’importateur vendéen qu’elle est engage les touristes chinois utiliser ses cars made in China.

L’une des cartes maîtresses de l’autocariste Hervouet est d’avoir au pas de sa porte le deuxième aéroport français, Nice.

57 % de la clientèle de Nice est étrangère

Isabelle Billet-Quéré de l'Office de Tourisme et des Congrès de la ville de Nice / Photo MS
Isabelle Billet-Quéré de l'Office de Tourisme et des Congrès de la ville de Nice / Photo MS
« L’aéroport de Nice prévoit d’atteindre les 11 millions de passagers. La seule ville de Nice accueille 4 millions de touristes. 56 % sont des étrangers et 44 %, français.

Après la France qui représente 44 % du marché, le Royaume-Uni, marché historique qui fit la réputation de Nice, l’Allemagne et la Scandinavie sont nos marches prioritaires
» explique Isagelle Billey-Queré de l’Office de Tourisme de la ville de Nice.

En 2011, en terme de nuitées, c’est la Russie, l’autre marché historique, qui a eu le taux de progression le plus important avec + 36 %.

Le taux d’occupation lissé sur l’année a été de 64 % supérieur de 4 % la moyenne de la Cote d’Azur

Durant les 7 premiers de 2012, la clientèle française a légèrement augmenté (°1,1 % par rapport à 2011. En terme de progression, c’est la Chine qui arrive en tête (+ 28 %). « La Chine est encore minoritaire mais sa progression est exponentielle avec une clientèle à haute contribution ».

Chiffres positifs donc pour Nice qui fêtera les 140 ans de son Carnaval du 15 février au 6 mars 2013. Sa Majesté Carnaval aura un invité d’honneur, la Francophonie.

Une façon d’annoncer les XIIIe Jeux de la Francophonie qui se dérouleront sur ses terres en septembre 2013. Plus de 75 pays s’y réuniront pour célébrer et les arts et le sport.


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