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Mini Réseaux : ticket chic, ticket choc…

mini réseaux et réseaux ont intérêt à s’entendre


Rédigé par Jean DA LUZ le Lundi 28 Avril 2008

Le départ de Boiloris, de nouveau en rupture de réseau, est symptomatique du malaise croissant des minis réseaux au sein des réseaux volontaires traditionnels classiques. Pourtant, si on y regarde de plus près, mini réseaux et réseaux volontaires ont tout intérêt à s’entendre. Tout autant que les producteurs et les transporteurs à les diviser...



Convention Boiloris à Eurodisney (photo DR Boiloris)
Convention Boiloris à Eurodisney (photo DR Boiloris)
Jean Korcia, patron de Manor, résume en une phrase le départ de Didier Munin, patron de Boiloris, révélée par l'Echo en fin de semaine : « Depuis son arrivée chez nous, Boiloris n'a jamais participé à la vie du réseau. Il n'était même pas présent lors de notre workshop. Nous le voyons partir sans regret… »

On ne saurait être plus clair... Un sentiment qui rejoint en partie celui de Richard Vainopoulos, patron de TourCom, lors du départ de ce même réseau en décembre 2006.

Cela ne signifie pas, loin s'en faut, que les réseaux volontaires ont fait une croix sur le recrutement de ce type d'adhérent.

L'arrivée d'un tel acteur avec, souvent, plusieurs dizaines d'agences à la clé, peut représenter un véritable bond en avant pour l'intéressé.

Mais en dehors du prestige et de l'effet communication, ce type d'adhérent apporte-t-il vraiment un « plus » ? Autrement dit, les capacités de négociation des mini réseaux en direct avec les producteurs, capacités qui croissent au fur et à mesure qu'ils multiplient leurs points de vente, sont-elles vraiment compatibles avec le rôle des têtes de réseau ?

Le vivier d'agences indépendantes se raréfie

On peut en douter. D'une part parce que les minis réseaux, affirment au fur et à mesure de leur croissance, des stratégies marketing de plus en plus personnelles qui peuvent, à terme, entrer en conflit avec celles de leurs réseaux d'affiliation.

D'autre part, parce que leur segmentation de marque pratiquée pour limiter les risques, joue parfois à contre courant et peut même les desservir. Last but not least : le danger d'un gros pépin en cas de défaillance, n'est pas mince. Pas moins que celui du rachat par un Groupe industriel en quête de croissance externe.

Pourtant et malgré ces handicaps, les réseaux traditionnels sont condamnés à les accueillir à bras ouverts.

Pourquoi ? Tout simplement parce que le vivier d'agences indépendantes se raréfie, la transmission d’entreprise s’accélère et que la création de points de vente est incontestablement le fait des ces nouveaux managers que sont les patrons de mini réseaux.

De l'autre côté, parce que la taille de ces derniers permet, bon gré mal gré, d’accroître les capacités de négociation globale du réseau volontaire. Ensuite, il revient à ce dernier de déterminer à partir de quel moment le seuil de « rentabilité » de l’adhésion s’inverse.

Un moteur puissant d’adhésion... jusqu'à quel point ?

Du côté du mini réseau, la stratégie est un peu identique. Jusqu’à un certain seuil, les effets de centrale de paiement, de négociation et d’achat, sont un moteur puissant d’adhésion. Mais à partir d’un nombre de points de ventes X, la mécanique patine et l’intérêt décline.

Sauf sur un point essentiel : la billetterie aérienne. Si le mini réseau dispose d’un volume important de clientèle affaires, alors l’adhésion à un groupement disposant d’une centrale d’achat s’avère vital.

En effet, ce type d’outil revient très cher même s’il peut rapporter gros.
Mais on assiste alors à des conflits d’intérêts du type : « J’ai réglé une adhésion entière et je n’utilise que la centrale billetterie, pouvez-vous me réduire ma cotisation ? »
Et là, ça coince un max !

Pourtant, si on y regarde de plus près, mini réseaux et réseaux volontaires ont tout intérêt à s’entendre. Tout autant que les producteurs et les transporteurs à les diviser.
Il ne faut pas oublier que si demain les réseaux traditionnels étaient affaiblis c’est l’ensemble de la profession qui en sortirait perdante.

Bien entendu, cela n'empêche pas de réfléchir à la rationalisation et à une stratégie de regroupement face à des producteurs, toujours plus nombreux, à vouloir désintermédiariser en créant ou renforçant leur propre distribution directe.

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1.Posté par philippe beissier le 28/04/2008 09:42 | Alerter
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Bonjour,

Le débat est lancé, depuis le temps il fallait bien que cela commence.
Les mini-réseaux sont tous dans des réseaux et n'en sont pas toujours satisfait mais ils y restent....les réseaux se plaignent des spécificités des mini-réseaux mais ils les accpetent tous...cherchez l'erreur !!!
Chacun trouve son compte dans les accords réseaux et c'est pour l'instant une bonne chose.
Notre métier change et il est évident que la statégie "épicier" n'est plus la bonne si l'on veut avoir une stratégie d'entreprise performante.
A titre personnel je cherche à trouver un véritable équilibre entre l'apport du réseau et l'interet de l'entreprise, et il semble que cela fonctionne.
La diversité apporte l'expérience, Alpilles est chez Manor et participe à tout ce que le réseau propose, j'adhére à l'association Cédiv qui est elle même adhérente Manor, ce qui permet d'avoir l'ensemble des infos necessaires.
Manor est un réseau où il y a beaucoup de mini-réseaux et les mon-agences sont de grosses agences avec du volume et des stratégies d'entreprises, c'est un avantage certain mais aussi un inconvéniant puisque preque toutes les entreprises sont des cas particuliers.
Le président Korcia a lui même son propre réseau avec marques et enseignes, de ce fait iles discutions sont plus faciles, pas forcement plus simples, mais nous arrivons à tous nous comprendre.(en plus entre méditerranéens)
Chez Selectour, il y a de fortes entités qui semblent vouloir le pouvoir et cela parait plus complexe,.
Chez Afat Jean-Pierre Mas gére bien les spécificités des uns et des autres et même si j'en suis parti parce que je pense que mon intéret est ailleurs, j'entretien avec lui des relations amicales et on ne me ferme pas la porte.
Chez tourcom Richard Vainopoulos défent des positions pour l'ensemble de la profession avec brio...
Le G4 est une approche de cette diversité
Les différences apportent la richesse de la reflexion, même si parfois cela passe par des coups de gueule, mais si coup de gueule il y a c'est aussi parce que nous avons tous des convictions et nous voulons tous la même chose, progresser dans nos entreprises, les péréniser et gagner de l'argent.

Ma réflexion est qu'il évident de devoir faire parti d'un réseau, celui qui convient à l'un nest pas celui qui convient à chacun, et je ne suis pas sur que la célébre phrase "mieux vaut étre seul que mal accompagné" soit une vérité de notre métier...

Bonne journée



2.Posté par françois piot le 30/04/2008 22:50 | Alerter
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Je représente un mini-réseau adhérent de Manor et de Havas Voyages. Pour moi il est assez surprenant de voir des agents de voyages adhérents d'un réseau et qui critiquent systématiquement ce qui s'y fait. Et ma surprise n'est pas moins grande de voir la stabilité des réseaux historiques.
La vie est faite de compromis, et l'adhésion à un réseau doit être porteur de sens, pour le réseau comme pour l'adhérent. A chacun de trouver son idéal dans la stratégie du réseau auquel il adhère. Et de s'y tenir. Le respect d'un référencement, l'implication personnelle du patron dans la vie du réseau, la critique constructive (et non publique) : tels sont à mon avis les pré-requis nécessaires au droit d'expression.


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