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1ères Rencontres du SPAS : le bien-être intègrera t-il la sphère de la santé ?

le 10 novembre 2014 à Enghien-les-Bains


Rédigé par Michèle SANI le Mardi 25 Novembre 2014

Le Syndicat Professionnel des Activités de Spas (SPAS) vient d’organiser ses Premières Rencontres à Enghien-les-Bains. L’une des idées forces émises lors de cette manifestation relie les soins de bien-être aux thérapies médicales, une évidence rejetée par l’Ordre des Médecins.



"La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité".

C’est depuis 1946 la définition de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Que les soins liés au bien-être et au confort aient des effets préventifs sur les maladies et soulagent certaines infirmités, les adhérents du SPAS en sont convaincus.

Encore faudrait-il mettre cette évidence en pratique en la prouvant scientifiquement et convaincre le Conseil de l’Ordre des Médecins.

C’est loin d’être gagné !

Un corps svelte, symbole de réussite

1ères Rencontres du SPAS : le bien-être intègrera t-il la sphère de la santé ?
A la tribune, il a été démontré que les professionnels du bien-être sont en phase avec les nouvelles tendances des consommateurs. "Le monde du Spa est de plain-pied dans le monde du commerce.

S’il subit les tensions sur le pouvoir d’achat, il profite du fait que le consommateur délaisse le matériel pour l’immatériel et se tourne vers les circuits parallèles, le spirituel. Il est moins impacté par la possession de biens. Il s’occupe de son corps...

… Un corps svelte à 50 ans c’est mieux qu’une Rolex…

Aujourd’hui, c’est un signe de réussite et d’intelligence, de respect vis-à-vis de soi, de politesse vis à vis des autres.

i["L’embonpoint qui était symbole de prospérité devient symbole de réussite"
. C’est Nathalie Damery, présidente de l’Observatoire Société Consommation qui parle.

Notre espérance de vie s’allonge et c’est tant mieux.

Mais vieillirons-nous en restant en bonne santé ? C’est la question que tout le monde se pose et cette santé devient un capital social à préserver, à entretenir, à faire prospérer.

La santé deviendrait mère de toutes les valeurs. Il y aurait là un vaste champ d’action pour les professionnels du bien-être.

Le corps, objet de consommation convoité par les géants de la high tech

Le consommateur des années 2010 achète des produits de qualité, se protège et protège son environnement. Il demande de la compétence, de l’intégrité, de l’éthique et de la bienveillance.

Mais attention au trop-plein d’informations, aux médecines douces, aux surveillances alimentaires, aux tentations esthétiques, aux sollicitations sportives. Attention aux innombrables forums et autres offres de coaching.

Le corps qui devient objet de consommation connecté est désormais convoité par les géants de la high tech.

Ayant bien compris le terreau de développement que représente la santé, ils s’en emparent.

Il y aurait danger pour les pros du bien-être de manquer le rendez-vous de la high tech. "Attention aux nouveaux entrants. Ne laissez pas entrer les barbares !". Nathalie Damery met en garde.

"Attention à ne pas vous faire voler votre savoir-faire". Au tour de Gérard André de mettre en garde. Il a dirigé des établissements thermoludiques, thermaux et des spas souvent liés à des hôtels. Il fait ici valoir la vision du concepteur.

Que sera le spa du futur ?

Savoir répondre aux besoins de promesses

"Le Spa a intégré la santé. La santé intégrera le Spa en raison de l’allongement de l’espérance de vie" assure cet expert.

Pour lui le Spa du futur incitera le consommateur à se déconnecter. Il l’amènera à reprendre le dialogue face à face, à être touché, à avoir un vrai rapport avec l’autre, en l’occurrence son praticien.

Le spa du futur aura, il l’espère, une réglementation franco-française adoucie. Il devra certainement revoir sa gestion de l’eau.

Face à un consommateur de plus en plus informé et averti, il devra être inattaquable en matière de professionnalisme et de service et savoir répondre aux besoins de promesse.

Nécessité donc de formation et d’amélioration du niveau des personnels.

Les professionnels du bien-être devront voyager, découvrir d’autres cultures, apporter de nouvelles idées.

Un objectif enfin pas si simple à atteindre : ils devront s’assurer une rentabilité en espérant voir baisser leurs charges, en se décloisonnant, en développant des activités groupées et une certaine transversalité.

« Développer le « care » face à la médecine de « cure »

Du haut de la tribune au tour du Docteur Jacques Desplan de faire valoir son expérience. Président fondateur du Groupe Fontalvie, pneumo-allergologue, médecin du sport, grand sportif lui-même, il a durant toute sa vie bousculé les codes de santé établis.

Le Spa, il n’y croyait pas, "un truc de riche, un truc passif en opposition à une santé active, une activité physique" jusqu’au jour où il s’est vu amené à avoir une option bien-être dans son premier établissement "R-Révolution Santé" situé à Montpellier. (Un 2e doit s'ouvrir à Marrakech). Il s’en explique :

"La médecine traditionnelle est basée sur la maladie aiguë. Nous soignons pour guérir. Nous faisons une médecine de souffrance.

Nous pensons à travers les études, les statistiques, les sciences. Nous oublions trop la personne qui se cache derrière le malade…
… Nous ne faisons pas de prévention mais nous savons que l’apparition des maladies chroniques d’aujourd’hui, le diabète, le cancer, la maladie d’Alzheimer même viennent en grande partie d’une mauvaise alimentation de masse, d’une nature polluée, d’un stress permanent , de la sédentarité, du tabac.

Nous faisons de la médecine de cure alors que nous devrions faire de la médecine de "care" de prudence, d’anticipation de prévention. Nous devrions intégrer de la couleur, de la clarté.

La médecine de santé devrait être transdisciplinaire, ne rien rejeter a priori, s’intégrer dans le milieu socio-économique, s’ouvrir à l’autre prendre des risques, donner les clés pour éviter de tomber malade et faire en sorte que le patient devienne acteur de sa santé.

Nous devions faire une médecine de plaisir et non plus une médecine de la maladie et du symptôme
".

Organisée par le S.P.A.S. présidé par Jean-Jacques Gauthier, ces 1ères Rencontres étaient placées sous le signe de la prospective.

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