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Management, le plan d’actions et la constance du but...

La chronique de Marc ROUSSEL


Rédigé par Marc Roussel le Jeudi 27 Septembre 2012

Le Plan d’Actions pourrait être représenté comme un pont jeté entre la situation actuelle et la situation souhaitée, c'est-à-dire une structure du type échafaudage capable de soutenir l’Intention. Pourquoi ? Rendons-nous compte qu’un objectif est quelque chose de tout à fait virtuel, qui n’a pas d’existence tangible dans la réalité physique, et qui faute d’un soutien approprié risque tout simplement de s’essouffler pour finalement sombrer dans les oubliettes. C’est en réalité ce qui arrive à de trop nombreux projets et plus particulièrement pour un type de projets très spécial dont nous allons parler maintenant.



Lorsqu’il s’agit d’aller conquérir du potentiel, tôt ou tard, nous rencontrons, ce que nous pourrions appeler, nos limites. Et lorsque l’on rencontre une limite, chacun aura pu constater que cela déclenche un phénomène bien connu et universel nommé stress. - DR
Lorsqu’il s’agit d’aller conquérir du potentiel, tôt ou tard, nous rencontrons, ce que nous pourrions appeler, nos limites. Et lorsque l’on rencontre une limite, chacun aura pu constater que cela déclenche un phénomène bien connu et universel nommé stress. - DR
Les projets qui ne dépendent que de soi. Spécial dans la mesure où ce type de projet compte parmi les plus importants dans la vie d’un individu.

Ce sont les projets qui naissent de sa propre vision, de sa propre volonté. Nous parlons là des projets qui appartiennent en propre à l’individu et QUI RESULTENT D’UNE INTENTION AUTODETERMINEE.

Ces projets naissent d’un univers qui n’est pas encore relié à des attentes ou des engagements passés avec d’autres personnes que soi-même.

Enfin il reste tout à fait spécial dans la mesure où la réalisation de ce type de projet ne dépend que de nous.

Naturellement ces projets restent soumis à la loi du dépassement de soi et des efforts qui y contribuent. Souvenons- nous de la démonstration à propos de la zone de confort.

Management, le plan d’actions et la constance du but...
Lorsqu’il s’agit d’aller conquérir du potentiel, tôt ou tard sur le chemin qui nous y conduit, nous rencontrons, ce que nous pourrions appeler, nos limites. Et lorsque l’on rencontre une limite, chacun aura pu constater au moins une fois dans sa vie, que cela déclenche un phénomène bien connu et universel nommé stress.

La première phase du stress, inhérent à la rencontre d’une limite s’exprime sous forme de peur, celle-ci ne représentant qu’une position particulière sur l’échelle du stress.

Comme nous l’avons déjà observé, la peur opère comme un anesthésiant. En réalité, on ne se rend pas vraiment compte que l’on a peur…

Ce qui apparaît évident au cours de cette première phase, ce sont les mille et une raisons que l’on se donne du fait d’avoir peur.

Ces raisons nous paraissent tout à fait logiques et nous rebroussons chemin en nous disant des choses du genre : « Est-ce bien utile ? Bon, j’ai le temps, je ferai cela demain ! Bof, cela ne sert à rien… C’est trop dur, ce n’est pas pour moi… » Etc.

Ce n’est qu’après plusieurs tentatives, que parfois certains se rendent compte de ce petit manège. Ou lorsqu’un ami, à qui nous parlons pour la mille et unième fois de notre fameux projet, nous rétorque : « T’en parles, t’en parles mais on ne voit rien venir... ».

Cette prise de conscience révèle qu’il y a un frein. Ce frein se manifeste sous forme de « trouille », l’anesthésie qu’elle provoque est secrétée par toutes les raisons que nous nous donnons pour faire autre chose que ce que nous avons dit que nous voulions faire.

Processus de résistance au changement

Voici la check-list du processus. Peut-être que cela peut nous rappeler quelque souvenir:

1. J’ai envie de faire quelque chose

2. Or ce quelque chose me sort de ma zone d’habitude (confort)

3. J’ai peur,

4. Mais je ne me dis pas que j’ai peur. Trop risqué pour mon bel égo !

5. Je masque cet inconfort par une série de raisons très « raisonnables » qui me poussent à rebrousser chemin.

6. Ce faisant, j’éprouve du soulagement

7. Et je me dis alors que c’est bien comme cela

8. En même temps une autre partie de soi, l’aventurier, l’explorateur, l’inventeur, l’artiste, lui est profondément frustré

9. S’il l’est assez, il arrive qu’il finisse d’en avoir marre d’en avoir marre et cet aiguillon le pousse à tenter à nouveau sa chance. Il reprend son bâton de pèlerin et retourne se frotter au mur de l’inconfort.

Tôt ou tard inspiré par sa vision d’un l’avenir auquel il croit et qui le fait vibrer, il passe au travers du mur de sa peur et constate avec surprise qu’en fait de mur où devait se cacher quelque monstre prêt à bondir, il n’y a que son expérience et très souvent le plaisir d’exercer son droit le plus fondamental : celui de la liberté d’expression.

10. S’il ne l’est pas assez, ou déjà trop accablé par le poids d’échecs passés, l’homme finit par se résigner avec une propension à devenir cynique quand, par dépit, il ne devient pas méchant en prenant un malin plaisir à décourager les autres. Il semble se venger en sapant leurs rêves et détruisant l’espoir qu’ils contiennent.

A ne prendre aucun risque l’on se condamne au plus cruel et redoutable de tous : celui de ne pas vivre !

Notons au passage que la zone de confort actuelle crée la stabilité et que la zone de risque génère une zone de mouvement et il est important de trouver un judicieux équilibre entre les deux.

Il y a des périodes plus créatives que d’autres. Ce sont parfois des périodes un peu chaotiques. Parfois aussi ce sont des périodes de crise.

Elles sont nécessaires parce que trop de stabilité finit par tuer l’évolution et dès lors où un individu ou d’ailleurs n’importe quel groupe d’individus, n’évolue plus, il perd ce qui fait la qualité même de l’existence : l’enthousiasme.

« Un homme meurt une première fois lorsqu’il perd son enthousiasme ». Honoré de Balzac.

A contrario, un homme pris dans une création permanente, ne stabilise pas ses créations. Elles demeurent à l’état de projet et finissent entassées au fond du « garage ».

Autant de frustrations qui s’accumulent et qui finissent par entamer également le bel enthousiasme de départ.

Au regard de ces quelques observations, il ressort que la vie semble être un processus d’évolution qui transforme la matière « virtuelle » du rêve en réalités physiques bien concrètes et palpables.

La transformation s’effectue par le biais de l’Action dont la cohérence et partant l’efficacité correspond au plan qui la sous-tend.

En résumé, il s’agit d’élargir la zone de confort et, de cercle en cercle, réaliser le meilleur de soi-même. Le projet étant le véhicule qui nous transporte d’une zone de départ vers une zone plus large. Voilà le véritable processus créatif. Aller au bout des choses.

Les priorités correspondant à un projet d’inspiration personnel ne dépendent que de soi, mais il est assez étrange de constater qu’elles ne pèsent pas lourd, face à ces autres priorités résultant des engagements passés auprès d’autres personnes.

Ce qui a fait dire à plus d’un que : « L’ami que l’on néglige le plus n’est autre que soi-même ».
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Le soutien organisationnel et psychologique

D’une part nous avons l’organisation qui procède de la réflexion et qui permet de structurer l’action dans le temps et l’espace.

La réflexion a besoin d’informations. De l’autre nous avons la communication, cette force pouvant soutenir comme détruire l’intention, âme du projet. Si l’intention meurt, et bien s’en est fini du projet.

La communication a besoin d’accords. Il est important de les distinguer tout en sachant que ces deux dimensions sont interdépendantes.

Cependant, il est utile de souligner ici, l’importance des intentions qui des personne successible d’influencer le porteur d’un projet personnel.

Autant, l’intention d’aider peut-être si puissante qu’elle est à elle seule une quasi garantie de succès (Ce qui fait dire qu’il est impossible d’échouer si quelqu’un croit totalement en vous), de la même façon, une contre intention suffit pour faire échouer le plus beau des projets.

Rappelons nous que la principale raison d’échec des jeunes entrepreneurs est, à part égale avec la faiblesse du financement, le manque de soutien de leur propre famille.

En bref, si nous étions parfaitement cohérents et en phase avec qui nous sommes profondément et si nous avions été encouragés, soutenus et entraînés depuis le plus jeune âge à réaliser les visions qui nous touchent le plus et nous inspirent le mieux, nous aurions à peine besoin de plan d’actions.

En effet, chacun comprenant les lois de l’interdépendance s’inscrirait naturellement dans la durée ou temporairement comme soutien dans le projet d’autres.

(Ma femme vient de me souffler à l’oreille que nous sommes dans le monde de Oui-Oui. Mais à la réflexion, nous avons là, la description d’un monde habité par des personnes simplement saines d’esprit.)

Maintenant, si nous considérons le niveau réel de coopération entre les individus, l’individualisme maladif dans lequel nous nous sommes enfermés, les diverses croyances psychotiques à propos des inaptitudes humaines et leurs impossibilités d’évolution et quelques autres paramètres comme le marché, la concurrence etc., nous comprendrons aisément l’intérêt de protéger nos intentions et de les soutenir aussi Bien sûr le plan organisationnel que sur le plan humain et psychologique.

Seuls ceux qui comprennent que leur vie leur appartient et qu’il ne tient qu’à eux d’y donner du sens osent s’engager sur la voie de la réalisation personnelle.

Ce faisant, ils développent un état d’esprit et épousent un style de comportements qui leur permet de déjouer l’influence néfaste des « démons intérieurs » nous poussant hors de cette voie que nous pourrions appeler la voie du bonheur.

Notre niveau d’intégrité est inversement proportionnel au compromis que nous faisons avec notre réalité (Réalité : connaissance de ce que nous savons être vrai pour nous-mêmes.)

Lorsque nos actes s’alignent avec notre réalité, nous devenons puissants. Non pas cette puissance qui permettrait d’exercer un pouvoir qui by-pass le déterminisme des autres et qui l’écraserait (cette forme de puissance là s’appelle le despotisme) mais de cette puissance qui correspond à la liberté de choisir ce que l’on fait de sa propre vie et à celle de réaliser ses buts.

Le Plan d’Actions est donc la structure de soutien qui permet à un individu de réaliser ses buts.

À ne pas confondre avec le plan d’actions qui consiste à réaliser les buts de quelqu’un d’autre.

Comprenons, s’il est encore nécessaire de le souligner, que le plan d’actions vise à la réalisation de son but. Maintenant que ce but rejoigne celui de l’unité, du service et par voie de conséquences celui de l’entreprise est non seulement une excellente chose mais la condition de succès de toute coopération.

C’est là tout l’art du Management de s’assurer que le but individuel s’aligne avec celui du service et de l’entreprise et inversement.

Nous avions déjà abordé la notion de plan d’actions en traitant de l’Objectif.

Mais ce qui est important ici est de recadrer le plan d’actions non pas en termes de méthode ; ce qui sera approfondi ultérieurement, mais en termes de philosophie.

Cependant voici une fiche technique qui le décrit.

Plan d’actions : fiche technique

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Marc Roussel est l'auteur du "Manager Éthique" et Dirigeant Associé de IRCAR Formation.

De formation supérieure en marketing, Marc Roussel exerce le métier de vendeur pendant 10 ans, puis reçoit une formation de Consultant-Formateur et l’exerce au cours des 10 années qui suivent.

En 1998, il crée IRCAR-Formation qui développe pour ses clients des programmes de formation permettant d’accroître les compétences clés pour réussir dans les fonctions : Diriger, Manager, Vendre et optimiser ses Relations Clientèle.

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