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Ultramarina : ''En avril 2000 la Malaisie n’était pas formellement déconseillée par le Quai d’Orsay''Entretien avec Gérard Carnot, directeur général de UltramarinaUltramarina condamnée et c’est bien toute la profession qui est touchée ! Le jugement du tribunal de grande instance de Paris qui condamne le voyagiste à verser un million d’euros aux trois anciens otages de Jolo démontre les dangers et les outrances qui menacent la profession.
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Ce jugement impose plus que jamais cette révision de la loi de 1992 dont on parle tant dans les instances professionnelles mais qui ne bouge pas d’un iota. L’article 23 responsabilise « de fait » la profession. Jusqu’où iront les responsabilité des agents de voyages et jusqu’où les compagnies d’assurances les suivront-ils ? Les questions restent en suspens.
TourMaG.com. Comment avez-vous réagi hier au jugement qui vous condamne à verser un million d’euros aux trois anciens otages de Jolo ? Gérard Carnot. "Cela fait plus de cinq ans que nous nous battons sur ce dossier avec Axa, notre compagnie d’assurance. Le jugement du tribunal est disproportionné par rapport à notre rôle d’agent de voyages. Je comprends le préjudice, l’angoisse de la détention de ces clients mais je conteste le fait de nous en faire porter la responsabilité. En avril 2000 la Malaisie n’était pas formellement déconseillée par le Quai d’Orsay. Il n’y avait pas de cellule de veille sur les destinations à risques. Les ravisseurs venaient des Philippines. Personne ne pouvait prévoir les faits. C’est une destination qui est d’ailleurs toujours réclamée par la clientèle atypique que sont les plongeurs et programmée par les spécialistes de la plongée." TM.com. Quelles seraient les conséquences pour votre entreprise si vous étiez amené à verser cette somme ? G.C. "Au moment où je vous parle je n’ai pas encore eu les dispositifs du jugement. Il est clair que nous n’avons pas les moyens de payer une telle somme et les conséquences seraient tout simplement dramatiques. Nous serions obligés d’arrêter notre activité et de licencier notre personnel. Depuis le début Axa a considéré que cette prise d’otages pouvait être couverte par la RCI que nous avions souscrite. Le dossier est suivi par les avocats de la compagnie. Nous verrons ensemble la suite à donner." TM.com. Ce jugement est très médiatisé depuis deux jours. Ne craignez-vous pas qu’il se traduise par une attitude de repli de la part de vos clients ? G.C. "Nous sommes revendus par les agences de voyages et nous revendons en direct. Je constate depuis vingt-quatre heures un véritable élan de solidarité de la part de nos confrères, des distributeurs, du SNAV, du CETO. Je crois que toute la profession est scandalisée par un tel jugement. Je reçois aussi beaucoup de mails et d’appels téléphoniques de nos clients directs qui nous témoignent leur soutien." Propos recueillis par Michèle Sani
Jeudi 08 Juin 2006
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Vol 447 : tout ce qu'on sait... c'est qu'on ne sait rien !
127 pages et "rien" dedans !
Tout ça pour ça, on a envie de dire. Frustrant de voir l'énergie dépensée en pure perte par les malheureux enquêteurs du BEA (Bureau d'enquête accident). Un mois après, presque jour pour jour, le mystère du Vol 447 reste entier. Seul indice qui ne fait guère avancer le schmiblick : l'appareil, si l'on en croit les différentes déformations des débris retrouvés, serait arrivé intact avant le contact dans l'eau. Mais pourquoi est-il tombé ? Météo, erreur de pilotage, sondes pitot défectueuses ? Là, on reste sur sa faim. Mystère et boule de gomme. Le "pot au noir" c'est un peu la bouteille à l'encre... Les enquêteurs n'excluent aucune hypothèse, hormis celle de l'acte de terrorisme. Bref. Le rapport du BEA auquel ne manque même pas un bouton de guêtre, ressemble fort à l'auberge espagnole : chacun y trouvera ce qu'il aura apporté... |
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