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Marsans : les actionnaires espagnols ont fait un faux virement à XL Airways...

Les derniers jours de Marsans, vus par le petit bout de la lorgnette


Rédigé par Geneviève BIEGANOWSKI le Jeudi 29 Avril 2010

Bruno Gallois, le dg en disgrâce de Marsans France, se retranche derrière le droit de réserve qu’il observe jusqu’à la décision finale du liquidateur de Marsans. Pour autant, vécu de l’intérieur, le parcours de ces derniers jours a été plutôt chaotique... Revue de détails.



Marsans : les actionnaires espagnols ont fait un faux virement à XL Airways...
Marsans pas vendu... donné en échange !
Premier éclairage sur le fonds espagnol Dinaqua, propriétaire récent de Marsans France : vu de l’interne, il n’y aurait pas eu de transaction pour ce rachat.

Marsans France aurait été « donné » en contre garantie contre une dette que le groupe Marsans Espagne aurait contractée.

Besoin criant de trésorerie
Au moment de la vente, la situation de Marsans France était difficile. L’entreprise avait un besoin urgent de trésorerie d’au moins deux millions d’euros pour continuer à vivre normalement.

Dinaqua qui connaissait la situation de Marsans au moment de la reprise, n’a jamais voulu renflouer l’entreprise française. L’objectif des Espagnols était de décrocher un prêt bancaire et de renégocier les contrats avec les fournisseurs pour créer un peu d’oxygène.

Le bluff des actionnaires face à XL
L’attitude des Espagnols vis-à-vis de XL Airways aurait précipité la chute en présentant à la compagnie un faux virement bancaire.

La compagnie a alors pris la décision d’arrêter tout net le programme de quatre vols par semaine assurés pour Marsans représentant 2 000 pax.

Bruno Gallois aurait alors voulu jouer la discrétion. Prévenir l’APS pour lui demander son aide et demander aux réseaux de payer les règlements des clients avec un peu d’avance aurait pu résoudre le problème immédiat du paiement à XL.

Ce qui permettait de finir la saison hiver des Caraïbes sans catastrophe. Mais l’APS ne pouvait bouger sans un état de cessation de paiement de Marsans.

Cessation de paiement
Bruno Gallois s’est donc décidé à aller expliquer l’affaire au tribunal de commerce mais son récent statut de directeur général puisqu’il avait été révoqué par les actionnaires espagnols en tant que gérant, ne pouvait pas enclencher la procédure. Le tribunal s’est alors auto-saisi pour déclarer la cessation de paiement.

Transtours
Une affaire qui dure depuis près de dix ans. Au départ, Marsans travaillant surtout l’hiver vers les Caraïbes et Transtours travaillant surtout l’été sur l’Europe de l’Est, la logique économique sautait aux yeux de faire un rapprochement.

Marsans a donc repris Transtours dont la situation économique était alors délicate, en location-gérance sur une période de trois ans. Les bénéfices étant reversés à 50/50 à Marsans et au propriétaire de Transtours, Daniel Mandelbaum.

Au bout de cette période, les comptes redressés, Marsans a voulu racheter Transtours mais le propriétaire a refusé cette solution.

L’affaire a été portée devant les tribunaux avec un jugement en faveur de Daniel Mandelbaum et la vente est alors annulée. Le propriétaire de Transtours fait saisir 4 millions d’euros chez les distributeurs, somme mise sur un compte-séquestre. Marsans fait appel et l’instruction suit toujours son cours.

Liquidation

Des annulations de dossiers par poignées, l’arrêt total des ventes et le non versement des paiements de mars dus par les distributeurs ont précipité la décision de liquider Marsans France, une semaine après sa cessation de paiement. Et ce, d’autant qu’aucun repreneur de la première heure ne s’est manifesté.

Y a t-il une chance pour que l’entreprise soit reprise? L’heure n’est pas à l’optimisme à l’interne. Certains éléments de l’entreprise pourraient avoir une certaine valeur comme la location de catamarans ou encore les croisières fluviales. Mais reste à trouver les amateurs…

17 000 clients à gérer

L’audience de la dernière chance aura lieu mardi prochain. Les repreneurs ont jusqu'à ce vendredi 30 avril minuit pour déposer leur dossiers.

« On va disparaître. C’est le sort des entreprises. Elles vivent, elles meurent » laisse-t-on entendre à l’interne.

En attendant, l’APS aurait encore sur les bras toutes les réservations de l’été, soit 17 000 clients ou « peut-être juste un peu moins »…

On croise les doigts et on attend le miracle...

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