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Festival Marville : Innover pour exister et promouvoir le tourisme

Le 1er Festival Arts et Renaissance de Marville


Rédigé par Michel Ghesquière - michel.ghesquiere@skynet.be le Mardi 6 Juin 2006

En tourisme, l’inégalité est de mise. Parler d’une destination dans la presse professionnelle, c’est se limiter aux voyages lointains, aux sites célébrissimes. Ce qui signifie oublier qu’en France et en Belgique, il existe également des lieux qui méritent amplement la visite. Il n’est donc pas étonnant que les Offices de Tourisme soient obligés de se transformer en véritables agences réceptives pour pallier au désintérêt des AGV pour les régions moins connues.



Festival Marville : Innover pour exister et promouvoir le tourisme
Marville est située à quelques kilomètres de la frontière belge. Si à la fin du Moyen-Age et pendant la renaissance, Marville était une ville importante de la région avec plus de 5 à 6.000 habitants, elle ne compte plus aujourd’hui que 350 habitants. Mis en proportion, cela signifierait que si ce village avait gardé son importance, il compterait aujourd’hui entre vingt et trente mille citoyens.

La richesse de Marville était due à sa situation politique sous l’ancien régime. Le fief avait deux seigneurs : les ducs de Luxembourg et de Bar. Un peu comme la Principauté d’Andorre aujourd’hui qui a pour co-princes l’Evèque d’Urgel et le Président de la République de France.

Ce qui a permis à cette cité de bénéficier d’une foule d’avantages, de privilèges, … Situation qui a fait que la cité a prospéré comme lieu de marché très important dans la région. Le déclin du bourg est dû à sa conquête par Louis XIV qui a mis fin à son statut de « terre commune ».

Mais il faut retenir que ce village a réussi, à travers les siècles à préserver un patrimoine important. Ainsi aujourd’hui, rien qu’au niveau du nombre des lieux classés, il se situe au deuxième rang de son département après Bar le Duc et donc bien avant une cité comme Verdun.

Faire renaître Marville

Depuis des années, le sénateur-maire du coin, Claude Biwer, tente de relancer l’activité économique du lieu. Pour se faire, il dispose de certains atouts : le village lui-même, un terrain d’aviation qui était une ancienne base militaire de l’OTAN, un plan d’eau, …

Mais il fallait trouver un moyen de faire parler de Marville en dehors de la région. Il y a bien les fêtes traditionnelles, mais celles-ci n’avaient qu’un impact que très local et ne concernaient donc que la chalandise directe du village.

L’idée est donc venue à Cécile Zienkiewicz, 1er Adjoint au Maire, de créer une animation qui pourrait attirer non seulement les Meusiens mais également les Belges et les Luxembourgeois.

Un concept simple : l’art vivant

Comme Marville est une ville qui a eu une activité artistique importante sous la Renaissance, elle a donc proposé de créer un Festival mêlant l’art, l’artisanat, l’histoire et la renaissance. Allant jusqu’au bout de son raisonnement, elle a réussi à convaincre les associations locales de tenter de faire revivre le village, le temps d’un WE, sous l’époque de la Renaissance meusienne. Pendant tout le WE de la Pentecôte, les villageois se sont donc habillés comme leurs ancêtres.

En ce qui concerne les activités, les autorités locales ont proposé un programme qui n’avait rien à voir avec les traditionnelles foires et kermesses. Les visiteurs ont pu donc assister à des spectacles équestres, des animations de rue avec ménestrels et troubadours participer à concours de peinture, voir des forgerons à l’œuvre ainsi que des tailleurs de pierre,… Sans oublier plusieurs concerts et représentations théâtrales…

Autre originalité, les artistes présents, graphistes comme sculpteurs ou forgerons travaillaient devant les visiteurs. Ceux-ci pouvant les questionner en direct sur leur art.

Festival Marville : Innover pour exister et promouvoir le tourisme
A signaler également, que Cécile Zienkiewicz a voulu dès le départ associer les Belges à cet évènement. Logique car sous la période Bourguignonne et, par la suite, sous la période espagnole, les seigneurs de Marville avaient pour suzerains les Ducs de Bourgogne et des rois d’Espagne. La présence d’un groupe de restaurateurs de l’Académie flamande d’Anderlecht était donc logique.

Le résultat

Ce WE de Pentecôte a été en quelque sorte le test grandeur nature de ce nouveau produit. Et cela a été un succès puisque malgré sa faible notoriété et la concurrence très forte d’autres animations qui avaient lieu dans la région, la journée de dimanche a vu pas moins de 2 à 3.000 visiteurs rejoindre Marville.

Philippe Durand, responsable pour l’édition régionale de l’hebdomadaire belge Passe Partout et propriétaire du groupe d’agences de voyages Mondial Express : « 3.000 visiteurs peut sembler un chiffre assez faible, mais il n’en est rien. Il faut en effet tenir compte du très haut niveau qualitatif et culturel du programme. De plus, il ne faut pas négliger que, lors du week-end de la Pentecôte, dans la région de nombreuses festivités était organisées avec des thématiques plus populaires, voire purement commerciales (braderies, kermesses, etc…) ».

La touche finale

Organiser des festivités est chose aisée. Mais si celles-ci se limitent à n’attirer que les résidents locaux, cela n’apporte pas grand-chose au tourisme local. Par contre faire preuve de réelle créativité et prendre le risque de mettre en place un programme enrichissant culturellement, rencontre les vrais attentes des touristes.

Ce faisant, la chalandise ne se limite plus aux seuls habitants de la région mais s’élargit considérablement. Dans le cas de Marville, il suffisait de constater que nombre de voitures des touristes provenaient non seulement d’autres département de France mais également de Belgique, du Luxembourg, des Pays-Bas et même d’Allemagne.

Pour l’an prochain, les organisateurs ont d’ore et déjà décidé de rempiler. Claude Biwer : « Nous allons faire le point sans complaisance sur ce qui a marché et ce qui a moins donné. Tout en gardant la formule, nous allons donc proposer un programme plus étoffé et tenant compte de notre expérience. Par exemple en accueillant de manière renforcée les artisans qui cette année ont hésité à nous rejoindre »

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