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Pourquoi les destinations émergentes s’intéressent-elles au marché français ?

Tourmag.com a enquêté à Top Résa


Rédigé par La Rédaction le Dimanche 26 Septembre 2010

Uganda, Botswana pour l’Afrique, Serbie, Palestine, Ouzbékistan pour l’Europe, Indonésie, Taïwan, le Karnataka pour l’Asie, ils se déplacent tous pour la première fois, ou ils reviennent à Top Résa. Pourquoi ? Nous le leur avons demandé.



Parce que les Français viennent déjà chez eux

La France est le troisième marché européen pour Taïwan, 20 000 pax l’année dernière, soit une augmentation déjà respectable de 28%.

« On peut faire mieux », pense leur nouvelle agence de communication parisienne depuis juin cette année, Aviareps.

« Développons la partie aventure, la plongée », le côté culturel de la Chine de Formose étant déjà bien connu des TO comme Asia, Maison de la Chine ou Intermèdes.

La France est également un marché porteur pour l’Indonésie, la fréquentation étant passée de 128 000 en 2008 à 155 000 en 2009.

Les opérations de promotion s’étaient limitées jusqu’à ce jour à des événementiels ponctuels dans des villes de province.

Le ministère de la Culture, déjà engagé dans les salons de Londres et de Berlin, a donc décidé d’y adjoindre l’IFTM pour confirmer cet excellent chiffre.

Parce qu’ils possèdent tout ce que les Français aiment

L’Asie Centrale, l’Ouzbékistan en tête, sait être à même de séduire la clientèle française, puisqu’elle est déjà leur première européenne (17 000 sur un total de 80 000), sans aller la chercher.

Inutile de pousser les locomotives que sont Boukhara et Samarcande, le ministère semble plutôt vouloir profiter de la tendance tourisme solidaire.

Cinq TO sont sur le stand avec Ouzbékistan Airlines. L’un d’eux, Karavan Travel, inclut dans ses grands classiques des journées dans un village très spécial, où perdurent depuis des années deux classes de 25 élèves en français.

Les touristes participent ainsi à l’éducation des jeunes et contribuent à envoyer les meilleurs d’entre eux à l’université.

Au Botswana, qui vient à Top Resa pour la seconde fois, on estime que le moment est venu. La progression est déjà là, 10 000 Français ont été recensés l’année dernière sans véritable promotion, la plupart en second ou troisième voyage dans la région, cherchant un prolongement à leur rencontre du Kenya et de la Tanzanie.

« Et puis, chez nous, on est trois voitures seules au milieu de la nature sauvage et non pas des files de voitures sur trois chemins parallèles » ajoute avec malice Jörn Siemens, de Botswana Tourism.

Parce qu’ils s’estiment mal reconnus dans leur spécificité

C’est le cas de l’Etat du Karnataka, qui fait bande à part de l’OT indien. « Nous voulons faire reconnaître notre sérieux, et l’importance de notre patrimoine.

Nous possédons tout ce qui intéresse les Français : les sites culturels, les hôtels Heritage, la nature sauvage en bord de mer, les professionnels de l’ayurvéda, la nouvelle technopole de l’informatique qu’est Bangalore desservie quotidiennement depuis Paris, et même cet extraordinaire train de luxe qu’est le Golden Chariot. »


De l’avis de M. Reddy, directeur du département tourisme de l’Etat, tout ceci n’est pas assez connu des TO français qui privilégient le nord du pays, et quand ils viennent dans le sud, s’arrêtent au Kerala.

Là aussi, la France est le 3e marché européen derrière les Allemands et les Anglais.
C’est aussi une première participation pour les prestataires ougandais qui ont convaincu leur ministre de faire le déplacement.

Leur argument : le passage de 3000 visiteurs en 2003 à 4000 en 2008. Malheureusement, le résultat du salon leur semble décevant.

« Il faudra insister deux ou trois ans, mais les TO sont difficiles à convaincre. Les gros sont réticents, les petits manquent d’argent.

Peut-être devrions-nous d’abord nous adresser au grand public pour créer la demande »
s’interroge Babra Vanhelleputte, directeur du réceptif Asyanut.

Il cite l’exemple du marché italien, attaqué il y a six ans, et qui a triplé ces trois dernières années.

Parce que leur situation politique s’y prête

L’Organisation du Tourisme de Serbie a abandonné Paris en 2005, essayé le MAP et revient cette année à l’IFTM pour poser des jalons pour l’avenir.

Là aussi, la fréquentation francophone est en hausse mais très minoritaire, 8 600 sur les 366 000 visiteurs étrangers recensés de janvier à juillet 2010.

« Nous pouvons monter en puissance, parce que nous arrivons dans un second temps de l’intérêt des Français pour les Balkans, après le bord de mer et la Croatie »
, dit Liliana Cerovic, attachée de presse de l’OT.

La chance de la Serbie se situe aussi dans la proximité, Belgrade étant la destination idéale pour des city breaks en ces temps d’incertitude économique, avec deux vols réguliers quotidiens et Visair en lowcost.

« Si le ministère de l’Economie nous maintient les budgets, nous organiserons des éductours en 2011. La Serbie est historiquement francophile depuis la Première Guerre mondiale et c’est un bon argument de vente. »

Sur le stand de la Palestine, le langage n’est pas commercial. « Le tourisme est le seul moyen de convaincre et de promouvoir la tolérance », affirme Dia Melhem, représentant du ministère du Tourisme de l’Autorité palestinienne.

« Nous avons besoin de relancer les contacts privés, de donner des opportunités de croissance aux opérateurs certes, mais en respectant la spécificité de notre territoire.

Nous avons déjà reçu 70 000 visiteurs français depuis le début de l’année. Mais si la situation se stabilise, ce sont deux millions de chrétiens et trois millions de musulmans au moins que nous recevrons. Le touriste est l’attaché de presse de la Palestine »
ajoute-t-il en souriant.

Chacun sa route, chacun son chemin, du moment qu’ils mènent à l’IFTM…

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