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OTA : "l'hôtellerie familiale et indépendante est au bord du gouffre !"

Réaction du Relais du Lubéron


Rédigé par La Rédaction le Lundi 2 Juin 2014

Les propriétaires du Relais du Lubéron, établissement indépendant reviennent dans un courrier, sur les enjeux des hôteliers vis à vis des OTA's. Ils interpellent le gouvernement pour encadrer les règles du partenariat.



"Madame la Secrétaire d''Etat chargée du Commerce extérieur, de la promotion du Tourisme et des Français de l’étranger, auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international,

Il est certainement grand temps de rappeler aux centrales de réservations, qu’ils ne sont pas propriétaires des établissements hôteliers de France et d’ailleurs.

Les OTA’s représentent un outil fantastique dans la commercialisation de nos établissements hôteliers, mais pas à n’importe quel prix et pas n’importe comment.

Dans une situation difficile pour les indépendants, il est nécessaire de mobiliser et sensibiliser l’ensemble des partenaires, sinon la petite hôtellerie familiale et indépendante risque fort de disparaitre.

Nous subissons les réglementations, les taxes, la para-hôtellerie, devons-nous subir l’humiliation, avant notre disparition. Les OTA’s sont normalement des partenaires, mais avec le temps, ils sont devenus les décideurs unilatéral de l’avenir d’une profession.

Ils basent leurs principes sur le fait routinier d’une communication internet indispensable et n’imagine plus qu’ils doivent un service de qualité aux hôteliers et aux clients. Ils ont oublié que sans hôteliers point de clients.

Les commissions hallucinantes ne sont pas justifiées

Les commissions hallucinantes ne sont pas justifiées.

D’autant plus qu’elles devraient être prélevées sur des montants hors taxes. Les taux des commissions devraient être fixés sur un taux maximum de 8% HT et non 15 voir 23% sur du TTC.

L’obligation de transparence est nécessaire. Le seul fait d’obliger les OTA à identifier le coût de leurs services lors d’une réservation internet, permettrait aux clients de comprendre que les prix pratiqués par ses OTA’s ne sont pas sans conséquence sur leur propre facture.

Les centrales doivent proposer des contrats que l’hôtelier valide ou pas en fonction de ses impératifs les OTA’s ne doivent pas imposer de parité ou quotité.

La marque est le fait de l’entreprise et non de l’intermédiaire, son utilisation doit être soumise à obligations. La notion de client doit être respectée, soit les OTA’s ont un statut de TO et ils ont donc des devoirs vis-à-vis de leurs clients, soit les clients sont clients de l’hôtel et l’hôtel assume ses responsabilité.

L’hôtel est garant de sa marque C’est à chaque entreprise hôtelière Française de choisir la qualité de ses services, de fixer ses exigences, d’établir un rapport qualité prix, et surtout d’être attentif pour affiner une relation clientèle.

2014 sera une année décisive

En plaçant le client au cœoeur du système les OTA’s ont réussi à contraindre les hôteliers, par un système de notation, des commentaires, d’avertissements.

Les centrales en gérant les avis et commentaires doivent être contraintes à la norme AFNOR. Il faut également bannir l’anonymat des commentaires.

Si nous ne voulons pas qu’un jour les OTA’s s’affichent en grand sur les murs de nos établissements. Il est temps d’encadrer les règles du partenariat :
- De développer une campagne de médiatisation : pour dénoncer les conditions des OTA’s, auprès de la clientèle française.
- D’engager la mise en place d’un réseau national de réservation qui puisse répondre aux attentes des hôteliers indépendants français.
- D’introduire une réflexion sur la concurrence des maisons, tables et chambres d’hôtes ainsi que sur les sites de réservation de ces chambres à louer à la nuitée.

Nous hôtellerie familiale et indépendante sommes aujourd’hui au bord du gouffre. 2014 sera une année décisive pour bon nombre de petits établissements.

Sans votre soutien nous serons contrains de transformer nos société en auto-entreprises et nos établissements en parahôtellerie ou bien disparaître.

Il est grand temps de montrer aux divers « traders » du tourisme, que les hôteliers français ne sont pas fatalistes et qu’ils peuvent prendre leur destin en main.

En vous remerciant Monsieur le premier Ministre, Monsieur le ministre des Affaires étrangères et du Développement international Madame la Secrétaire d''Etat chargée du Commerce extérieur, de la promotion du Tourisme et des Français de l’étranger, auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international, de bien vouloir entendre les hôteliers indépendants français, avant qu’ils n’existent plus.

Je vous prie d’agréer Monsieur Manuel Valls, Monsieur Laurent Fabius, Madame Fleur Pellerin, nos salutations les meilleurs."

Le Relais du Luberon.

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1.Posté par FairBooking le 03/06/2014 07:45 | Alerter
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Les difficultés économiques favorisent l'activité des grandes centrales de réservation en ligne ainsi que le développement de formes d'hébergement concurrentes n'ayant pas les même contraintes juridiques et fiscales.
Ce qui ne simplifie pas non plus la situation des établissements c'est la hausse de 3 points de la TVA le 1er janvier dernier. Vu le contexte économique général, cette hausse de la TVA n'a pas été répercutée sur les prix et c'est donc 3% de moins de bénéfice pour les établissements. De quoi passer dans le rouge.
Cette hausse de la TVA représente une augmentation de 39% des recettes pour l’État ! Que fait-il de ces montants ? L'effort demandé au secteur est colossal et pourrait avoir, comme le témoigne le Relais du Lubéron le montre des conséquences terribles pour les acteurs économiques de la 1ère destination touristique mondiale.
FairBooking et l'association Réservation en Direct qui rassemble plus de 1.800 établissements n'accepte pas la fatalité et se mobilise pour créer un outil de réservation en ligne direct et transparent.
Nous formons le vœux que les assises du tourisme clarifient les règles de concurrence entre les différentes formes d'hébergement touristique de façon à mettre les acteurs en ordre de marche pour relevé les défis qui sont les nôtres.

2.Posté par Nicolas le 04/06/2014 01:25 (depuis mobile) | Alerter
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Il y a de nombreux pays ou l''hotellerie independante fleurie, voir explose grace aux OTA. L''Etat, les regles, les lois, les restrictions ne changerons rien a cette evolution. Lire la complainte des hoteliers aujourd''hui est tristement drole.

3.Posté par Thierry le 04/06/2014 14:49 | Alerter
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Les OTAs sont l'arbre qui cache la forêt.
Bien utilisés ils peuvent être un atout, surutilisés ils font plonger les hôteliers.
La mauvaise utilisation par les hôteliers de l'opportunité que représentent les OTAs ne fait que mettre en avant leur incapacité à faire face aux enjeux de la commercialisation d'aujourd'hui.
C'est dans ce sens qu'il faudrait les aider et non pas en allégeant les taxes...

4.Posté par Tang le 04/06/2014 17:26 | Alerter
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Intéressante cette discussion sur ce sujet.
Les hôteliers indépendants n'ont pas consacrés le moindre argent à leur présence web au moment où ils le devaient.
Ils arrivent surpris de la place prise par les intermédiaires du web.
Il en est de même avec les grands moteurs de recherche qui imposent à l'Europe entière, les résultats de recherche qu'ils désirent voir figurer. C'est à dire toujours plus de publicité et toujours moins de résultats naturels.
A vous de mettre en place les outils nécessaires pour rééquilibrer votre présence auprès des internautes.
A vous de positionner votre lobbying auprès des institutions qui décident de votre avenir.
Peut être aurez vous la chance de retrouver vos propres clientèles.

5.Posté par André Auclair le 15/06/2014 01:06 | Alerter
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La petite hôtellerie française devient comparable à l’agriculture française : ce ne sont pas ceux qui possèdent la terre et qui la cultivent qui gagnent le plus (encore faut-il qu’ils gagnent !), ce sont les puissantes sociétés de distribution qui réalisent la plus large part du profit.
Aujourd’hui, le consommateur pense être bien informé. C’est vrai, en général, sur le prix à payer. C’est déjà moins vrai sur les avis et opinions des clients car il ignore souvent :
. que Tripadvisor n’est plus un site de comparaison impartial publiant des avis « non biaisés » (unbiased). Il suffit de lire « Qui sommes-nous » sur le site de tripadvisor pour réaliser que ce n’est plus qu’une agence clamant être « le plus grand site de voyage au monde ». Finie l’impartialité !
. si les opinions publiées sur les sites de réservation eux-mêmes sont bien le reflet de tous les avis de vrais clients.
. le montant de la commission de l’agence qui n’est jamais indiqué, de sorte que le client peut penser que c’est gratuit, encouragé en cela par l’affirmation ambigüe de certains sites : « Aucun frais de réservation ou de carte de crédit ! » (Booking.com) ou « Zéro frais de réservation » (Venere.com).
En toute transparence, les consommateurs devraient être informés. Tous les hôteliers européens (ou français) devraient obligatoirement indiquer le montant de la commission sur leurs factures de séjour (par exemple, dans le cadre d’un accord professionnel ou d’un texte de loi). Les clients chercheraient vraisemblablement le moyen d’obtenir un rabais avec une commission moins élevée, ne serait-ce que par le site officiel de l’hôtel, et l’ensemble de l’indutrie du tourisme européenne (ou française) en bénéficierait.

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