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Nouvelle-Calédonie : le tourisme secteur clé de l'économie

100 000 visiteurs… mais peut mieux faire !

Le tourisme est, après le nickel, le gisement le plus important du territoire calédonien. Le « caillou » a accueilli environ 100 000 visiteurs l'an dernier, une fréquentation stable qui pourrait augmenter sensiblement ces prochaines années. La préservation des paysages, les séjours à la carte et la baisse du prix du billet d'avion en seront les clés. Questions-réponses avec Patrick Moisan, directeur de l'office de tourisme de Nouméa.



Nouvelle-Calédonie : le tourisme secteur clé de l'économie
TM.com - Le tourisme est-il toujours un secteur économique clé en Nouvelle-Calédonie?

PM -
"Oui, le tourisme est toujours un secteur clé et le chiffre d'affaires tient actuellement la 2ème place derrière le secteur minier. Les emplois directs et indirects du secteur en font aussi un acteur majeur de l'industrie économique calédonienne."

TM.com - Quelles sont les trois régions les plus visitées, et quels sont leurs atouts respectifs ?

PM -
"La première région visitée est Nouméa (et ses alentours) qui est la porte d'entrée en Nouvelle Calédonie compte tenu de l'emplacement de l'aéroport international. Puis vient l'ile des Pins dont l'une des plages de l'île, Kuto, a été désignée récemment par un magazine japonais première plage au monde pour sa beauté et sa pureté.

Les îles Loyauté font aussi partie, à un degré moindre certes, des lieux incontournables à visiter, chacune d'elle offrant ses particularités. Enfin vient la Grande Terre dont la variété des paysages, et les possibilités de rencontre avec les tribus mélanésiennes offre un dépaysement garanti."

TM.com - Les liaisons aériennes entre Paris et Nouméa sont-elles suffisantes aujourd'hui ?

PM -
"Oui, pour l'instant, elles le sont, bien qu'engorgées à certaines périodes de l'année. Les liaisons avec la France et l'Europe sont en effet nombreuses, que ce soit par Amsterdam et Osaka avec KLM, ou par Helsinki et Osaka avec Finnair.

On peut aussi passer par l'Australie avec Qantas ou des compagnies asiatiques ou encore par les Etats-Unis avec Air New Zealand. Le parcours peut être un peu plus long, mais aussi meilleur marché dans certains cas."

TM.com - Quels sont les types de séjours proposés ?

PM -
"Différents types de séjour sont proposés selon les voeux de chacun, du séjour classique en hôtel à l'auto-tour pour découvrir la grande Terre ou avec des circuits qui vous emmèneront dans les différents lieux de la Nouvelle Calédonie. Il est à noter que les tour opérateurs développent tous le sur mesure avec des séjours à la carte afin que chacun trouve ce qu'il lui convient."

TM.com - Est-il possible de développer du court séjour sur la destination ?

PM -
"Il est, bien sûr, théoriquement possible de développer du court séjour sur la destination. Néanmoins l'éloignement (en moyenne 24 heures de voyage minimum ainsi que le coût (lié à l'éloignement) et le décalage horaire (9 heures en été et 10 en hiver) font que ce n'est pas l'idéal. De surcroît, la Nouvelle Calédonie de par sa variété et l'éventail de ce qu'elle a à offrir (c'est un mini continent) mérite beaucoup mieux que des courts séjours qui n'engendreraient que frustration et déception."

TM.com - Le billet d'avion reste cher. Comment rendre plus accessible la Nouvelle-Calédonie ?

PM -
"Il y a déjà des possibilités d'y accéder, en dehors de la haute saison bien sûr, à des prix relativement raisonnables, ceci demandant un peu de recherche et de flexibilité. Parallèlement les compagnies aériennes (et particulièrement la compagnie Air Calin) travaillent déjà sur l'avenir et sur les moyens de faciliter l'accès à notre destination. Il est évident que plus le nombre de touristes transportés augmentera plus les tarifs pourront évoluer favorablement."

Lundi 15 Mai 2006
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