La case de l'Oncle Dom : contrôleurs aériens... là où y'a de la gêne, y'a pas de plaisir !

L'édito de Dominique Gobert



Et c'est reparti, en ce jeudi, pour une énième grève des contrôleurs aériens… Curieusement limitée, si j'en crois les dernières dépêches à Orly, Lyon et, fortuitement à Aix en Provence, un aéroport majeur sans doute ?


le Mercredi 9 Octobre 2013

© romaneau - Fotolia.com
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Allez les gars, va falloir user du téléphone en ce jeudi pour vos clients qui avaient prévus un déplacement aérien.

Va falloir leur expliquer que les billets que vous leur avez vendus seront remboursés, peut-être, mais qu'il va falloir être patients.

Ça va encore donner du boulot à notre bon médiateur du tourisme…

Mais, non de nom, comment une corporation super-privilégiée peut-elle, à ce point, ruiner l'économie d'une Europe qui a, certes, bien du mal à se construire ?

Au nom de quels principes peut-on à ce point bafouer les droits élémentaires des citoyens ?

Les contrôleurs aériens sont les grands "aiguilleurs" du ciel, des gens indispensables (du moins encore pour un certain temps) qui sont payés pour assurer le trafic dans le ciel.

En clair, ces gens sont en poste afin de pallier une éventuelle déficience des pilotes et veiller à ce que chaque aéroplane suive sa bonne route.

Pas un métier facile, c'est sûr. Mais vous en connaissez, vous, des métiers faciles ? Moi, pas.

Surtout des métiers bien rémunérés, aux avantages sociaux et fiscaux particulièrement avantageux. Si je ne m'abuse, le salaire moyen, du moins en France, d'un contrôleur aérien oscille entre 3000 (pour les plus pauvres) et beaucoup plus pour les anciens.

Si je ne m'abuse, les 35 heures tiennent, pour ces gens-là, de la farce grandiose et je reste particulièrement modéré !

La case de l'Oncle Dom : contrôleurs aériens... là où y'a de la gêne, y'a pas de plaisir !
Prudemment d'ailleurs, les compagnies aériennes ont refusé de porter sur la place publique les innombrables grèves de nos fabuleux contrôleurs ces dernières années.

Grèves qui ont engendré quand même des centaines de milliers d'euros pour les transporteurs.

Sans parler des passagers, pour qui un vol raté peut parfois avoir des conséquences dramatiques.

Et, bien entendu, les pauvres mecs du bout de la chaîne, ceux qui ont vendu en toute bonne foi, un billet surchargé de taxes YR ou Q…

Et tout ça pour quoi ? Tout simplement parce que ces messieurs-dames (oui, il y a des dames) ne veulent pas d'une "harmonisation" du contrôle aérien dans le ciel européen.

Ce qui n'est pas unique à nos contrôleurs français, c'est l'Europe du contrôle qui n'y tient pas. Pourquoi ?

J'avoue que je n'ai pas tout saisi, les explications des uns et des autres ressemblant davantage à une déclaration de notre sous-ministre des transports qu'à une véritable revendication constructive.

Tout ce que j'ai compris, c'est que chacun ne voulait pas être contrôlé par une direction unique… Bref, c'est surtout une question d'égos, largement dépassée mais bon…

Mieux vaut vivre dans le passé que d'aborder le monde moderne qui fait peur aux dinosaures. Lesquels, oserais-je le mentionner, ont fini par disparaitre de la surface de notre bonne vieille terre!

Je me dois, n'en déplaise aux bons Saints Eloi de toute nature et de bonne facture, de dire que nos contrôleurs français, contrairement à leurs camarades (???) européens ont préféré passer à l'action sans discuter, alors que les plus "raisonnables" ont décidé d'accorder une chance à la négociation…

Question de déontologie… ou de responsabilité ? Chacun peut en déduire ce qu'il veut !

N'empêche que tout ceci tient du pitoyable… et je pèse mes mots, particulièrement en France!

Mais il est vrai que là où il y a de la gêne, y'a pas de plaisir !



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