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ADP : politiquement incorrect !


Rédigé par Jean DA LUZ - redaction@tourmag.com le Dimanche 10 Décembre 2006

Le marché du voyage en ligne représente aujourd’hui une véritable manne pour nombre d’acteurs de cette industrie. En particulier pour les nouveaux entrants devenus, en moins de 10 ans, les leaders du secteur loin devant la Distribution traditionnelle.



Le marché de l’etourisme qui se chiffre en milliards et connaît aujourd’hui une croissance exponentielle, attire les convoitises. Pas étonnant donc, dès lors qu’on possède un site en ligne qui s’adresse à une clientèle captive de voyageurs, de vouloir sa part du gâteau.

C’est le calcul (simpliste ?) d’Aéroports de Paris qui a crû qu’il suffisait d’installer sur son site qui déclare mensuellement 800 000 visites, un module de vente de voyage en marque blanche pour toucher le jackpot.

Or, à supposer (ce qui n’est pas démontré) qu’ADP ait juridiquement le droit de proposer aux visiteurs de son site de la vente de forfaits en ligne, en-a-t’il la légitimé ?

Autrement dit, est-il moral pour un établissement public qui fonctionne entre autre grâce à la collecte des taxes des passagers que lui sont adressés par les agents de voyages, d’en profiter pour leur faire de la concurrence déloyale ?

Quelle légitimité pour ADP ?

N’aurait-il pas été davantage politiquement correct (juste retour d’ascenseur) d’en faire profiter ces mêmes professionnels en renvoyant les acheteurs éventuels vers l’agence la plus proche ? C'est d'ailleurs le modèle qu'a adopté Nice-Côte d'Azur avec "Plaisir de Partir" ou encore celui de Marseille avec Cap Evasion.

Si une telle éventualité était validée par les pouvoirs publics (et les tribunaux ?), on peut imaginer que la Poste (qui avait des velléités en la matière) et tout autre service public ou d’intérêt général, puisse aussi proposer demain des voyages en ligne à ses administrés ou usagers. Les solutions techniques existent (la preuve…) et ça se met en place comme une lettre à la poste...

La perspective fait frémir mais n’est pas exclue. Catastrophique ? Pas forcément. Il y a un côté positif dans cette banalisation du voyage sur le web : un retour plus que probable à moyen terme des clients dans les agences plutôt qu'avoir affaire à des robots mails qui se bornent à faire de la mise en boîte (email), dans tous les sens du terme.

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Tags : amadeus
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1.Posté par Gaudin Voyages-provence.com le 11/12/2006 09:56 | Alerter
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Il est vrai que la revente de voyages par les services publics, il y a de quoi se lever. Mais quid demain aussi des banques, des constructeurs automobiles avec le m-business...demain on achètera son we à Rak coincé sur la file de gauche du périph' et on ira chercher son voucher dans une agence partenaire au choix...nous sommes bientôt en 2010, tout est normal non ?

2.Posté par PHIL le 11/12/2006 23:06 | Alerter
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Le liberalisme , la dereglementation, la concurence c'est super !! . . . . .
. . . CHEZ LES "AUTRES" .

3.Posté par J.-M. Machet le 14/12/2006 17:30 | Alerter
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Cet article de Tour Mag, l'organe des agences de voyages, est assez affligeant. L'auteur, M. Da Luz, ne connaît visiblement pas le transport aérien. Aéroports de Paris n'est plus, depuis juillet 2005, un Etablissement public, mais est aujourd'hui une SA. Deuxièmement, cette SA ne reçoit aucun subside des agences de voyages, ses recettes provenant de ses seuls clients: compagnies aériennes, concessionnaires, etc. Enfin, M. Da Luz en est resté au dix-neuvième siècle: aujourd'hui n'importe qui peut mettre en place un moteur de recherche sur les meilleures offres des compagnies aériennes. Pendant des dizaines d'années, les agences de voyages se sont engraisséesn à ne pas faire grand-chose; on peut se réjouir que ce soit fini !

4.Posté par Rédaction le 14/12/2006 18:06 | Alerter
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Bonjour !
Je ne sais pas qui vous êtes courageux anonyme, mais vous êtes réellement à côté de la plaque. Et si je ne connais rien au transport aérien, vous, vous êtes d'ine ignorance crasse en ce qui concerne la réglementation du métier d'agent de voyages. Je n'entrerai pas dans la polémique de savoir quel est le statut précis d'ADP qui a depuis été privatisé. Je m'en fous. Le terme était utilisé aux sens "d'intérêt général".
Ensuite je n'ai jamais dit ni écrit qu'ADP recevait des "subsides" des AGV. J'ai seulement dit qu'une grande partie des clients d'ADP lui sont envoyés par des agences, ce qui n'est pas la même chose.
Quant à internet, vous n'y entravez que couic et vous n'avez rien compris au sens de l'article : ADP vend des forfaits ce qui est une activité réservée à la profession d'agent de voyages disposant d'une licence professionnelle et d'une garantie bancaire.
Quant à votre réflexion lamentable sur "les agences de voyages qui se sont engraisséesn à ne pas faire grand-chose", je vous en laisse l'entière responsabilité
Jean da Luz

5.Posté par Service Clients le 19/12/2006 18:37 | Alerter
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Cher rédaction,



Puisque tu sembles affirmer que tes lecteurs n'y entravent rien à internet et aux « Affaires », laisse moi raisonner à voix haute et te dire à quel point tu vis au pays d'Alice et de ses merveilles (non pas la meuf transparente façon cruche).

ADP, société privée, cotée sur les marchés monte une filiale. ADP Voyages par exemple. Cette entité, au même titre que ADP Telecoms par ex. est opérationnellement indépendante. Elle a sa licence d'Agence de Voyages. C'est donc une Agence de Voyage tout a fait officielle avec un sacré pignon-sur-ciel.

ADP Voyages se tourne vers un opérateur de solution de dématérialisation de vente de « forfaits all inclusive à moins cher tu trouves pas » ... tu veux des noms ? La dite société, loue/vend/prête (rayer la mention inutile) sa solution à ADP Voyages qui s'en met plein les poches. Tu penses, avec la notoriété qu'ils ont et l'accès direct aux clients (les voyageurs) qui passent presque tous par une de ses succursales, ils seraient vraiment cons de ne pas en tirer profit pour tenter de prendre quelques euros de plus (y' a un terminal à reconstruire non ?) « Pas étonnant donc [...] de vouloir sa part du gâteau. »

So far so good ... sauf que les Agences de voyage n'ont pas la même notoriété qu'ADP ... remarque, ils n'ont pas investi les même sommes en communication/marketing non plus. C'est le marché qui veut ça. Si tu n'aimes pas le marché, retourne toi vers un de tes confrères et offre toi un aller simple en Corée du Nord. Je suis sur que tu adoreras.

Ensuite tu parles du « calcul simpliste » d'ADP qui croit qu'il suffit de 800.000 visites/mois et d'un applicatif pour gagner du pognon. Je crois que tu peux retirer ton interrogation sur simpliste. Peut-être même le mot entièrement. Pas simpliste mais pragmatique. (Il aurait été plus judicieux pour ta démonstration de parler de visiteurs uniques ... mais bon, j'y entrave rien non plus à toutes ces conneries d'internet :).

Imaginons que ADP dispose de ... disons 200.000 visiteurs uniques par mois. Disons aussi qu'ils ont un taux de rebond vers la boutique de l'ordre de 15% et qu'ils transforment dans 10 % des cas. On a donc 30.000 entrées dans la boutique et 3.000 forfaits vendus tous les mois. Ca commence à chiffrer pour un investissement faible.

Mais bien sur, je n'y connais rien dans ses débilités futiles d'Internet hein, pas plus que je ne suis Agent de Voyages. La seule chose que j'aime faire c'est des Affaires. Et sur ce point, laisse moi te dire que ce n'est pas en installant une agence dans une petite rue d'une banlieue que tu vas y faire entrer les clients de la grande ville. Si personne ne passe devant ta vitrine comment se pourrait-il que quelqu'un y entre ? Alors la, ADP se paye un boutique, à pas cher, sur l'une des artères les plus commerçantes du moment.

Ensuite tu continues dans ton article en t'interrogeant sur la légalité de l'affaire. Si on prend mon montage ADP Voyages, je ne vois pas où est le problème. Si ils ont choisi la « marque blanche » (et si tu sais ce que c'est vraiment que la « marque blanche »), ils sont donc de simples apporteurs d'affaires et non co-contractant. Ca ne pose pas non plus de problème de légalité à première vue.

Puis, tu ne manques pas d'air, tu t'attaques à la légitimité et à la « moralité » de l'opération. Sur la légitimité, je ne vois pas en quoi ADP n'est pas légitime à vendre des forfaits. Qu'est-ce qui est fondateur de légitimité dans cette profession ? La connaissance du marché ? La connaissance du Voyage ? Sur ces deux points, je suis sur que ADP dispose de bien meilleurs informations que n'importe qui. Et bien plus fiables en plus. Tu veux connaître le marché du forfait All-inclusive en Rep. Dominicaine au départ de Paris ? Demande à ADP de te sortir l'historique des vols qu'ils ont traités sur les aérodromes entre les deux destinations. Tu sauras tout des capas qu'il te faut pour te lancer.

Alors pire, sur la morale de l'affaire, les bras m'en tombent. Voilà une société de droit privé, opérateur sur plusieurs marchés connexes au métier d'Agent de Voyages qui décide de se déployer sur tes plates-bandes. C'est tout ce que j'y vois. (A coté de la pleureuse que tu es qui perds son temps dans des combats d'arrière garde).

En quoi se n'est pas moral ? Parce que ADP « fonctionne entre autre grâce à la collecte des taxes des passagers que lui sont adressés par les agents de voyages ». Ah ? Et Alors ? Si tu ne veux plus que tes « clients » ne soient une source de profit pour des tiers il n'y a que trois solutions :

Faire le même métier que les tiers et question et t'auto-envoyer tes clients pour « palper » sur les « Taxes » de traitement passager.
Arrêter d'envoyer tes clients aux tiers en question. Le problème c'est que la République Dominicaine en Billet combiné Train+Bateau c'est pas possible en moins de 7 semaines :)
Changer de métier.

Oui mais non :) Pour toi il y aurait une 4e voie. Une sorte d'arrangement où ADP renverrait les clients au AGV et s'interdirait ainsi de prendre la plus grosse part du gâteau. Pardon, mais là on frise le TeenMovie de 3e zone. Faut arrêter la moquette ou le Jaja et ouvrir les yeux :) C'est fini l'école maternelle. Maintenant on fait du gros business et si tu échoues c'est pas panpancucu !

Et la situation est telle que rien n'interdirait dans les prochaines années que « tout autre service public ou d'intérêt général, puisse aussi proposer demain des voyages en ligne à ses administrés ou usagers ». D'ailleurs c'est le sens de l'Histoire. La Poste apportait les billets SNCF à ses usagers par ex. Si La Poste en plus prenait l'envoi en contre-remboursement, elle encaissait le prix du billet. Donc en gros, elle est déjà en situation d'intermédiation. Elle a le client et le savoir faire. Il ne lui manque que d'étoffer son offre. Et c'est pas le plus dur.

A oui, ca te fait frémir :) Mais rassure toi, je partage au moins les enseignements que tu tires dans ton dernier paragraphe. Les clients finiront par revenir dans les agences de voyages ... à deux conditions :
qu'elles changent et arrêtent de nous proposer des collaborateurs profil « commercial » au lieu de nous donner des spécialistes du voyage. (Je dis pas spécialiste de la requête sur Amadeus qui ne sait pas faire dès que la ligne de commande fait plus de 3 lettres, je parle de vrais pros du voyage qui peuvent, accessoirement, situer sur une carte presque toutes les capitales du monde).
Qu'elle le fassent vite. Les habitudes de consommation sont en train de changer et il sera très dur de revenir dans la course une fois que les « gros », du métier ou non, auront pris les parts de marché.

Alors Jean, je ne vois qu'une seule raison à la réponse agressive au commentaire précédent. Tu n'as pas d'argument qui tienne vraiment la route pour soutenir ton propos. C'est dommage que tu te sois abaissé à répondre sur le même ton de l'attaque. Un éditorialiste ça garde la tête froide et ça accepte qu'on ne soit pas d'accord avec lui, non ?


PS : Comme tous mes précédents commentaires, j'imagine que celui là aussi sera censuré, c'est bien dommage et je le publierai alors son mon blog (là ou tu n'as pas le pouvoir de le contrôler, ni de modérer les commentaires qui seront faits).


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