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Skyscanner, le comparateur qui monte, s'est taillé une place dans la cour des grands

La chronique de Claude BOUMAL


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Capture d'écran www.skyscanner.fr
Capture d'écran www.skyscanner.fr

Le site comparateur de vols Skyscanner s’est offert une nouvelle livrée la semaine dernière, onze ans après son lancement. L’événement ne serait qu’anecdotique s’il ne venait couronner une période d’expansion spectaculaire, durant laquelle le site s’est rapidement fait une place dans la cour des grands.


En quoi
ce comparateur de vols est-il différent des autres ? D’abord, c’est incontestablement le plus complet puisqu’il référence en général toutes les compagnies aériennes dont on a besoin — il en dénombre plus de mille dans le monde — y compris les low cost et les compagnies charter.

Y compris donc Ryanair, dont ont sait pourtant qu’elle ne rétribue personne, et va même jusqu’à attaquer en justice ceux qui s’aviseraient de la référencer sans son consentement. « Notre volonté est de référencer absolument tout le monde, explique Frank Sivington, directeur commercial et marketing, donc aussi Ryanair, même s’ils ne nous paient rien ». Et bien que la low cost irlandaise profite chaque jour de milliers de réservations effectuées… via Skyscanner.


Ensuite,
parce Skyscanner propose en général des prix légèrement moins chers, grâce à ses liens directs avec quelque 240 compagnies aériennes et à l’accès à des centaines de base de données de prix aériens, qui lui permettent de rester indépendant vis-à-vis des GDS.

Enfin, grâce à l’ergonomie de son site et à un riche éventail de services proposés : réservations d’hôtels ou location de voitures, mais aussi guides de voyage, actualités…


Son interface
permet aussi d’effectuer des recherches non seulement par prix, mais aussi par date ou par pays. Si les dates de voyage sont flexibles, l’outil de recherche Mois entier permet de trouver le jour le moins cher pour voyager. Enfin, Skyscanner propose encore des filtres qui permettent de n’afficher que les vols qui correspondent exactement aux besoins des voyageurs.

Evidemment présente sur Facebook, l’application Skyscanner est aussi téléchargeable sur iPhone, iPad, Android & Windows Phone.


Les bureaux historiques
de Skyscanner à Edinburgh, un ancien hôtel des postes, se sont étendus à un immeuble voisin, flambant neuf, ainsi qu’à une antenne à Singapour pour loger la centaine de collaborateurs de 23 nationalités, qui publient un contenu en 29 langues différentes.

Outre la Grande Bretagne, qui représente encore 31 p.c. du trafic global, le site est aujourd’hui présent en tant qu’acteur local en Italie, Scandinavie, Espagne, Turquie, et en Russie (8p.c.), en Allemagne (4 p.c.) et en France (3 p.c.), « un marché-clé pour notre développement international », assure Frank Sivington.


Son modèle économique
est multiple : un peu (5 à 10 p.c.) de coût par clic (CPC), une once (2 à 5 p.c.) de coût par acquisition (CPA), de 10 à 25 euros, le reste en commissions… variables, entre long haul et low cost. Mais au total, pour des vols d’une valeur d’un milliard de dollars au cours des 12 derniers mois, un chiffre d’affaires de 15 millions de livres, en croissance annuelle de 75 p.c. Dont de grands écrans disséminés partout dans les bureaux de Skyscanner affichent en permanence l’évolution en temps réel.


Le comportement d’achat en ligne
et les motivations des voyageurs fait l’objet d’une nouvelle étude d’Amadeus, réalisée par PhoCusWright auprès de 4.638 voyageurs, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Inde, en Russie et au Brésil. Elle examine la manière dont se déroule le processus de choix de la destination, d’achat et de réservation et passe en revue les grandes tendances et les prévisions de ce que les consommateurs pourraient souhaiter trouver demain.

On apprend ainsi que 47 p.c. des voyageurs américains connaissent un certain agacement dans leurs opérations en ligne, mais plus de 78 % des internautes russes. Que si, dans les marchés développés, près de la moitié des voyageurs ont une idée précise de l’endroit où ils veulent aller, ils ne sont qu'environ 33 p.c. dans les pays émergents. Que plus de quatre voyageurs sur 10, tous marchés confondus, sont relativement souples au niveau des dates de départ et de retour.

L’étude montre encore, par exemple, que si, en Europe, trois voyageurs sur dix ne voient pas l’intérêt d’utiliser leur mobile, l’usage de celui-ci est plus de deux fois plus courant sur les marchés émergents, et notamment en Inde, où près de 24 p.c. des voyageurs font une recherche des destinations en ligne depuis leur portable — au Royaume Uni, on parle de 28 p.c..

Enfin, elle examine par ailleurs la façon dont les nouvelles technologies peuvent changer la manière dont on organisera demain un déplacement. [Travel Daily News]

 

Les tendances actuelles dans les réservations ne sont pas sans rappeler celles de la crise financière de 2008, a-t-on constaté chez Google, où la croissance se ralentit : « Nous commençons à voir des réservations extrêmement tardives, a expliqué Robin Frewer », responsable de la Division Voyages, qui observe aussi un retour vers les destinations domestiques. [Travolution]

 

Une start-up espagnole a mis en ligne le premier site peer to peer de location privée de voitures pour les visiteurs se rendant en Espagne, MovoMovo, propriétaires et demandeurs s’inscrivant sur le site, également disponible sur Facebook. De la Volvo C30 à Madrid (30 € par jour) à la Maserati Coupé Gransport à Ibiza (100 €), des centaines de voitures sont disponibles dans une trentaine de villes espagnoles. [tnooz]

 

Fortement implanté en Espagne et plus précisément sur la Costa Brava et la Costa Dorada, H-Top Hotels, un des principaux groupes hôteliers espagnols, a choisi le Smart Channel Manager d’Availpro afin de permettre à ses 14 hôtels de gérer leurs réservations en ligne sur les sites Internet des distributeurs depuis une seule interface. [Availpro]

 

Des tablettes pourraient, selon le New York Post, être installées dans les taxis new-yorkais pour y remplacer les petits téléviseurs actuellement en service, qui diffusent en boucle des brèves d'actualité locale, des variétés et de la publicité. Le client pourrait y rechercher des informations, faire des jeux et utiliser sa carte de crédit à n'importe quel moment, notamment pour régler sa course. [Déplacements Pro]

 

SACHEZ ENCORE QUE…

Le site du Conseil national du numérique est en ligne depuis hier lundi à l'adresse : http://www.cnnumerique.fr. Outre une présentation du Conseil et de ses membres, il est possible d'y retrouver le texte intégral des avis rendus et quelques actualités.

 

Claude Boumal

 



Rédigé par Claude BOUMAL le Lundi 27 Février 2012
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Tags : boumal













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