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Vente à domicile : Aurélie Delaporte apporte la "Douceur Voyages" à ses clients

Semaine de la femme 2013 sur TourMaG.com


Rédigé par Michèle SANI le Lundi 25 Février 2013

Vive les femmes ! Toute cette semaine TourMaG.com dressera 5 portraits de femmes, 5 entrepreneures, dont le parcours (parfois semé d'embûches), le courage et l'opiniâtreté sont les gages de la réussite. Nous démarrons cette série avec Aurélie Delaporte qui n'a pas choisi itinéraire le plus facile pour apporter l'évasion à domicile à sa clientèle.



A 26 ans, Aurélie Delaporte a créé sa propre entreprise, "Douceur Voyages", dans sa région picarde. Elle se déplace sur rendez-vous pour vendre des voyages à une clientèle aisée - DR
A 26 ans, Aurélie Delaporte a créé sa propre entreprise, "Douceur Voyages", dans sa région picarde. Elle se déplace sur rendez-vous pour vendre des voyages à une clientèle aisée - DR
Après un licenciement économique signifié en octobre 2011, Aurélie Delaporte crée à 26 ans sa propre entreprise, « Douceur Voyages ».

Les démarches lui prendront plus d’une année.

Aujourd’hui, dans sa région picarde, elle se déplace sur rendez-vous pour vendre des voyages à une clientèle aisée, en offrant les mêmes services et garanties qu’un agent de voyages traditionnel.

Flash back.

BTS Tourisme en poche, Aurélie Delaporte obtenait rapidement un CDI dans une agence TourCom franchisée Havas à Amiens.

On était en 2007, elle avait 20 ans et déjà le désir de tracer un jour sa propre voie. Après un licenciement économique, après un véritable parcours de combattante, après avoir tiré bien des sonnettes, elle l’a fait.

A Amiens, durant 5 ans, Aurélie s’est imprégnée du métier d’agent de voyages tout en observant le profil de cette clientèle picarde qui dispose d’un bon pouvoir d’achat.

J'avais conscience de maprise de risques et de mes responsabilités

« Depuis quelque temps je voulais partir, Je voulais travailler à mon compte.

Dans l’agence traditionnelle, les clients qui achetaient des forfaits importants me disaient qu’ils disposaient de peu de temps, qu’ils avaient du mal à venir en ville.

De notre côté, nous ne pouvions pas leur donner de rendez-vous. Nous étions toujours dérangés par le téléphone, les demandes de renseignements.

J’avais cette idée encore marginale d’inverser les rôles et d’aller à leur rencontre.
»

Dans un premier temps Aurélie Delaporte se tourne vers Twimtravel qui demande à ses conseillers voyages un minimum de 10 ans d’expérience. Elle n’en avait que 5.

« Je trouve cette exigence assez arbitraire. Je connais des agents de voyages qui ont 10 ans d’ancienneté et plus mais qui ne voyagent jamais, qui ne connaissent pas les destinations et qui se contentent de distribuer des brochures ».

Après son licenciement, durant 3 mois, Aurélie aura une période de réflexion.

« Ce projet, je voulais vraiment qu’il aboutisse mais j’avais bien conscience de la prise de risques, des responsabilités engagées, des charges à venir et de l’investissement. Je connaissais la réglementation ».

La garantie ? Impossible pour moi sans le tutorat !

Avec Pegase, un organisme implanté dans sa région financé par Pôle Emploi, elle s’engage dans une formation de créateur d’entreprise.

« J’ai travaillé sur un projet professionnel avec étude de marché, business plan. J’ai constitué mon dossier et engagé les démarches nécessaires pour l’immatriculation. Avec un expert comptable, j’ai fait un plan prévisionnel pour aller voir les banques et l’APST. ».

Avant même de se lancer Aurélie connait une première difficulté financière. «J’avais tablé sur un capital d’un montant de 2 000 euros. Quand j’ai concrétisé, le capital minimum était de 7 500 euros. J’ai dû emprunter davantage que ce que j’avais prévu. »

Et puis, il restait la garantie de l’APST, 100 000 euros, obstacle a priori infranchissable pour Aurélie.

« Cela n’aurait jamais été possible pour moi sans le tutorat de l’APST et de l’Association Française des Seniors du Tourisme qui couvre pendant 2 ans. En contrepartie, j’ai signé une décharge en cas de défaut de paiement »

Immatriculation obtenue au Registre d’Atout France courant septembre, il lui restait une formalité à remplir : adhérer à un réseau volontaire afin d’être garantie sur la fiabilité des fournisseurs et de bénéficier des avantages d’une centrale de paiements. Son choix ? TourCom.

TourCom, un gage de sécurité

« Je connaissais ce réseau avec mon premier employeur.

Pour un très petit indépendant comme moi il présente de nombreux avantages. Il nous laisse libre dans nos choix, n’exige pas de chiffres à réaliser. Les frais d’adhésion sont moins élevés que dans les autres réseaux volontaires. Les fournisseurs référencés sont un gage de sécurité.

En adhérant j’ai gagné beaucoup de temps car Tourcom a envoyé un mail à tous ses fournisseurs pour signifier mon adhésion. Je suis dans leurs bases de données et je possède tous les codes d’accès pour les réservations.

Un service de veille nous met en garde en cas de défaillance d’un producteur. C’est un réseau à taille humaine, avec des permanents très présents.Quand on a un problème ou besoin de conseils il y a toujours quelqu’un au bout du fil".

Sans rémunération pendant un an

Aurélie qui possède son logiciel comptable (Gestour, le même que Tourcom) travaille avec un portable, un PC fixe et un PC portable qu’elle emmène chez les clients pour présenter les voyages, prendre les réservations.

Sa famille, ses amis, les amis de ses amis ont constitué sa toute première clientèle. Il n’est pas question pour elle d’en rester là. Avec sa voiture, elle parcourt la Picardie, fait des opérations boites aux lettres, donne sa documentation aux commerçants.

Elle va aussi tirer la sonnette des associations et des comités d’entreprise. Elle refait son site Internet et engage une démarche de référencement Google. Elle commence à avoir des retours.

Son plus gros dossier ? « Une famille aux Etats-Unis pour un montant de 10 000 euros ».

Pour y arriver, elle ne se rémunérera pas pendant un an. C’est son choix.

Et si c’était à refaire ? « J’aurais fait davantage d’économies ».

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1.Posté par FVAYRE le 04/03/2013 09:07 | Alerter
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Je croyais que la vente à domicile de forfaits touristiquesétait interdite (pas de possibilité de loi scrivener rétractation).

2.Posté par delaporte le 04/03/2013 11:03 | Alerter
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Je ne suis pas la première a être agent de voyages à domicile. C'est identique à une agence de voyages traditionnelle avec les mêmes lois.

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