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L’authenticité à 2 heures de paris : le Pays de Caux reste une région à découvrir



A peine effleuré par le tourisme de masse, situé en Seine Maritime, entre Etretat et Dieppe, bordé par la Manche au nord et par la seine au Sud, il tire son nom de ses premiers occupants, les Calètes, peuplade celto belge mentionnée par César dans « la guerre des Gaules ».


Rédigé par Anne-Marie Leblic le Jeudi 26 Août 2021

Vue aérienne du Pays de Caux © SIVOM Caux Maritime
Vue aérienne du Pays de Caux © SIVOM Caux Maritime
Romanisé dès le premier siècle, parcouru par des dizaines de moines défricheurs fondateurs d’abbayes, il fut terre d’accueil pour les premiers colons scandinaves venus d’Angleterre. Ce berceau de la Normandie commençante, longtemps maintenu à l’écart des grands axes de circulation, a su mettre à profit cet isolement très relatif pour entretenir et conserver jalousement tout ce qui fait, aujourd’hui sa différence.

Un peu de géographie

Défini comme un plateau calcaire, le Pays de Caux ne présente en fait aucune platitude. Il n’est que succession de vallonnements, plus ou moins prononcés, séparés par des champs ouverts qu’occupent des fermes opulentes : les clos-masures.
Le clos-masures © Seine Maritime Tourisme
Le clos-masures © Seine Maritime Tourisme

Les clos-masures : pourquoi ?

Les clos-masures © Jacques Refuveille-Altivolus
Les clos-masures © Jacques Refuveille-Altivolus
En effet, aucun relief ne venant ralentir les vents soufflant de l’ouest et du nord, les cauchois se sont abrités derrière de hauts talus, plantés d’arbres tels que hêtres, chênes et frênes : ce sont les fameux « brise-vent ». Ils entourent et délimitent chaque cour de ferme, formant un quadrilatère autour duquel sont dispersés la maison et tous les bâtiments agricoles.

Ils créent une multitude d’ilots de verdure éparpillés sur un tapis de champs ouverts tantôt jaunes, en mars-avril lorsque fleurissent les colzas, tantôt bleus sous les ondulations des lins en Juin et tout dorés au moment des moissons. Ce paysage rare, cette façon d’occuper l’espace venue de fond des âges, témoignent d’une exceptionnelle adaptation à un climat humide et venteux.

Y a-t-il un avenir pour les clos masures ?

Faune des talus © SIVOM Caux Maritime
Faune des talus © SIVOM Caux Maritime
Cette terre incroyablement fertile, que se sont arrogés le Clergé et la Noblesse jusqu’à la Révolution, est passée, progressivement, entre les mains d’agriculteurs avisés.

Certes, ici comme ailleurs, les remembrements agricoles destructeurs de paysage, ont fait leur œuvre jusqu’à ce que les bouleversements climatiques viennent, chaque jour, justifier l’efficacité de ces brise-vents tant au niveau de la protection contre les vents violents qu’à celui du ruissellement des eaux de pluie. On assiste, actuellement à une prise de conscience : il faut protéger et sauver cet écosystème peuplé de tout un monde d’oiseaux, de petits animaux et de plantes.

C’est ainsi que vous pourrez facilement visiter des exploitations, rencontrer des agriculteurs « écolos » mettant en pratique de nouvelles façons de cultiver les sols tout en les préservant.

Un habitat a la fois dense et disperse

Les clochers élancés et pointus se voient de loin et vous annoncent un village qui se compose d’un centre, regroupé autour de son église et de hameaux composés de fermes éloignées, derniers témoins d’anciennes paroisses.

Presque tous ont, au moins, un château encore occupé et, souvent, ouvert au public en été. Ici les rurbains n’ont pas gagné. Que vous résidiez dans un gîte ou une chambre d’Hôtes, c’est l’angélus et le chant du coq qui vous réveillent.
Le village fleuri de Autretot © Radio Solaris
Le village fleuri de Autretot © Radio Solaris

Peu de grandes villes

Le bourg de Doudeville © Home Facebook
Le bourg de Doudeville © Home Facebook
Quelques localités méritent le titre de ville, telles que Fécamp, Dieppe, et sa « capitale » Yvetot, chacune entourée de vastes centres commerciaux.

Vous croiserez sur votre route de nombreux bourgs qui ont su se préserver d’un urbanisme anachronique en reportant les lotissements sur les périphéries. Ne soyez pas déçus de ne pas voir de chaumières. Inconfortables, les Cauchois, dès qu’ils l’ont pu, ont remplacé le chaume et le torchis par de l’ardoise et de la brique.

Il fallait être un Horsin (tous ceux qui ne sont pas originaires du pays et que l’on qualifie de « parisiens ») pour trouver dans ces constructions un charme tel au point de les pasticher.

Littoral Cauchois et ses célèbres falaises

Enfin, le Pays de Caux, ce sont aussi 100km de falaises à pic, dominant la Manche de plus de 100m, sorte de barrière aux invasions qui ne s’évase que pour laisser passer 5 fleuves côtiers.

Qui n’a entendu parler des falaises d’Etretat ? Coupé de la mer, le Cauchois n’en est pas moins un marin aguerri. De Jehan Angot, en passant par Belain d’Esnambuc et Jean de Béthencourt, nombre d’entre eux sont partis de Dieppe à la découverte de mondes nouveaux.

Si, à Fécamp, la Grande Pêche sur les bancs de Terre Neuve a disparu, la pêche côtière se maintient. A Saint Valery en Caux, Veules les Roses, Dieppe et Fécamp, vous pourrez acheter du flétan, de la Roussette etc... et ne manquez surtout pas leur foire aux Harengs en Novembre.
Falaise Caux © sapiens.com
Falaise Caux © sapiens.com

Un pays proche de la vallée de la Seine

Jaloux de sa position dominante, le Cauchois n’aime pas qu’on confonde son plateau avec la vallée de la Seine.

Mais, il condescend à intégrer cette dernière s’il s’agit de parler de l’église de Caudebec, du théâtre romain de Lillebonne ou bien des Abbayes de St Wandrille, de Jumièges et du Valasse.

Conformément à la description qu’en faisait Maupassant, le Cauchois, opportuniste, ne se fait aucune illusion sur la nature humaine et vous affirmera « qu’il vaut mieux être à deux sur une bonne affaire que tout seul sur une mauvaise ».
Abbaye de Saint Wandrille © SIVOM Caux Maritime
Abbaye de Saint Wandrille © SIVOM Caux Maritime

Le bon sens du Cauchois vous surprendra

Souvent victime des grands conflits passés et plus proches de nous, le Cauchois est méfiant mais il sait rire de lui-même et possède, naturellement, un sens de l’humour assez caustique d’un Bourvil ou d’une Valérie Lemercier.

Prudent, il ne se laisse pas éblouir par le modernisme et fut parmi les derniers à remplacer le cheval par le tracteur. Mais sa langue régionale se perd au fur et à mesure que disparaissent les Anciens

Aussi, pour ses paysages, pour ses habitants, et pour sa centaine de châteaux et de manoirs, venez découvrir le Pays de Caux pendant qu’il en est encore temps.

Contactez le guide

L’authenticité à 2 heures de paris : le Pays de Caux reste une région à découvrir
Anne-Marie Leblic
32, route de Etoutteville
76190 HAUTOT SAINT SULPICE

Tél. : +33 (0)6 76 61 00 72
Site web : www.normandie-vision.com

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