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Aérien : la bataille du ciel antillais se poursuit sur fond de crise...

tarifs promotionnels et sièges invendus


Rédigé par Geneviève BIEGANOWSKI le Mercredi 17 Juillet 2013

Les trois transporteurs traditionnels sur l'axe Métropole-Antilles, Air France, Air Caraïbes et Corsair affirment gérer au mieux leurs capacités et leurs tarifs face à la saisonnalité de l'axe, et aussi face au trublion XL Airways. Pourtant, il reste des tarifs promotionnels et des sièges invendus sur les pics traditionnels que sont les mois de juillet et août - signe que le marché n'est pas aussi porteur que cela.



Parmi les 3 transporteurs aériens qui desservent les Antilles depuis la Métropole, Air Caraïbes semble être celui qui s'en sort le mieux actuellement - Photo DR
Parmi les 3 transporteurs aériens qui desservent les Antilles depuis la Métropole, Air Caraïbes semble être celui qui s'en sort le mieux actuellement - Photo DR
De la dispo sur les vols Guadeloupe et Martinique pendant les mois de juillet et août 2013 : on est loin, aujourd'hui, des surbooks des décennies précédentes.

Cette année particulièrement, les transporteurs reconnaissent avoir toujours quelques sièges à vendre sur le pic de l'été mais leur interprétation varie et les conséquences économiques de ce phénomène aussi.

Traditionnellement, en effet, les vols de l'été sont pris d'assaut. Un peu par les touristes mais surtout par les communautés antillaises de métropole qui visitent leurs familles pendant les congés payés, et vice-versa.

Or, cette année, les remplissages sont bons sans être exceptionnels si l'on en croit au moins deux d'entre eux, le numéro un de l'axe, Air France, et le challenger, XL Airways.

Les deux autres opérateurs désormais associés, Corsair et Air Caraïbes criant victoire mais avec une offre en sièges réduite.

Le plus étonné par cette situation, c'est Laurent Magnin qui a lancé sa compagnie XL Airways sur l'axe Antilles l'hiver dernier.

"C'est la première fois que dans l'aérien, un challenger arrivant avec des tarifs extrêmement compétitifs sur un marché ne crée pas une nouvelle clientèle", constate-t-il, notamment pour les mois traditionnellement creux de mai et de juin.

Et pour le Pdg de XL Airways c'est le signe que la crise économique impacte fortement les communautés antillaises.

Équilibre pour la 2e année d'exploitation ?

Néanmoins, les remplissages des avions de XL sur les mois d'été s'annonçaient bons dans les premiers jours de juillet 2013 - au dessus de 80% de sièges vendus - mais avec une recette unitaire en dessous des objectifs.

Le challenger ne baisse pas les bras, prenant l'exemple de sa ligne de New York qui n'a atteint l'équilibre que lors de la seconde année d'exploitation.

Mais après l'été, il faudra à nouveau gérer le creux de septembre avant la haute saison touristique de l'hiver.

Or, de ce côté là, Laurent Magnin se montre confiant puisque déjà l'hiver dernier, "les tour opérateurs ont tenu leurs engagements". XL Airways prévoit donc de maintenir son offre, estimée à 8% de la capacité offerte sur cet axe.

Chez Air France, le numéro un de l'axe avec une part de marché entre 40 et 45%, Christian Oberlé, le directeur commercial de la zone Caraïbes/Océan Indien indique qu'à partir du mois de juin 2013, la recette unitaire Antilles s'est stabilisée.

Mieux encore, au cumul à fin juin, l'économie des deux lignes se trouve confortée. Et bien sûr, la zone Caraïbes d'Air France va au delà de Fort de France et Pointe à Pitre avec "une bonne performance sur Cuba et République dominicaine".

Pour autant, sur les Antilles, Air France reconnaît disposer toujours de "quelques sièges pour les vacanciers à la recherche de destinations alternatives"...

Et la compagnie maintient un tarif promotionnel à 514 euros ttc pendant les mois de juillet et août.

Si la part des congés bonifiés dont bénéficient les Antillais travaillant en métropole dans les administrations, est en forte diminution, Christian Oberlé rappelle qu'en période de crise, le marché antillais a toujours été résilient.

Par ailleurs, il constate que l'impact de la nouvelle concurrence de XL Airways n'a créé "qu'une induction faible de trafic, de l'ordre de 1 à 3 points".

Un point de PdM en plus pour Air Caraïbes

Le cri de victoire est plus affirmé chez Air Caraïbes, en tous cas via son porte parole.

La compagnie a pris un point supplémentaire de part de marché, actuellement à 28% "par une politique tarifaire compétitive et une réduction de capacité". Sur les ventes de l'été, on n'en saura pas plus.

Mais l'accord de code share passé avec Corsair y est sûrement pour quelque chose dans ce constat positif du premier semestre.

D'ailleurs le Pdg de Corsair, Pascal de Izaguirre se dit "ravi" de cette gestion commune et affinée des capacités offertes.

Pour Pascal Gardin, le directeur commercial de Corsair, les bons résultats tiennent aussi à l'arrivée des A 330 (360 sièges) en remplacement des B-747 (582 sièges).

La capacité de Corsair a ainsi été réduite de 15 à 20%, les B 747 volant encore les jours de forte demande. Ce qui explique en partie le gain de 10 points supplémentaires sur le remplissage des vols cet été. 93% en juin, et un prévisionnel de 94% en juillet.

Mais c'est surtout l'amélioration du produit Grand Large qui permet à Corsair d'obtenir une meilleure recette unitaire. "Les bookings de la classe Grand Large nous permettent de compenser la bataille tarifaire sur la classe économique et, sur le seul mois de juin, nous avons obtenu 40% de mieux sur cette classe".

Alors, business model traditionnel avec une classe Affaires sponsorisant la classe Eco contre modèle low cost pariant sur une configuration Eco, la bataille continue sur l'axe Antilles dans un contexte économique peu porteur.

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1.Posté par FABREJean Claude le 19/07/2013 10:23 | Alerter
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Le phénomène de baisse de fréquentation était prévisible par le repli économique qui s'aggrave de jour en jour en Guadeloupe, fragilisant la population locale qui participe souvent au financement du transport des familles résidant en métropole. Ce repli entraine également une baisse sensible de la clientèle d'affaires, qui devrait faire chuter aussi le TO des hôtels haut de gamme. Quant à la fréquentation en hébergements marchands ou informels non hôteliers, sont impact est réduit sur le trafic par des séjours beaucoup plus longs.

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